GREASE LE MUSICAL, DES COULISSES À LA PREMIÈRE

Le 28 septembre 2017 dernier se déroulait au théâtre Mogador la première de la célébrissime comédie musicale Grease.

C’est au terme de 6 mois de travaux, après la terrible tragédie qui a frappé ce haut lieu culturel Français, que le Théâtre a pu enfin rouvrir ses portes et accueillir, comme il se doit, le public.

A l’entrée, immédiatement, le ton est donné. Un écrin de rose et de bleu vous télécharge droit dans un diner, au beau milieu des années 60.

Le show est vertigineux, fascinant et on est bel et bien transporté au cœur de la vie de ces adolescents de Chicago, en 1959. Sur scène, une fois n’est pas coutume, le directeur musical Dominique Trottein, dirige à la baguette, au beau milieu des 28 artistes, son orchestre, paré lui aussi de son habit de lumière. Les cuivres ont la main mise, c’est rock’n’roll, on gigote sur les sièges.
Les voix sont justes, les chorégraphies bougent bien, on ne s’ennuie pas.

S’il est évidemment plus qu’agréable de voyager pendant près d’une heure et demi avec une trentaine de comédiens, il est tout autant fascinant de voir et de rencontrer les travailleurs de l’ombre, l’équipe créative qui s’est affairée des mois durant à faire vivre la magie.

Stage Entertainement a en effet confié à des équipes parisiennes une grande partie du travail créatif du show. Et nous avons eu la possibilité de visiter les coulisses de cette petite fourmilière qu’est l’organisation d’un spectacle d’une telle ampleur.

Si j’ai été interpellée par les nombreux changements de décor et les astuces des décorateurs pour faciliter la vie des comédiens, comme par les livres évidés et les cigarettes aromatisées, ou bien même encore les plaques de taule amovible changeant aussitôt l’allure de la jolie berline américaine, j’ai été bien évidemment été fascinée par l’atelier de costumes qui, il y a quelques semaines encore, s’affairait à coudre jusqu’à la culotte des danseuses.

Corinne Page, chef d’atelier souriante et passionnée au milieu de son royaume, nous raconte qu’en recevant les costumes d’une précédente production de Grease, la grimace était de mise. Les robes, qui non seulement avaient déjà bien vécu, arboraient, selon elle, des couleurs d’un goût bien trop batave. C’est ainsi que près de 200 costumes dessinés par Arno Bremers, ont été conçus à Paris par 10 costumières et habilleuses.

Au milieu de l’atelier, mon œil de modéliste remarque que les patrons sont dessinés directement sur des toiles d’étude, on ne passe pas par le papier comme c’est le cas dans le prêt à porter. Ici, il s’agit d’être précis et efficace.

Corinne, des étoiles plein dans les yeux, continue en nous racontant que les célébrissimes bombers en cuir seront fournis par Schott et qu’il leur faudra alors les vieillir et les patiner. Le sens du détails est poussé, la promesse d’un spectacle réussi.

Elle nous délivre aussi un secret bien gardé par toutes les costumières. Tous les soirs, les costumes vont avoir droit à un petit coup à boire : «  2/3 d’eau, 1/3 de vodka, il n’y a pas meilleur désinfectant textile » nous dit-elle. Je confirme ses dires. C’est en effet une technique bien connue dans le milieu.

À l’étage, on assiste à la répétition des danseurs. Les corps sont graciles, agiles, le dynamisme est là. On a hâte de voir ce que ça va donner sur scène.

Le chorégraphe Tim Van Der Straeten, dirige sa petite troupe en anglais. Les cigarettes aromatisées et les accessoires de jeux trainent un peu partout. Les morceaux de gaffer au sol laissent imaginer les heures de réflexion et de travail sur la place de tout un chacun dans ce joyeux bazar.

La visite se termine par un petit crochet dans la salle de répétition avec les musiciens qui répètent leurs gamme puis enfin, un petit avant goût offert par la troupe, de ce qui nous a été donné a voir ce jeudi.

Je terminerai cet article en affirmant qu’il existe un adage bien connu qui affirme que l’enfer est dans les détails et je peux vous assurer que ce qui m’a été donné à voir ce jeudi. Le travail colossale de près de 130 personnes pendant plusieurs mois va vous faire voyager au cœur d’une Amérique au sortir de la seconde guerre mondiale avec une ambiance d’enfer !

Emilie Malfaisan

Retrouvez toutes les infos sur le site officiel du spectacle : www.greaselemusical.fr

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