Titoff

SES DÉBUTS Né à Marseille, il y a 39 ans, Titoff (de son vrai nom Christophe Junca) s’éprend de comédie en regardant le film « Vous n’aurez pas l’Alsace et la Lorraine ». Il s’oriente dès lors vers cette profession artistique et amorce ses premiers pas sur la scène du Chocolat Théâtre à Marseille. LA SUITE En 1999, il se produit à la Comédie de Paris, puis en 2000 au Trévise, où Thierry Ardisson le remarque. Une rencontre déterminante au cours de laquelle il lui propose de remplacer Laurent Baffie dans l’émission « Tout le monde en parle ». Puis, il enchaîne le Palais des Glaces suivi d’une tournée à travers toute la France qui le mène à l’Olympia où il triomphe. 2003, il crée son second spectacle et parcourt les routes de France. « Metrosexuel » qu’il présente en 2007 remportera inévitablement un grand succès. Il aurait pu poursuivre ainsi sa route, et faire comme le suggérait M. Sarkozy « Travailler plus, pour Gagner plus ! ». Il préférera mettre sa vie de one-man show entre parenthèse et s’accorder une pause salutaire. À lui alors le théâtre, le cinéma, les téléfilms et Europe 1 au côté de Laurent Ruquier dans « On va s’gêner ».

SON ACTUALITÉ

Après 5 ans sans rien faire… Déjà de Retour !

Pose Mag s’est rendu à son nouveau spectacle. On l’a vu de nos yeux et l’on a ri aux larmes. Un one-man show détonant, ponctué de vérités vraies, soulignant un sens de l’observation exacerbé, preuve marquante d’un Titoff qui ne cessera de déclamer :

« Tout va trop vite ! Ils sont devenus fous !… ils nous prennent pour des cons ! »

Impossible également de camoufler nos rires, lorsqu’il nous campe la « Bimbo type » qu’il avoue reluquer à demi-mot, en la caricaturant dans sa posture tout en laissant échapper quelques expressions propres à leurs langages communs.

Titoff ne se contente pas de jouer, de réciter, de faire rire, il positionne également son public venu l’acclamer en l’interpellant et en le chahutant avec respect.

C’est en direct live que nous vous proposons de retrouver l’humoriste et comédien Titoff, en pleine tournée, pour nous parler de son présent et de ses projets.

Grand adepte de l’improvisation, faites-vous évoluer vos sketchs à chaque représentation, en fonction du ressenti de votre public ?

Il s’agit d’un stand up « très écrit », mais qui évolue néanmoins en fonction de l’actualité. De plus, j’aime échanger avec le public et l’ambiance n’est jamais la même… alors oui je me prête au jeu et entreprend des variables au fur et à mesure des représentations.

Dans votre spectacle, vous abordez vos sujets de prédilection avec délectation… Vous êtes intarissable sur la surconsommation, la publicité diffusée sur nos écrans, les émissions thématiques, … Est-ce un mouvement d’humeur, une OD de « trop de tout » ou juste un constat ?

Un peu tout ça, je crois ! Je suis bon client, le tout est de ne pas se faire avoir. Nous sommes très réceptifs aux médias. Une info chasse l’autre en permanence. Notre cerveau est-il prêt à réceptionner autant d’informations en si peu de temps ? Ce qui était vrai hier, ne l’est déjà plus aujourd’hui… Tout va trop vite, non ?…

L’homoparentalité est un sujet que vous traitez avec beaucoup de dérision. Pour ou Contre ?

Je suis pour, bien sûr ! Les sujets délicats articulés avec beaucoup d’humour, glissent plus facilement. Tournés en dérision, le public parvient même à adhérer à vos propos en riant. Comme quoi…

Anne Roumanoff, Patrick Fiori, Marc Emmanuel, Jean-Luc Delarue et Maria Carey sont pris pour cible. Les avez-vous déjà rencontrés ? Comment prennent-ils la chose ?

Je les connais tous. L’un d’entre eux s’est beaucoup marré lorsque je l’ai cité, tout en ajoutant « T’es un beau salaud ! ». Puis, on a ri. Avec l’humour, tout passe !

Envisagez-vous une captation de ce spectacle, contrairement à « Metrosexuel » ?

C’est effectivement prévu ! Je tiens vraiment à ce que ce spectacle soit vu par une multitude de gens, et ne veut pas léser ceux qui ne peuvent venir à moi. Paris, la province, Paris, la province… Je vais tout mettre en œuvre pour étaler les dates de ma tournée sur la durée. Qu’on se le dise !

La Web série (idée de votre producteur) vous tourne en autodérision, est-ce à dire que vous ne redoutez pas les critiques ?

L’humour fait partie intégrante de ma vie et de mon état d’esprit, alors les critiques, bonnes ou mauvaises… L’autodérision est un filtre positif à tout jugement acerbe à venir !

Quels sont vos humoristes de référence ?

Fabrice Eboué est hilarant dans son spectacle. J’adhère complètement à son état d’esprit. Il a cette faculté de faire rire son public de façon si rapprochée !

Quel rapport entretenez-vous avec la radio et la scène ? Sont-ils complémentaires ou diamétralement opposés ?

Radio et scène sont très complémentaires. Pour tout vous dire, il m’est arrivé lors de certaines émissions de balancer diverses vannes, que j’ai adaptées au spectacle. Laurent Ruquier a cette faculté de vous tirer toujours vers le haut, il vous force à vous dépasser en permanence. La radio m’est bénéfique, mais ma préférence reste la scène, mon premier métier.

Vous faites preuve d’une aisance bluffante pour composer des personnages dans un univers dramatique (Les Jolies Choses) ou dans une comédie (Gomez et Tavarès). Quel rôle aimeriez-vous incarner aujourd’hui?

J’ai tourné avec Daniel Auteuil, Sergi Lopez et Emmanuelle Devos dans « Rencontre avec le dragon » d’Hélène Angel, et j’ai pris énormément de plaisir à plonger dans cet univers si particulier. Le cinéma nous offre la possibilité de nous plonger dans des mondes si décalés de notre quotidien. Composer un personnage autour d’un scénario est passionnant !

Avez-vous d’autres projets en cours ?

Mon spectacle va m’accaparer une bonne partie de mon temps en 2012. J’ai également Europe 1 en parallèle, que je délaisse quelque peu ces derniers temps. Une série sur TF1 sera également diffusée au printemps 2012, dans laquelle, je tiens un des rôles principaux. Je ne vous en dirais pas plus dans l’immédiat…

Quelle est votre qualité première ? Et votre défaut ?

La spontanéité et la sincérité. Mon plus gros défaut ? Je ne suis absolument pas ponctuel.

Avez-vous une addiction particulière ?

Le tabac et ma fille évidemment !

Quel est votre idéal féminin ? La Bimbo ?

Surtout pas ! J’aime les femmes qui aiment rire, bon public à l’allure décontractée.

En quoi consistent vos soirées entre amis ?

J’aime beaucoup les soirées qui débutent sur une improvisation, c’est tellement plus convivial !

Vous partez en voyage, quels sont vos indispensables ?

Ma femme et ma fille. Je n’ai besoin de rien d’autre.

Quelle situation peut vous déstabiliser ?

Etant un garçon bien élevé, je redoute toujours la présence des parents de mes amis et de mes proches, lorsque je me produis sur scène. Leur regard peut me perturber.

Votre dernière colère ?

Une chose banale… lors d’une partie de poker en ligne, un tirage au sort malencontreux, le PC qui bug…

Informations

Articles similaires

Géraldine Nakache

Géraldine Nakache a marqué l’année 2010 avec « Tout ce qui brille », le film qu’elle a écrit et réalisé avec Hervé Mimran. Elle passe aisément de derrière la caméra à devant puisqu’elle joue aussi le rôle d’Ely, un des deux personnages principaux avec Lila, joué par sa compère Leïla Bekhti (qui a d’ailleurs remporté le César du meilleur espoir féminin pour ce film). Elles forment à elles deux un duo comique et touchant, à tel point qu’on adorerait tous avoir des amies comme Ely et Lila. Jusqu’au 5 mars dernier, on pouvait également retrouvé Géraldine Nakache sur les planches, pour la pièce « L’amour, la mort, les fringues ». Entre deux représentations, elle a accepté de répondre à nos questions.

Lire

Brigitte vous kiffe, et vous ?

Brigitte, c’est des gonzesses, des vraies. C’est une brune et une blonde, une femme souvent enceinte et une femme à lunettes. Brigitte c’est du rétro et des folles de hip hop, des hippies qui kiffent ABBA et Marilyn Monroe, c’est des histoires de gangsters et de filles faciles. En 2008 dans un restaurant de falafels de la rue des rosiers, le meilleur de Paris, la blonde demande a la brune de se marier avec elle, et la brune dit oui. Alors dans une salle à manger avec un ordinateur, quatre mains, une vielle guitare de 58 et une folk de 49, un glockenspiel, deux bouches, un tambourin, des enfants qui courent partout, des fleurs dans les cheveux, des robes à paillettes, deux voix, elles font des chansons. Tout de suite, Brigitte enchaîne les concerts dans les clubs Parisiens, fait les premières parties d’Anais, signe la musique d’Hasta la vista fanfan, court-métrage d’Anissa Bonnefont et chantent pour le nouveau long métrage de Benoit Pétré, Thelma Louise et Chantal, sur des arrangements de Keren Ann. Entre deux concerts, elles ont accepté de répondre à nos questions.

Lire

Inna Modja

Inna Modja est en vedette de notre dixième numéro. Cette jeune chanteuse a su conquérir le public français avec « French cancan », le premier single issu de son second opus. Après quelques années d’expérience en tant que mannequin, c’est avec une aisance certaine qu’elle a posé devant l’objectif de notre photographe. Entre deux poses, elle a a accepté de répondre à nos questions.

Lire