Séverin

Discret, il le fût ! Délicat, candide, poétique : il l’est ! Mettre les artistes en avant (Camélia Jordana, Cheesecake pour lequel il met en scène 14 voix féminines) en leur composant de jolies chansons, telle est sa passion… Puis, un jour, comme un déclic, il fête ses 30 ans et se dit que le temps passe beaucoup trop vite… De ce constat, il se lancera dans l’écriture de cet album éponyme, teinté de pop songs douces-amères, dont lui seul a le secret. Sorti le 29 mai 2012, il réussit l’exploit, en dix titres, de réconcilier la légèreté mélodique des dandys anglo-saxons et le charme d’une certaine pop à la française. A chaque sentiment sa chanson, des plus aimables aux plus violents, à travers des paroles tendres, drôles, nostalgiques et sincères. Il n’y a plus aucun doute : cet album vous ramènera à vos propres émotions, celles de votre vie !

Pourquoi avoir fait publier un album éponyme ? « SEVERIN » interprété par Séverin… pour quelqu’un de discret c’est une double affirmation, non ?

C’est vrai ! Un égo trip en somme (rire) ! Je n’avais aucun désir de l’enfermer dans un titre en particulier : telle est ma réponse à la question.

Multi instrumentiste, vous composez à partir de quel instrument ?

Je bricole un peu de tout : guitare, piano, batterie, … Mais mon instrument de base, lorsque je compose pour d’autres artistes, reste néanmoins la guitare sur laquelle j’ai pris quelques cours. J’aime la basse qui est cependant moins harmonieuse, mais te donne les premiers accords. Le feeling au piano m’a permis de composer « Dommage collatéral » et « Dans les graviers ». Lorsque je compose, je me fie plus à mon oreille qu’à la technique musicale.

Quels sont les artistes qui vous ont influencé dans votre univers musical ?

Elli & Jacno, Daho, Souchon, Renaud… J’apprécie leurs textes avant tout. Pour la musique, je ressens une grande influence noire américaine et blanche anglaise.

Envisagez-vous de coécrire avec l’un d’eux dans un proche avenir ?

J’adorerais une chanson de Souchon sur laquelle je poserais ma musique. Pour le duo, si vous pouvez le contacter, n’hésitez pas à lui soumettre mon projet !

Peut-on qualifier cet album d’autobiographique ? Vous évoquez les filles (un peu beaucoup !), l’amitié, l’amour, votre père aujourd’hui disparu, … La vie quoi !

Tout l’album repose sur des faits qui me touchent de près ou de loin. Qu’il s’agisse des filles (quel enfer !) ou de connotation politique dans « Un été andalou ». 75% de nos discussions entre potes parlent essentiellement de vous Mesdames, alors pourquoi ne pas s’en inspirer ?

Avez-vous vraiment besoin d’une réponse à toutes vos questions, dans votre relation amoureuse, comme dans « Sexplication » ?

Dans mes relations, je suis ouvert aux dialogues, même si je ne suis pas un gros bavard. Alors, je pose souvent des questions « fermées » (rire !) !

Vous vivez toujours un pied en Angleterre et l’autre en France ?

Avec notre groupe electro rock One-Two, on était souvent entre l’Angleterre et l’Allemagne, mais depuis que je travaille seul, je vis en France : entre Paris, la Vendée et l’Ardèche (dont je suis fan !).

Votre premier opus « l’Amour triangulaire » (format digital uniquement) n’a jamais été commercialisé, pourquoi ?

Mon premier essai en français ne m’apportait pas toute satisfaction, surtout les textes. J’ai donc décidé d’en rester au format digital. Entre cet opus et « Séverin », il s’est écoulé trois années qui m’ont permis de peaufiner davantage les paroles, et de prendre en maturité…

Composer un album, l’enregistrer et le commercialiser précédent une étape décisive : la scène. Que ressentez-vous à l’aube de cette autre escale ?

La scène ne m’est pas étrangère puisqu’avec mon ancien groupe nous nous sommes produits à plusieurs reprises. Mais, maintenant, je suis seul et mis en avant ; c’est une expérience très différente. Je suis néanmoins rassuré car hier soir je me produisais au Scop Club (ex Scopiton), et là, j’ai pris un plaisir énorme !

Scène, Festivals, programmations diverses, dites-nous tout !

Dans un premier temps, je vous donne rendez-vous le 14 juin au Bus Palladium à Paris, dès 22h30. D’autres dates se mettent en place, mais rien n’étant à ce jour validé, je vous invite à suivre mon actu, pour plus d’infos, dans les jours qui viennent.

Avez-vous d’autres projets de collaboration pour cette année ?

J’ai composé le premier album de Liza Manili qui sortira le 4 juin et nous travaillons à fond sur sa promo actuellement. J’ai écrit pour Rose Keren également. J’aime composer et mettre en avant d’autres artistes. Les rencontres se font souvent après, alors je m’inspire de leurs images médiatiques, dans un premier temps, comme je l’ai fait pour Camélia Jordana.

Parlons un peu de vous à présent !

Décrivez-vous en trois mots.

Intransigeant, sympa et passionné.

Avez-vous une addiction particulière ?

Un chat, que j’ai enfermé malencontreusement pendant 17 jours, et qui ne me quitte plus.

Le comble de la vulgarité ?

Une fille qui porte des talons hauts et ne sait pas marcher avec.

Côté mode, vous êtes plutôt chic ou choc ?

Plutôt chic !

Vous partez en voyage, quels sont vos indispensables ?

Un album de Led Zeppelin et mon enregistreur.

Quelle situation peut vous déstabiliser ?

Je ne supporte pas les gens qui se prennent au sérieux. J’ai la chance de côtoyer des gens simples et sincères.

La cause humanitaire qui vous tient le plus à cœur ?

Mon père a créé « L’Envol », une belle bâtisse située à 1h00 de Paris, destinée à accueillir, pour les vacances, les enfants cancéreux.

Votre plus grande fierté ?

De mener une vie cool et d’être entouré de gens super sympas.

Votre plat préféré ?

Les rognons au madère

Les moteurs de votre existence ?

Ma famille, les filles et la musique (dans l’ordre !)

Informations

Articles similaires

Laurence Arné

Franco-hollandaise, Laurence pratique dès l’enfance la danse, le piano et le chant au conservatoire d’Angoulême. Ses premiers pas dans le monde artistique la poussent spontanément à regagner Paris, en 2003, pour poursuivre dans cette voie. Elle s’inscrit au Studio 34 (École de théâtre), mais ne néglige pas pour autant ses études de sociologie et de sciences des médias. Une chose est certaine : elle aime faire rire ! Laurence se lance alors dans l’écriture de son one woman show, se met en scène et interprète son spectacle en 2006 au théâtre Le Bout. Très vite repérée, Laurent Ruquier l’engage pour sa nouvelle pièce « Open Bed » aux Bouffes Parisiennes. S’ensuit une collaboration avec Dominique Farrugia sur TPS Star, dans l’émission « Le Soiring », aux côtés de Manu Payet et Bruno Guillon. En 2009, Dominique Farrugia produit lui-même son nouveau talent du rire, au théâtre des Blancs Manteaux. 2010 la mènera au cinéma où elle fera ses débuts dans une comédie romantique « L’amour c’est mieux à deux » de Dominique Farrugia (encore et toujours !) et d’Arnaud Lemort. Humoriste et désormais actrice de talent, elle enchaînera ensuite dans « Moi, Michel G, Milliardaire, Maître du monde » de Stéphane Kazandjian et dans, « Un jour mon père viendra » de Martin Vallente.

Lire

Skip the use

Un groupe. Cinq musiciens. Un rock énergique à la prose anglophone efficace. Un état d’esprit ouvert et une accessibilité déconcertante. Ne vous méprenez pas sur l’identité du groupe Skip the Use. Ils nous viennent du Ch’Nord. Mais ils n’en ont gardé que la franchise. Pose Mag est allé à la rencontre de Mat Bastard et Yann Stefani, respectivement chanteur et guitariste du groupe, pour nous parler de ce qui les touche, les inspire et les motive.

Lire

Thirty Seconds to Mars

Il y a des artistes qui dégagent une telle aura, que lorsqu’ils entrent dans la pièce, tout le monde se fige. 13 heures sonnent aux portes de l’Hôtel Murano, au design futuriste détonnant avec l’esprit du quartier. Un peu anxieuse, l’équipe de Pose Mag se tient prête à recevoir le groupe Thirty Seconds To Mars pour réaliser séance photo et interview. Les rires nerveux fusent. Puis soudain, chacun à leur tour, les membres du groupe arrivent. Jared Leto est le dernier à faire honneur de sa présence. Et là, biiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiip… Suite à une crise de groupisme aggravé, déclenchée par un clin d’oeil de Jared Leto, nous avons dû censurer les propos tenus par Cécilia Rowe en introduction. Veuillez nous excuser pour la gêne occasionnée.

Lire