Jain

Il aura fallu une seule écoute pour que nos oreilles tombent sous le charme de Jain. On a accroché dès les premières notes et une fois le refrain arrivé, on était déjà prêt à danser, le sourire aux lèvres. On a donc décidé d'en savoir plus sur Jain. Qui se cachait derrière ce nouveau talent ? La surprise fut grande quand on a découvert que c'était une jeune française de 23 ans. Nous avons donc décidé de la rencontrer, le temps d'un verre et de quelques clichés sur une péniche parisienne.

Il aura fallu une seule écoute pour que nos oreilles tombent sous le charme de Jain. On a accroché dès les premières notes et une fois le refrain arrivé, on était déjà prêt à danser, le sourire aux lèvres. On a donc décidé d'en savoir plus sur Jain. Qui se cachait derrière ce nouveau talent ? La surprise fut grande quand on a découvert que c'était une jeune française de 23 ans. Nous avons donc décidé de la rencontrer, le temps d'un verre et de quelques clichés sur une péniche parisienne.

Désolé pour cette première question pas très originale mais c'est souvent intriguant lorsque les artistes ont un nom un peu atypique. Alors peux-tu m'expliquer pourquoi tu as décidé de t'appeler Jain  ?

Ce n'est pas mon vrai prénom, c'était mon surnom mais c'était surtout aussi parce que je suis quelqu'un d'assez timide et quand je n'avais pas encore avoué à mes amis que je faisais de la musique, j'ai utilisé ce pseudo pour mettre mes chansons sur internet. Je suis tombée sur une citation indienne d'une religion qui s'appelle le jaïnisme et qui disait «  Don't be sorry if you loose, don't be proud if you gain  ». Cela voulait donc dire que je n’avais rien à perdre et je me suis donc inspirée de cette religion pour mon nom.

Malgré ton jeune âge (23 ans), tu as déjà beaucoup voyagé, notamment grâce à ton père. Quel est le pays ou la ville qui t'a le plus séduite jusqu'à aujourd'hui  ?

C'est clairement Pointe-Noire au Congo car c'est aussi là que j'ai commencé la musique. J'ai commencé à écrire mes premières chansons là-bas, à les mettre sur Myspace... J'y ai également rencontré mon producteur Yodelice, mon manager, c'est vraiment là que tout a commencé. Il y avait tellement de rythmes, de percussions que je ne pouvais pas ne pas faire de musique  !

Ce sont donc les voyages qui t'ont conduit vers la musique ou bien est-ce que c'est quelque chose que tu as en toi depuis que tu es toute petite  ?

Lorsque j'étais petite, je ne rêvais pas d'être chanteuse ou musicienne, je voulais être Jedi  ! Mais comme mes parents écoutaient beaucoup de musique et de la très bonne musique, Nina Simone, Janis Joplin, Pink Floyd, des trucs très différents. Il y a toujours eu cette musicalité-là dans ma famille, mes deux grandes sœurs ont fait dix ans de chorale et j'étais la seule à ne pas faire de chant. C'est vraiment  en voyageant que j'ai eu envie de faire de la musique.  

Ton EP va sortir dans quelques jours. Comment te sens-tu  et est-ce que les autres titres seront à l'image du très efficace single «  Come  »  ?

Je suis vraiment impatiente. La chanson «  Come  » je l'ai faite quand j'avais 16 ans, «  Makeba  » et «  Hope  » je les ai faites l'année dernière donc c'est vraiment un EP qui a grandi avec moi. Il me ressemble et j'en suis très fière. Quant aux autre titres, il y a toujours cette touche africaine et electro mais je ne me ferme pas de portes, j'ai vraiment envie d'avoir plein d'influences.

Et penses-tu chanter en français un jour ?

J'aimerais bien un jour, pour un petit projet, un EP par exemple.

Tu as fait beaucoup de premières parties assez prestigieuses pour des artistes comme Yodelice, Christine and the Queens, ou encore Seal. Est-ce que ce n'est pas un exercice trop difficile de jouer devant des gens qui ne vont peut-être pas être forcément réceptifs à ta musique  ?

Je crois que c'est l'exercice le plus formateur qu'on puisse faire quand on n’est pas encore un artiste confirmé. C'est un public qui ne nous attend pas du tout. C'est à nous de devoir le séduire, si ça ne lui plait pas, tu le vois directement. C'est assez compliqué mais c'est très formateur.

D'ailleurs, en parlant de Yodelice, on peut dire que tu es un peu sa «  petite protégée  ». Comment s'est faite la rencontre avec lui  ?

C'est grâce à une connaissance en commun qui lui a montré mon Myspace. Et quand j'avais 16 ans, je suis rentrée pendant les vacances scolaires à Paris et on s'est donné rendez-vous dans son studio. On a donc fait la première maquette de «  Come  ». On s'est tout de suite super bien entendu artistiquement, c'était évident. Donc après mon école d'art, quand je suis rentrée à Paris, on a fait l'album.

Tu es présente sur Facebook, Twitter, Instagram... Est-ce que c'est toi qui gère tous ses comptes  ? Si oui, quels rapports entretiens-tu avec les internautes  ?

C'est moi qui gère les comptes oui, j'essaie de m'en occuper le plus possible et d'y être attentive. C'est important à notre époque, il ne faut pas négliger la partie digitale de notre métier maintenant.

Le clip de ton single «  Come  » est très réussi, il y a beaucoup d'effets spéciaux, il est très graphique... Qui a eu l'idée de ce clip  ?

Moi, je voulais jouer sur la duplication, l'idée d'avoir plusieurs Jain dans le clip. Et après, j'ai rencontré deux réalisateurs qui travaillent toujours en binôme, Greg et Lio, qui ont déjà fait pas mal de clips. Ils sont jeunes, plein de bonnes idées, ils m'ont proposé toutes les références artistiques... Le clip a été tourné en deux jours, il y avait plein de scènes à tourner et plusieurs fois puisque j'incarnais plusieurs fois mon personnage dans un même plan. Le lieu était magnifique, la Maison Louis Carré, c'était incroyable.

L'image est devenue très importante pour les artistes musicaux et je me doute de la réponse, mais est-ce que c'est important pour toi aussi  ? Est-ce que tu t'es entourée d'une équipe pour le stylisme, pour les choix artistiques... Ou bien est-ce que tu prends les décisions seules  ?

J'ai fait une prépa en art, à l'Atelier de Sèvres et je me suis longtemps demandé si je voulais continuer dans le graphisme ou dans la musique. Et finalement, en choisissant la musique, je me suis dit que je pouvais continuer à faire du graphisme. Donc j'ai fait la pochette de mon disque, ma tenue, le dessin à l'intérieur. Je trouve ça primordial aujourd'hui pour un artiste de s'occuper de l'image. On est dans une société qui a grandi avec des images, on est très éduqué esthétiquement et il faut vraiment que l'image fasse partie de l'image.

Quels sont tes projets pour la suite  ? Est-ce qu'il y a un album en préparation, des concerts...  ?

Oui, il y a un album en octobre. Il est prêt, avec dix chansons aux influences diverses car comme je disais, j'aime mélanger les styles. Je vais également faire une petite tournée à partir d'octobre sur des plateaux multi-artistes pour me préparer, je vais jouer aussi en province, en Suisse, en Belgique, ça se cale au fur et à mesure.

Pour finir, est-ce que j'ai le droit de faire une blague pas drôle  ?

Bah oui  !

Est-ce qu'il y a un Tarzan dans la vie de Jain  ?

(rires) C'est top secret  !

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Bien que mannequin, Linda Hardy ne se contente pas de son statut à l’image figée. Elle possède d’autres cordes à son arc et développe très vite une passion pour le cinéma et le théâtre : un univers qui lui permet de se révéler et de s’épanouir. Elle débute en 2000 dans « Recto Verso » de Jean-Marc Longval et enchaîne dans la saison 3 de « H », sous la direction de Charles Nemes et Eric Lartigau. Dès 2003, elle monte sur les planches dans « Putain de soirée » mise en scène par Daniel Colas. Très vite repérée, elle poursuit sa carrière et enchaîne les tournages dans « Immortel » d’Enki Bilal, « Le souffleur » de Guillaume Pixie, « Tu peux garder un secret » d’Alexandre Arcady et « Un homme et son chien » de Francis Huster aux côtés de Jean-Paul Belmondo. Elle est actuellement à l’affiche de « Ladies Night » au théâtre de l’Alhambra, et ce jusqu’au 29 septembre 2012. Jacques Collard a su adapter « Full Monty », cette comédie britannique sur fond de crise économique et de détresse sociale, en confiant la mise en scène parisienne à Thierry Lavat. Le succès est évidemment au rendez-vous !

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