Emilie Albertini

Emilie Albertini est une jeune femme originaire de Corse. Son nom vous dit sûrement quelque chose. En effet, elle est journaliste depuis plusieurs années. Elle a notamment exercé sur France 5, Paris Première mais aussi sur M6, Teva et Stylia. Spécialiste de la mode, du look et du bon goût, nous l’avons rencontrée afin d’en savoir plus sur elle, et de pouvoir lui soutirer quelques conseils pour votre garde-robe Mesdames !

D’où te vient cette passion pour la mode ?

Aucune idée ! Peut-être du catalogue de la Redoute que je déchiquetais dans mon parc à 1 an…Ou des tenues complètes que je composais parterre avant de partir en voyage, collant compris et tout et tout… Je faisais ça très bien.

As-tu suivi une formation particulière dans ce domaine ?

Non, parce que ce n’est pas ce que je voulais faire dans la vie. Je voulais être prof de fac (On n’est loin du compte…). Ensuite j’ai tout fait pour devenir journaliste, et là, j’ai réussi. Et puis en toute honnêteté, je suis incapable de coudre un bouton, alors une école de mode avec le futur Ghesquière…ça aurait été un peu la loose, non ? En revanche, je ne dessine pas trop mal, mais bon, pas assez bien non plus pour en faire un métier.

Tu as débuté à la télévision en 2004 sur France 5, dans une émission de mode. Parle-nous de cette première expérience…

J’étais stagiaire à Canal et j’ai été repérée grâce à mon look inimitable à base de UGG, de jean troué et de t-shirt Vintage (je rappelle que c’était il y a 8 ans et que depuis j’ai un peu changé de style quand même).
Bref, j’ai fait mon premier plateau avec Albert Elbaz, dont j’avais copié le look pour moins de 100 euros, notamment avec une paire de cavalière en plastique Go Sport. Je l’ai recroisé quelque temps après et il était encore bluffé par cette trouvaille, et moi par le fait qu’il se souvenait de moi !
J’avais aussi offert un petit bracelet à Christian Lacroix, sur lequel était écrit Suerte Maestro (un truc qu’on dit au Torero avant de rentrer dans l’arène). Lors de notre interview pour Paris Première, il m’a affirmé qu’il le détenait toujours. Je n’en crois pas un mot, mais c’est gentil quand même.
Puis durant 3 ans, j’ai rencontré les plus grands noms de la mode et c’était chouette. Mais je ne me rendais pas bien compte de la chance que j’avais, car je faisais mon boulot avec légèreté mais sérieux, sans me laisser impressionner. Et puis, tous ces invités étaient vraiment sympas, en dehors de 3 ou 4 par contre… de vrais connards en revanche !

Qu’est-ce qui te plaît le plus dans les relookings ?

Le fait de redonner le sourire et la confiance en soi aux gens. Dernièrement, j’ai relooké une de mes meilleures amies alors que ça fait 1000 ans qu’on se connaît. On s’achetait des shampoings au Monop et elle est revenue encore avec 2 t-shirts pas possibles pour me demander mon avis. Je l’ai entraînée dans la cabine d’essayage et je lui ai dit « ne bouge pas ! » Je lui ai fait 10 tenues en 3 secondes, en lui commentant je lui ai montré ses points forts et faibles. On est allée chez elle, j’ai fait du tri dans ses affaires, j’ai rangé, classé trié son placard et lui ai dressé une liste de ses prochains achats pour l’hiver. Elle a chopé tout l’été ! Elle s’est remise au sport et m’envoie 10 bbms par jour pour me remercier. Je jure que c’est vrai !

On imagine que tu dois avoir une garde-robe très impressionnante, non ?

En fait, j’ai pas mal déménagé ces dernières années et à chaque fois j’ai dû faire du tri et me séparer de pleins de trucs. Je ne suis pas attachée aux vêtements. Je donne facilement à mes amies, à ma mère, à ma nounou…En fait j’aime tellement acheter que plus je donne, plus je dois racheter c’est logique, non ? Voilà…mais sinon c’est vrai que j’ai pas mal de trucs et que je n’en porte même pas la moitié.

Quelle est ta pièce préférée ?

Ma robe de mariée Chloé. En dehors du fait qu’elle me rappelle un jour exceptionnel, elle est tellement jolie…Courte, manche 3/4, col rond, entièrement rebrodée de pierres et de dentelles, on la dirait sortie d’un film italien des années 60.  Si la maison brûle, je ne prendrai que ça.

Quels sont tes trois créateurs préférés ?

Isabel Marant pour la ville de manière inconditionnelle.
Albert Elbaz et Lanvin pour les occasions
Chanel évidemment pour les classiques (veste en tweed / sac)
Haider Ackermann, c’est tellement beau et féminin.
Sinon j’adore Acne aussi.
Ça fait plus de 3… flûte !

As-tu déjà pensé ton look pour cet hiver ?

La seule chose à laquelle j’ai pensé c’est de m’offrir (enfin !) un Birkin. Un peu comme la consécration mode de toute une vie. Quand je le teindrai dans mes bras et que je lui ferai plein de bisous, je pourrai alors mourir tranquille.
Non sinon, je ne pense pas à l’avance à ce dont j’aurai envie. Je vais encore courir après un truc qui n’existe pas, genre une veste en renard pas trop courte, pas trop imposante, pas trop pétasse et je finirai en jean APC, pull en cachemire Monoprix, grosse godasse et gros manteau Isabel Marant. Pour être honnête, on ne peut pas vraiment dire que je sois obsédée par les fringues, encore moins une icône. D’ailleurs avec mes amies, on parle de tout, sauf de fringues.

Une dernière question mode pour nos lectrices : le style parfait pour la rentrée 2011, c’est quoi ?

Le style Navajo. Sans hésiter ! Ou plus largement tout ce qui vous fera ressembler à un truc qui vient des États-Unis et qui est un peu roots aussi. Navajo propre, ça ne marche pas.

Et justement, en parlant de rentrée, quels sont tes projets pour la suite ?

Je continue à collaborer en tant que réalisatrice à plein d’émissions notamment Prêt-à-Porter Tout De Suite sur Stylia, qui est une émission que j’adore. Je prête ma voix mélodieuse à des programmes de Teva, J’ai tourné un spot télé pour un soin capillaire alors que j’ai des cheveux minables dont tout le monde se moque (comme quoi la vie hein !) Je tourne, je monte, j’écris, je m’épuise à trouver des commentaires drôles, des idées de réals, des intervenants intéressants, des idées de sujets et je recommence chaque semaine… Voilà c’est ma vie !

Informations

Articles similaires

Brigitte

Elles sont deux mais ne forment définitivement plus qu'un pour ce nouvel album. Brigitte, femme plurielle, signe son grand retour avec un second opus intitulé « À bouche que veux-tu ». Affranchie de toute contrainte, puisque ce disque a été produit par leur propre label et a été entièrement écrit et composé par elles, le duo glamour et pailleté nous revient avec des morceaux aux influences et aux sonorités multiples. Perruques, maquillage et tenues similaires, les deux jumelles artistiques, Aurélie et Sylvie ont accepté de prendre la pose pour nous dans un joli restaurant parisien et de répondre à nos questions.

Lire

Smoking Smoking

Smoking Smoking est un beau duo composé de deux amies, qui menaient leur carrière en solo jusqu’au soir où elles ont décidé d’essayer quelque chose ensemble. Ce quelque chose, c’était un refrain à la fois mélancolique et consolant, celui d’«Are We Lucky ?». Dès lors, Vanessa s’installe à la droite du piano, Audrey à la gauche et à quatre mains, elles composent et jouent des chansons graves et enflammées, fières et ébréchées, bouleversantes et galvanisantes. Smoking Smoking est d’abord l’histoire de deux filles et de leur amitié et qui se disent qu’elles auraient dû chanter ensemble depuis toujours…

Lire

Brigitte vous kiffe, et vous ?

Brigitte, c’est des gonzesses, des vraies. C’est une brune et une blonde, une femme souvent enceinte et une femme à lunettes. Brigitte c’est du rétro et des folles de hip hop, des hippies qui kiffent ABBA et Marilyn Monroe, c’est des histoires de gangsters et de filles faciles. En 2008 dans un restaurant de falafels de la rue des rosiers, le meilleur de Paris, la blonde demande a la brune de se marier avec elle, et la brune dit oui. Alors dans une salle à manger avec un ordinateur, quatre mains, une vielle guitare de 58 et une folk de 49, un glockenspiel, deux bouches, un tambourin, des enfants qui courent partout, des fleurs dans les cheveux, des robes à paillettes, deux voix, elles font des chansons. Tout de suite, Brigitte enchaîne les concerts dans les clubs Parisiens, fait les premières parties d’Anais, signe la musique d’Hasta la vista fanfan, court-métrage d’Anissa Bonnefont et chantent pour le nouveau long métrage de Benoit Pétré, Thelma Louise et Chantal, sur des arrangements de Keren Ann. Entre deux concerts, elles ont accepté de répondre à nos questions.

Lire