Célien Schneider

Le chanteur suisse Célien Schneider avait donné rendez-vous à son public le mardi 26 février au cabaret de la Nouvelle Eve à Paris. Il assurait la première partie d’Émilie Gassin. Quelques jours avant la sortie de son album « Come Rain or Shine », le chanteur a réussi à séduire une salle comble qui n’était pas forcément venu pour le voir. C’est bien là le souci pour la plupart des gens assurant une première partie. Mais Célien Schneider s’en est tiré haut la main en présentant quelques titres de son album. On a pu entendre son single « Jupiter » avec lequel il s’est fait connaître en 2011, mais également les derniers titres « A Better Lie » et « Weekend » qui ont su faire chanter les aficionados de sa musique. Avec Célien Schneider on se balade entre des chansons d’amour et des chansons festives qui donnent des envies de voyage ! Sa reprise de « Lady Madonna » des Beatles a fini de conquérir un public très attentif à chacune de ses chansons. Une semaine avant son concert à la Nouvelle Eve, Célien Schneider nous avait donné rendez-vous au Delaville Café pour une interview nous permettant de retracer sa carrière dans la musique.

Pour commencer, peux-tu te présenter aux lecteurs de Pose Mag ?
Je suis Célien Schneider. Je suis suisse à la base. Je suis à Paris depuis 5 ans. J’ai eu l’occasion de signer en label. Je suis sur un projet d’auteur, compositeur, interprète. Je fais de la pop folk anglo-saxonne. Avant la musique, j’ai fait des études de lettres à Lausanne en Suisse d’abord, puis j’ai fait mon Master à Paris. J’ai commencé le piano quand j’étais petit, puis j’ai composé à partir de mes 16 ans mes propres morceaux au piano. Ensuite j’y ai mis des paroles dessus, c’est devenu des chansons. A 25 ans, je me suis rendu compte que j’avais écrit pas mal de textes et grâce à une bonne rencontre j’ai fait ma première démo en 2009. J’ai ensuite pu aller voir les maisons de disques et c’est finalement Mercury qui m’a signé.

On sait également que tu as été repéré par EMI Europe Publishing en Angleterre. Que ressens-tu quand on sait qu’ils ont signé des artistes comme Amy Winehouse et Lana Del Rey ?
C’est la personne qui s’occupait de James Blunt et Amy Winehouse qui m’a signé en édition, pas en label, comme je suis auteur-compositeur. J’avais donc besoin d’un éditeur. J’étais super flatté et c’était fou pour moi d’être reçu là bas. Cela m’a permis de pouvoir retravailler mes chansons sous un autre axe, et j’ai pu peaufiner l’album.

En 2011, on t’a découvert avec ton single « Jupiter », mais depuis qu’as-tu fait ?
J’ai bossé sur l’album « Come Rain or Shine ». Il y a eu un peu de retard car le producteur du studio dans lequel j’enregistrais a dû rendre le bail. Pendant 6 mois je n’ai pas pu travailler. J’ai donc commencé la scène et tout s’est un peu enchaîné. J’ai recommencé à bosser l’album seulement une année après avoir sorti « Jupiter ». L’album est maintenant terminé depuis 9 mois environ. Il sort un peu plus tard que prévu en fonction de la promotion.

Et pour ta musique, quelles sont tes inspirations, tes références ?
Avec mes études de lettres, j’avais un penchant pour la période romantique du 19ème. J’ai donc toujours gardé cet aspect même dans ma musique. Pour mes créations, j’ai beaucoup d’influence folk et pop des années 60 : beaucoup les Beatles, Bob Dylan, Cat Stevens, Simon and Garfunkel. Je retrouve un peu les influences de la musique de ces chanteurs et compositeurs dans la mienne. Sinon, je suis aussi inspiré par la pop de la fin des années 90 et début des années 2000 comme Keane, Radiohead. Mon souci principal c’est toujours de faire des mélodies. C’est le plus important pour moi !

Peux-tu nous parler de ton deuxième single « A Better Lie » sorti l’an dernier et de l’album « Come Rain or Shine » qui arrive bientôt ?
Le single « A Better Lie » c’était un peu le single entre « Jupiter » et l’album car il fallait quand même sortir quelque chose puisque cela a pris du temps. C’est une chanson que j’ai écrite il y a quelques années sur les couples d’aujourd’hui. Ce qui m’a fait toujours beaucoup rire c’est que les couples d’aujourd’hui se trompent beaucoup plus qu’avant, sans vraiment que ce soit un motif de rupture. Les couples sont plus libres et j’ai voulu écrire une chanson marrante là dessus.
L’album c’est davantage un mélange de balades comme « Jupiter » et des chansons plus punchy comme « A Better Lie ». Le nouveau single « Weekend » raconte mon enfance en Suisse. C’est un contraste entre ce que j’ai pu vivre en devenant adulte et ce dont j’ai la nostalgie. Il y a toujours ce côté pop folk.

Tu as fait des premières parties pour Jenifer ou encore Thomas Dutronc, quels souvenirs en gardes-tu ?
J’ai beaucoup été avec Imany cette année. Il y a eu Zaz en Allemagne. Il y a eu la Grande Sophie aussi. Cela s’est toujours super bien passé, même si j’avais peur au début. Je me disais « Je fais la première partie, les gens vont pas m’écouter ». En fait pas du tout, ils sont super attentifs et concentrés sur ma musique. J’ai toujours eu de bons retours le lendemain sur Facebook par exemple. Que de bons souvenirs du coup !

Peux-t-on imaginer aujourd’hui une collaboration avec un artiste du coup ? Et quel serait pour toi le duo de tes rêves ?
Il y en a énormément… Il y a une chanteuse suédoise que j’aime beaucoup depuis longtemps, c’est Lykke Li. J’aimerai bien faire un truc dans ce registre là. Sinon j’ai collaboré avec une chanteuse de mon label qui s’appelle Sophie Delila. Elle est en train de travailler un duo avec Christophe Willem. J’étais allé chez elle à Londres pour bosser sur plein de chansons. Il y a une chanson qu’on a composé ensemble qui est sur l’album et qui s’appelle « Perfect Day ». J’aime collaborer avec des gens comme moi qui sont auteur-compositeur-interprète. En général, je n’accepte pas tout et n’importe quoi. J’aime travailler dans ce qui me plaît pour le faire bien.
Dans l’idéal j’aimerai Bob Dylan, mais c’est du domaine du rêve. Ou alors un des Beatles qui reste.

Tu communiques beaucoup sur les réseaux sociaux, c’est important pour toi de conserver un lien proche avec tes fans ?
C’est important d’être un artiste qui vit et de ne pas être dans sa tour d’ivoire. Après je trouve cela toujours sympa de partager ses émotions et ce que l’on vit sur Facebook et Twitter. Après je ne suis pas un addict à prendre en photo mon hamburger. En général, j’aime parler de ce que je fais dans mon travail. Il ne faut pas faire sa star et vivre comme tout le monde. Je n’aimerai pas jouer le jeu du mec différent alors que je suis comme les autres !

Sur Pose Mag, on parle également de mode, est-ce important pour toi de faire attention à ton style ? Comme le définis-tu ?
Je fais toujours attention à ma manière de m’habiller, après je ne vis pas par rapport à ça. J’aime les trucs stylés. Je me situe dans la branche un peu hipster. J’aime bien aller dans les friperies acheter des vieilles vestes, des vieilles chemises. En même temps j’aime bien avoir un style très simple car c’est le plus sympa pour moi. J’aime être discret tout en ayant de beaux vêtements bien coupés.

Maintenant, à toi de nous raconter ce que tu veux !
Aujourd’hui je tourne au lait chaud avec du miel car je suis malade. Je dirai aux gens de faire attention car la grippe court en ce moment. Je me suis fait avoir et là je dois chanter pendant trois jours sans savoir comment je vais faire. Sinon, pensez à acheter mon album et rejoignez moi sur Facebook et Twitter. Ca fait toujours plaisir !

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