DESPERATE HOUSEWIVES

Wisteria lane est le quartier américain cliché qui nous accueille depuis 2005, avec drame et fantaisie, passion et trahison, courage et rêve. Quatre femmes qui pourraient être nous, nos mères, nos grands-mères, nos amies. Quatre femmes qui sont devenues un peu de nous et qui bientôt, quitteront le petit écran.
Desperate Housewives, ou comment une série sur la vie des femmes au foyer a passionné l’audimat.

Qui aurait cru que la vie de femmes au foyer deviendrait le rendez-vous incontournable pour des millions de foyer ? Exit la vie de Caroline Ingalls, et sa petite maison isolée. Marc Cherry dresse un portrait plutôt réaliste de la vie d’une femme au foyer de nos jours, dans un quartier plutôt tranquille, en apparence.

La série est née d’une constatation particulière faite par Marc Cherry un soir devant la télévision. Le journal diffusait alors une histoire tragique, une mère venait de tuer ses enfants dans le bain. Il confia alors à sa mère ne pas comprendre cet acte. La mère du futur réalisateur a alors avoué pouvoir comprendre et avoir elle-même eu des pensées de la sorte.

Marc Cherry a ainsi pensé que si sa mère pouvait penser cela, toutes les femmes le pouvait.

Desperate Housewives est donc le portrait cliché d’une société qui a façonné pendant des siècles des femmes au foyer lisses et parfaites pour les voir évoluer vers des femmes au foyer affirmées, émancipées, décidées. Des femmes qui se cachent sous des codes de bonne conduite, mais ont parfois de lourds secrets.

Le générique marque d’ailleurs cette évolution de la femme avec des clichés comme Eve qui croque la pomme au début, la boîte de Campbell’s Soup Cans d’Andy Warhol (cette boîte de conserve se retrouve dans les mains d’une femme qui s’en sert pour frapper son mari, en référence aux œuvres pop art de Roy Lichtenstein) ou une adaptation du tableau American Gothic de Grant wood.

La série met en scène le quotidien mouvementé de quatre femmes : Susan Mayer, Lynette Scavo, Bree Van de Kamp et Gabrielle Solis. Elles vivent à Wisteria Lane, une banlieue chic de Fairview, stéréotype des quartiers résidentiels de la middle class américaine.

La série commence par le suicide de Mary Alice Young, une amie des héroïnes qui se suicide au début de l’épisode pilote. Par la suite, elle commente les épisodes, telle une voix-off venue d’outre-tombe.

Depuis 7 saisons, la série cartonne et va s’arrêter avant de sombrer au niveau de l’audience. En effet, après les 25 millions de téléspectateurs des premiers épisodes, l’audimat s’essouffle avec 10 millions de téléspectateurs actuellement. Marc Cherry et les actrices préfèrent donc mettre fin à l’aventure.

On regrettera les leçons de vie toujours émouvantes de Mary Alice Young, le regard acéré sur les couples, les gaffes de Susan, les combats de Lynette, menés tambour battant, les points faibles touchants de la princesse Gabi, les tenues et recettes de Bree…

On regrettera de devoir laisser nos nouvelles copines de pallier, celles qui faisaient partie de nos vies, qui nous faisaient trop souvent penser à nous, même si nos vies ne sont pas au foyer, on se reconnaissait aussi forcément dans un des héroïnes.

Dans chaque personnage, on retrouve la même profondeur, l’amour propre et la défense bec et ongles de son foyer. Finalement n’est-ce pas ce que nous sommes toutes, des combattantes sentimentales attachées à la chaleur de nos foyers ?!

On vous laisse avec une rétrospective de la série crée pour annoncer le dernier épisode sur ABC.

Aude Bertrand Koubi

One thought on “DESPERATE HOUSEWIVES

  1. J’espère une fin à la hauteur de cette excellente série!
    Il parait que Marc Cherry a en projet une série sur un nouveau quatuor féminin composé de femmes de chambre, elles aussi confrontées à de rocambolesques aventures! Cherry inspiré par l’affaire DSK?

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