LAST NIGHT

Plongée dans les affres de la petite bourgeoisie bien éduquée, omniprésence de la transgression, tantôt implicite, tantôt explicite, tantôt ambidextre, cette fable cartésienne qui pense plus qu’elle n’est ne saura capter l’œil du spectateur qu’à renfort de français barbu, au détour d’un frôlement de la main ou d’une confession baignée de profondeur cognitive.

Si Nolwenn entend le loup, le renard et le belette, les protagonistes ont l’air plus portés par les afflux de sang entre leurs cœurs et leurs parties intimes. Ainsi, tels les sanglots longs des violons qui emplissent leur cœurs d’une langueur monotone, ils se cherchent, se trouvent, se perdent, se recherchent, se retrouvent, se reperdent, pendant 90 minutes. Couchera, couchera pas? Telle est la question.

A noter toutefois l’interprétation magistralement canine du Labrador: rarement on aura vu prestation plus juste depuis le bouleversant « Gouvernator » de Schwarzenegger.

Et si la morale de l’histoire, c’était la petite vieille aux cheveux oranges qui a commenté le film à sa sortie de la salle, qui la détenait: « Chacun ses petits secrets ».

Mmm…. 2 Big Up et demi…. Non, 3, il y a Guillaume Canet que diable! Non, 2, pour que Keira Knightley cesse sa grève de la faim et change de mâchoire. Allez, va pour 2 et demi.

Marine Revel

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