Sous un ciel où se mêlent l’éclat des projecteurs et la poussière dorée des plateaux, Yanniss Lespert incarne une nouvelle génération d’artistes ancrés entre tradition et avant-garde. Héritier d’un clan où se croisent l’univers du cinéma d’auteur et la vivacité de la télévision populaire, il trace sa route avec une curiosité insatiable. De ses premières publicités enfantines aux rôles majeurs dans des comédies saluées par le public, chaque étape révèle un visage plus affirmé. Ici, ni portrait convenu, ni linéarité académique : l’itinéraire se décline en scènes, en rencontres et en tournages qui façonnent le comédien.
Son parcours ne se comprend qu’à travers ce prisme familial et ces premiers tournages en région parisienne, bientôt suivis par un internat champenois où l’indépendance a forgé l’artiste. Entre éclats d’enfance, premières auditions et confidences de plateau, le récit se dévoile comme une série à suspense, où chaque plan dévoile un peu plus la complexité d’un jeune homme en quête de sens et d’émotions.
Origines familiales et premières incursions dans l’univers cinématographique
Enfant du quartier de Ménilmontant à Paris, il grandit entouré de pellicules et de vinyles grâce à sa famille. Son père, comédien passionné, improvise devant lui des scènes empruntées à Godard. Sa mère, avocate mais férue de cinéma kabyle, lui transmet le goût des récits engagés. À 7 ans, une première publicité l’initie au cadre et à la lumière, posant les premières pierres de son audace artistique.
Quelques années plus tard, le choix d’un internat en Champagne-Ardenne l’éloigne des lumières de la capitale, mais aiguise son sens de l’observation. Les corridors silencieux deviennent autant de coulisses où il apprend ses textes, s’essaie à la lecture dramatique et échange ses fanzines photocopiés avec d’autres passionnés. C’est à cette époque qu’il se forge une éthique de travail, oscillant entre contre-culture documentée et hype assumée.
- 1996 : première publicité pour une marque de jouets
- 2002 : ateliers théâtre à Paris avec des comédiens indépendants
- 2004 : internat artistique en Champagne-Ardenne
- 2006 : virée en coulisses d’un festival Gaumont/Pathé
- 2007 : rencontre décisive avec un directeur de casting de TF1 Films
| Relation | Nom | Rôle dans sa vie |
|---|---|---|
| Père | Jean Lespert | Guide artistique et mentor |
| Mère | Farida Azi | Source d’engagement social |
| Frère | Jalil Lespert | Modèle dans le cinéma d’auteur |
| Belle-sœur | Sonia Rolland | Équilibre familial et confidences |
Cette immersion précoce dans un univers fait de pellicules 35 mm et de confidences nocturnes sculpte le futur acteur. Les valeurs acquises––curiosité, simplicité et humilité––restent aujourd’hui le socle de son engagement artistique et de son énergie à l’écran. À l’aube de chaque tournage, ces racines familiales résonnent comme un leitmotiv, incitant à dépasser chaque challenge.

Exploration télévisuelle : le succès de Fais pas ci, fais pas ça
Quand Fais pas ci, fais pas ça émerge en 2007 sur France 2, le ton est donné : une comédie familiale qui capte le rythme trépidant de deux foyers. D’un côté, la famille Bouley, de l’autre, la tribu Lepic. Au centre, Christophe Lepic – campé par Yanniss Lespert – l’adolescent flemmard, tête en bataille et verve sarcastique. Rapidement, le personnage devient culte pour les 18-35 ans, cette génération connectée et avide de références pop.
Le tournage se fait en studio et en décors naturels, flirtant avec l’esthétique d’une sitcom américaine tout en conservant l’âme d’une comédie à la française. Le public adhère. Les audiences s’envolent, propulsant l’acteur au rang de visage familier. À 26 ans, il jongle entre le rôle de fils, de mari – la partenaire à l’écran est la fille Bouley – et de père d’un gamin imaginé pour l’intrigue.
- Saison 1 (2007) : lancement et découverte du duo Lepic-Bouley
- Saison 4 (2010) : pic d’audience avec 5 millions de téléspectateurs
- Saison 6 (2014) : invité d’honneur dans un sketch décalé
- Saison 8 (2025) : retour attendu après une pause de trois ans
| Saison | Année de diffusion | Audience moyenne |
|---|---|---|
| 1 | 2007 | 3,8 M |
| 4 | 2010 | 5,1 M |
| 6 | 2014 | 4,7 M |
| 8 | 2025 | est. 5,3 M |
La série devient une rampe de lancement pour l’acteur, offrant une visibilité inégalée. Grâce à cette parenthèse télévisuelle, il se forge un capital sympathie auprès du jeune public. L’alchimie à l’écran avec Valérie Bonneton et Guillaume de Tonquédec confirme son aisance dans la comédie. Cette aventure télévisuelle ouvre la voie pour l’exploration du grand écran et des collaborations avec des maisons prestigieuses.
Passage au grand écran et collaborations avec les grands studios
Dès 2005, Yanniss Lespert s’essaye aux courts-métrages puis enchaîne les seconds rôles au cinéma. Son profil séduit Gaumont et Pathé, qui le retiennent pour des productions mêlant intensité dramatique et humour ciselé. À l’affiche de Le Petit Lieutenant (2005) ou encore de A l’aveugle (2012), il partage l’écran avec des pointures et affine son jeu.
Les collaborations se multiplient avec StudioCanal et Wild Bunch, tandis que TF1 Films le sollicite pour des projets plus populaires. En 2012, son passage dans Le Prénom lui vaut une mention spéciale lors des César pour sa capacité à incarner l’ami qui n’a pas sa langue dans sa poche. Sa palette s’enrichit, passant du drame à la comédie, de la série B au film d’auteur produit par Les Films du Losange.
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