Vincent Niclo

Son interprétation d’All By Myself, accompagné des Chœurs de l’Armée Rouge, au cours du Grand Show de Céline Dion diffusé sur France2, samedi 24 novembre 2012, fut si convaincante qu’elle lui valut une standing ovation, plus que méritée. Fort de sa performance vocale, mêlant la puissance à l’émotion pure, Vincent Niclo parvint à séduire l’ensemble d’un public qui en frissonne encore. Tout comme son père, Vincent rêvait d’être chanteur et se dirige alors vers le chant classique. Très vite repéré par Thierry Dran de l’Opéra de Paris, il intègre la troupe de Titanic et fait ses débuts à l’Opéra Royal de Wallonie, puis à l’Opéra d’Avignon. S’ensuivront West Side Story, Tristan & Iseult, Les Liaisons Dangereuses, Roméo & Juliette, sans oublier Autant En Emporte Le Vent dans lequel il incarnait Rhett Butler. Un projet néanmoins lui tient à cœur et se profile…

Vincent Niclo, ténor talentueux, rêve de reprendre des grands airs d’opéra accompagné des Chœurs de l’Armée Rouge. Il leur adresse alors quelques chansons. Séduits, les choristes n’ont qu’une hâte : le rencontrer. Défi relevé ! A Moscou, le Général des Chœurs de l’Armée Rouge invite Vincent à les rejoindre sur scène durant toute leur tournée française, dès mars 2012. Cette collaboration inattendue permettra d’aborder « Opéra rouge » : un album dans lesquels grands airs populaires revisités et célèbres classiques cohabitent. Une rencontre marquante, entre deux univers, deux cultures et deux mondes, qui parvient à réunir avec maestria profanes et puristes. Vincent Niclo opéra rouge Opéra rouge, paru le 24 Septembre 2012, est resté durant 6 semaines consécutives dans le Top 5 des meilleures ventes d’album. Une belle récompense pour Vincent Niclo qui reçut son 1er disque de platine. La réédition de l’album, annoncée pour le 3 décembre 2012, est déjà très attendue. Cette version Prestige, incluant CD & DVD, comprendra le concert des Chœurs de l’Armée Rouge en intégralité et diverses vidéos bonus.

Le 10 novembre dernier, vous étiez le seul artiste français invité à chanter à Moscou avec Les Chœurs de l’Armée Rouge, au Théâtre du Kremlin, lors de l’anniversaire de la Révolution russe de 1917. Comment avez-vous vécu ce privilège ?

Ce fut pour moi une expérience incroyable dans la mesure où cette manifestation ne se fête qu’entre Russes. C’est la première fois qu’il recevait un invité étranger. Le Général Eliseev (le Général des Chœurs de l’Armée Rouge) tenait à me présenter aux Russes, à travers le travail que nous avions réalisé ensemble. La pression fut forte en raison de la présence de Vladimir Poutine et de Dimitri Medvedev. Cette soirée (un des programmes les plus suivis en Russie) fut retransmise par toutes les chaines de télévisions russes, devant 150 millions de téléspectateurs.

De mon côté, je me suis rendu à Moscou avec des médias français, tels que RTL, Gala et 66 minutes. Croyez-moi, c’est beaucoup pour un seul homme ! Mais, j’ai vécu durant ces quatre minutes un moment inoubliable avec cette sensation étrange de se retrouver au-dessus du sol, face à huit mille personnes, accompagné de cent choristes et de cent musiciens. Le Théâtre du Kremlin est la plus grande scène que j’ai frôlée jusqu’ici. Elle n’est comparable à aucune des scènes françaises, de par sa largeur et sa profondeur. Ce pourrait être l’équivalent de deux fois le Palais des Congrès de Paris. Cet instant grandiose m’a ouvert des portes en Russie.

Parlez-nous de votre visite dans Moscou !

Secrètement je rêvais de me rendre un jour dans cette capitale, sans jamais avoir pris le temps d’organiser ce voyage. Gamin, j’étais fasciné par les Chœurs de l’Armée Rouge, par leur puissance vocale. Jamais je n’aurais imaginé travaillé un jour avec eux, et encore moins de réaliser un album. Soudainement, je les rencontre, je visite Moscou : tous mes rêves d’enfants se réalisent.

Vous chantez aux côtés d’artistes russes, vous interprétez des airs d’opéra en italien, en latin, … combien de langues maîtrisez-vous ?

Pour tout vous dire, je ne comprends, ni ne parle le russe. Néanmoins, je parle allemand et anglais. Je comprends l’italien, bien que je ne le parle pas très bien et je me débrouille également en espagnol. Quoi qu’il en soit, aimer la musique et la percevoir aisément vous permettent d’intégrer le langage qui l’accompagne.

En tant que ténor, quelle discipline vous imposez-vous au quotidien et avant chaque représentation ?

Mon coach vocal, que je considère comme mon maître, n’est autre que Thierry Dran et il me suit depuis mes débuts. Je le vois deux fois par semaine. La voix est un muscle qu’il est nécessaire d’entretenir régulièrement, tout comme un athlète. Je fais des vocalises quatre à cinq fois par semaine. Je le vis comme un plaisir car la technique permet de progresser, sans limite. Avant de monter sur scène, je prépare toujours ma voix afin d’offrir le meilleur de cet outil au public.

Parlez-nous de votre rencontre avec Julia Migenes, soprano américaine.

Pour interpréter Libiamo, extrait de la Traviata de Verdi, il nous fallait une cantatrice non académique, semblable à moi, mais également fougueuse. Nous avons alors contacté l’attaché de presse de Julia Migenes, afin de lui soumettre notre projet. La rencontre s’est faite quelques mois après à Paris, en studio, mais rien n’était acquis. Il faut savoir que Julia est de nature sauvage, très méfiante, en raison d’une enfance difficile et traumatisante passée à New York. Ses rapports aux autres sont très hermétiques. Il a fallu que je lui fasse écouter plusieurs morceaux de l’album pour qu’elle s’ouvre enfin et que je découvre, avec plaisir, une autre facette de Julia. Enthousiaste et confiante, elle a accepté de participer à l’aventure, en me serrant très fort dans ses bras. Un geste qui n’est pas anodin chez elle, d’après son agent, car il est rare qu’elle soit démonstrative. Une rencontre inoubliable…

Après avoir chanté devant Céline Dion, quel autre rêve caressez-vous ?

Je m’aperçois que depuis le début de cette aventure, je réalise beaucoup de rêves. Pavarotti est ma référence absolue, tant par sa performance vocale que par son aisance technique, comme si tout était simple alors que l’exercice est périlleux. J’ai eu la chance incroyable, avant son décès, de faire un duo avec lui. Je ne m’attendais pas non plus à cette rencontre avec Céline Dion. Elle est pour moi la voix et la carrière auxquelles tout artiste aspire. Chanter son plus gros tube et le plus difficile, devant elle, était d’une audace incroyable ! Depuis cette prestation, ma vie prend un autre tournant. J’ai reçu énormément de messages dans la nuit de samedi à dimanche, on me reconnait dans la rue, les médias se manifestent, les ventes de l’album ont fortement progressé, … Cette date va rester gravée dans ma mémoire et « All by Myself » va devenir un titre incontournable, sur scène.
J’aurais bien sûr aimé chanter avec Franck Sinatra. J’adorerais faire un duo avec Lisa Minelli, Barbra Streisand, et plein d’autres artistes pourvus de voix et de personnalités très fortes. Une chose est certaine, depuis que je m’autorise à avoir des rêves, ils se réalisent, alors pourquoi ne pas rêver encore ?

En Mars 2013, vous repartirez en tournée à travers la France, la Suisse et la Belgique. Mais avant cela, vous donnerez six concerts exceptionnels au Palais des Congrès de Paris, du 8 au 10 mars.

Les Chœurs de l’Armée Rouge m’ont, une fois encore, invité à participer à leur tournée, durant laquelle j’interpréterai quatre titres à chaque représentation. Au-delà de ça, le projet « Opéra Rouge » a séduit d’autres pays et nous partirons donc en croisade, courant 2013, pour franchir de nouvelles frontières dont la culture et la langue nous sont étrangères.

Vous vous êtes impliqué, dans le tournage d’Ameno, pour rendre votre personnage crédible, comme le ferait un acteur. Le 7e Art vous envisage-t-il dans quelques longs métrages ? Avez-vous reçu quelques propositions de scénario ?

J’ai effectivement suivi les Cours Florent, mais à ce jour aucun réalisateur ne m’a encore contacté. Concernant le clip, je l’ai effectivement vécu comme un court métrage et j’ai pris mon rôle très au sérieux, dans le sens où je jouais le chef de l’Armée Rouge. Je voulais être crédible et il me fallait rentrer dans la peau du personnage. Spontanément, je me suis glissé dans ce rôle.

Je me suis laissé dire que vous aviez réalisé une carrière de mannequin également ?

Le hasard a bien fait les choses ! Un jour que je me trouvais sur une plage, un homme s’est présenté à moi, en tant que directeur d’une grande agence de mannequins sur Paris. Il m’a remis sa carte afin que je le recontacte. Puis le temps a passé… Mes finances au plus bas, je suis néanmoins allé frapper à sa porte. Bien que je ne me prédestinais pas à cette carrière, je me suis vite rendu compte qu’en peu de temps, je gagnais suffisamment d’argent pour financer mes cours de chant, préparer des spectacles, et me rendre aux castings et auditions diverses. J’ai donc joint l’utile à l’agréable !

Parlons un peu de vous à présent !

Décrivez-vous en trois mots.

Obstiné. Optimiste. Rêveur.

Avez-vous une addiction particulière ?

La musique

Gourmand ou gourmet ?

Gourmet

Utilisez-vous votre voix comme outil de séduction ?

Oui (rire)

Votre plus grande fierté.

Opéra rouge

Une ville ou un pays où vous rêveriez de vous installer.

New York

Question indécente… Êtes-vous heureux Vincent Niclo ?

Ah oui ! (rires)

Informations

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Titoff

SES DÉBUTS Né à Marseille, il y a 39 ans, Titoff (de son vrai nom Christophe Junca) s’éprend de comédie en regardant le film « Vous n’aurez pas l’Alsace et la Lorraine ». Il s’oriente dès lors vers cette profession artistique et amorce ses premiers pas sur la scène du Chocolat Théâtre à Marseille. LA SUITE En 1999, il se produit à la Comédie de Paris, puis en 2000 au Trévise, où Thierry Ardisson le remarque. Une rencontre déterminante au cours de laquelle il lui propose de remplacer Laurent Baffie dans l’émission « Tout le monde en parle ». Puis, il enchaîne le Palais des Glaces suivi d’une tournée à travers toute la France qui le mène à l’Olympia où il triomphe. 2003, il crée son second spectacle et parcourt les routes de France. « Metrosexuel » qu’il présente en 2007 remportera inévitablement un grand succès. Il aurait pu poursuivre ainsi sa route, et faire comme le suggérait M. Sarkozy « Travailler plus, pour Gagner plus ! ». Il préférera mettre sa vie de one-man show entre parenthèse et s’accorder une pause salutaire. À lui alors le théâtre, le cinéma, les téléfilms et Europe 1 au côté de Laurent Ruquier dans « On va s’gêner ».

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