James Bort

Pose Mag a toujours aimé vous faire partager ses coups de cœur. C’est donc pour cette raison que nous avons voulu interviewer James Bort pour ce second numéro. James est un blogueur mode de renom, et surtout, un photographe très talentueux. Son site présente ses « pérégrinations dans l’univers de la mode et de la création. Des flamboyants backstages des maisons de haute couture aux discrets ateliers de joaillerie, des looks de la rue aux mannequins stars ». Rencontre avec le désormais célèbre « fuckin’ gentleman » pour essayer d’en savoir un peu plus sur lui…

Alors tout d’abord, qui est vraiment James Bort, le « fuckin’ gentleman» ?

D’une certaine manière, c’est le double fantasmé de moi- même. Il n’a de réel que ce qu’il produit, ses photos, le reste n’étant que divagations de l’imaginaire.

Pourquoi as-tu créé un blog ?

J’ai vu cela comme une porte qui s’ouvrait sur un monde qui m’était inconnu. Celui de la création, de la mode et des médias. J’ai créé cette porte, m’y suis engouffré et depuis je me promène de l’autre côté.

Ton site a reçu combien de visites à ce jour ?

Je ne sais pas du tout et je ne m’en préoccupe pas.

J’ai pu remarquer que tu répondais très souvent aux commentaires laissés par les Internautes. Quel rapport entretiens-tu avec eux ?

C’est une chance incroyable que des gens prennent un peu de leur temps pour regarder votre travail et laisser un mot ou une phrase pour exprimer leur ressenti, je respecte infiniment cela. Je prends beaucoup de plaisir à répondre à tout le monde. Cette interaction me stimule et permet d’activer en permanence cette remise en cause nécessaire à l’évolution de mon travail.

Est-ce que tu es toi aussi lecteur de certains blogs mode ?

J’en lis très peu, uniquement ceux de mes amis proches.

Ton blog t’a déjà ouvert pas mal de portes. Quelle serait la plus belle proposition qu’on pourrait te faire ?

Je travaille depuis quelque temps avec la presse dite « papier » et je suis sur un projet de vidéos. Mais je remarque que caché derrière ma porte, je regarde à travers la serrure, comme un enfant, le petit monde du cinéma.

Et une collaboration avec Pose, serait-elle envisageable ?

Oui, pourquoi pas !

On peut voir que tu délaisses petit à petit le Streetstyle au profit de photos de créateurs, coulisses des maisons de couture… Est-ce un choix personnel ou cela s’est fait en fonction des propositions reçues ?

C’est un choix personnel. J’essaie de ne jamais m’enfermer dans une pratique ou un thème car je me lasse vite. J’ai besoin de toucher à tout, de me renouveler. Le supplice de Sisyphe est pour moi le pire. Et puis j’aime tellement ce qui est caché, le off, l’artisanat et les créateurs. J’aime beaucoup plus le processus de création d’un produit, que le produit lui-même. Un collier Van Cleef au cou d’une femme dans une soirée, c’est beau. Mais regarder les mains du sertisseur et parler avec lui tandis qu’il fait glisser les pierres, m’émeut bien plus.

C’est quoi la mode selon toi ?

Un livre écrit dans une langue étrangère que j’essaie de traduire avec mon appareil photo.

Comment qualifierais-tu le style vestimentaire d’un «fuckin’ gentleman » ?

Monomaniaque.

Ton entourage est donc 100% mode ?

Mon entourage proche, absolument pas. Mais c’est vrai que du fait de ma pratique je passe la majorité de mon temps avec des personnes évoluant dans le monde de la mode.

Enfin, peux-tu nous dévoiler quelques petites exclus au sujet de tes futurs projets ?

Une galerie de San Francisco a souhaité exposer les photos que j’ai faites sur une maison de couture parisienne. Le vernissage a eu lieu le 15 septembre.
Comme je le disais plus haut, un acteur important de la presse papier a souhaité travailler avec moi. Sinon l’avenir s’oriente vers de l’image animée, clip, pub, court métrage. 2011 sera pour moi sous le signe de l’image en mouvement.

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