Justin Nozuka

Jeune prodige de la musique Justin Nozuka nous arrive tout droit du Canada. Après un carton en France avec son précédent album « You I Wind Land and Sea », il nous revient avec l’opus « Ulysees », d’un tout autre genre et dont la pureté nous explose à la figure. Un album à écouter de toute urgence pour le bien qu’il procure à nos oreilles.

Pourquoi as-tu choisi le nom «  Ulysees » pour ce nouvel album ?

C’est simplement pour la combinaison des lettres et la façon dont ça sonne. Donc le nom « Ulysees » représente l’esthétisme de l’album.

Tu as commencé à écrire des chansons très jeune, dès l’âge de 12 ans. Te souviens-tu de quoi elles parlaient ?

Ce n’était pas très artistique ! Globalement ça parlait des filles…

Est-ce que tes parents s’inquiétaient que tu te lances dans la musique aussi jeune ?

Non ils ne s’inquiétaient pas vraiment. Ma mère est une artiste et mon père est en quelque sorte un artiste aussi.

Est-ce que tes origines japonaises et américaines combinées à ta nationalité canadienne ont eu un impact sur ta musique ?

Je pense que comme quiconque, mon environnement m’influence. Peut-être que mes origines aussi, mais j’e n’en ai pas conscience.

Ca a été un long processus artistique, t’es tu posé plus de questions pour cet album que pour les précédents ?

J’ai tout questionné davantage, toute l’évolution de cet album.

Tu as travaillé chez toi, ce qui est nouveau. Dans quelle mesure est-ce que ça a influencé ta créativité ?

Ca l’a immensément influencée. Rien que le fait d’être en confiance dans mon appartement… J’aime vraiment prendre mon temps pour travailler, ne pas trop travailler. J’étais dans un environnement très sain.

Est-ce que du coup tu t’es senti plus inspiré ?

Oui clairement. J’avais plus de temps pour essayer diverses choses.

Quelle a été ta principale source d’inspiration pendant la création de cet album ?

J’imagine toutes les autres formes d’art et les gens par qui j’ai été influencé durant le processus. Certains de mes amis ont été d’une grande aide tout au long de ce processus. Mais aussi la musique que j’écoutais à ce moment là, les films que je regardais… Toute sorte d’art.

As-tu appris des choses sur toi et sur ton travail durant la conception de cet disque ?

J’ai appris des choses techniques sur la production, ce qui m’a beaucoup aidé. J’ai également beaucoup appris sur les choses qui marchent et qui ne marchent pas du tout. C’est devenu plus clair tout au long de ce travail. En terme de création, parfois ça ne prend qu’une journée de faire quelque chose et c’est fait. Parfois ça prend un an ou deux ans. La limite temporelle change.

Puisque tu as pris davantage ton temps, penses- tu que c’est un album plus mature ?

Oui, j’imagine.

C’est un album très calme avec des sons très doux. J’ai eu un sentiment de zénitude, même d’équilibre en l’écoutant, est-ce que c‘était l’état d’esprit dans lequel tu étais ?

C’était clairement important durant tout le processus de vivre sainement, de bien manger, de bien dormir. Ce qui était aussi important c’était que le son de l’album et l’esthétique ne soient agressifs en aucune façon, que ce soit quelque chose d’apaisant. C’est ça que je voulais faire, créer un projet apaisant.

Pureté et minimalisme sont très présents dans cet album. Je pense particulièrement au clip « Right to you » au sein duquel la nature est au premier plan. Est-ce que ça été un moyen pour toi de créer un univers, sans apparaître dans la vidéo et d’immerger le public dans cette scène pendant qu’il écoute la chanson ?

Quand on a créé la vidéo, on voulait quelque chose qui n’était pas trop imposé, quelque chose qui était plaisant à regarder, quelque chose qu’on pouvait aussi regarder sans la musique. La nature est pour moi magnifique. C’est agréable de créer quelque chose sans être nécessairement impliqué dans les images qui représentent l’esthétique. C’est plus sympa d’exprimer l’esthétisme et l’expérience avec de l’art et d’avoir des images qui font partie de ces expériences.

Puisque cet album est vraiment différent de ce que tu as fait auparavant, est ce qu’il arrivé de craindre que ça séduise moins le public ?

Pour être honnête ce n’est pas vraiment quelque chose dont je me soucie… Chacun va l’expérimenter à sa façon, je suis sûr que certains ne l’apprécieront pas, d’autres l’apprécieront sûrement.

As-tu déjà pensé à jouer dans un groupe ? Ou à créer un groupe avec ton frère George qui fait lui aussi de la musique ?

Pas nécessairement, on n’a jamais vraiment prévu de jouer ensemble. J’ai déjà pensé à jouer dans un groupe mais sans avoir de vrai projet. Je pense qu’il est nécessaire de collaborer avec des artistes qui ont la même sensibilité. Trouver cette connexion est très rare, donc pour le moment je suis heureux comme ça…

Est-ce que tu profites de Paris ? Ce n’est pas ta première fois ici il me semble…

C’est sympa, j’aime Paris. Je suis venu à peu près 27 fois ici je crois !

Donc tu as mangé beaucoup de baguettes ?!

Oui !

As-tu d’autres passions à part la musique ?

J’aime beaucoup le sport. J’adore aussi écouter de la musique, regarder des films…Lire est parfois agréable.

Où est-ce que tu te diriges ensuite ?

Je vais à Zürich jeudi.

Est-ce que donner des cours de guitare est quelque chose que tu aimerais faire ?

Hmm non !

Je ne réserverai donc pas mon premier cours…

Haha !

Peux-tu dire « I adore France and Pose Mag » in french ?!

Attends une seconde : «  J’adore France et Pose Mag ».

Presque ! Well done Justin !

Informations

Articles similaires

Bérangère Claire

Bérangère Claire est une jeune créatrice qui a lancé sa marque éponyme il y a trois ans. Chaque saison, ses collections proposent des basiques et classiques aux détails raffinés pour le vestiaire féminin et masculin. « Une seule démarche, proposer à tous des vêtements faciles à porter, pour le quotidien, plus qu’une mode mais un style, simple et chic à des prix abordables ». Alors si vous croisez une collection avec des pièces de qualité, classiques et branchées, du carreau, une tête de cerf et une croix lorraine, pas de doute, c’est du Bérangère Claire ! Rencontre avec la créatrice de la marque, pour en savoir plus sur son travail…

Lire

Victoria Bedos

Après le père, Guy Bedos et le fils, Nicolas Bedos, nous demandons la fille ! Victoria ! Miss touche-à-touche incontestable, elle excelle à travers la plume et la décline en mode écrivain (« Le Déni » Ed. Plon), chanteuse, journaliste (Télécinéobs, Inrockuptibles, Glamour), scénariste et dialoguiste pour séries ou téléfilms (Canal+, M6, France2,…) et comédienne (cinéma, télévision, théâtre). Peu importe le support ! Elle se lance dans l’aventure musicale avec son acolyte Olivier Urvoy de Closmadeuc et ensemble ils créent « Vicky Banjo ». Il compose, elle écrit (encore et toujours) et se produisent sur les grandes scènes parisiennes (Casino de Paris, Cigale, Trianon, …). En parallèle, elle rédige son premier long métrage « La famille Bélier » avec Stanislas Carré de Malberg dont le tournage débutera au printemps 2013, sous la houlette d’Eric Lartigau. Le scénario quasi bouclé, elle se lance alors dans l’écriture d’une série « Les Mal-Aimés », une comédie basée sur le monde des huissiers, dans laquelle elle incarnera le rôle principal. Dans la peau de Linda, elle interprète une coach excentrique dans Gym Couine (mini-fiction de 1’40’’) écrit et réalisé par Sébastien Haddouk. Nous l’avons retrouvée récemment dans un programme intitulé « Linda folle du désert », bien décidée à prendre ses quartiers d’automne dans le désert marocain. FYI, le générique de Gym Couine est signé Vicky Banjo, of course !

Lire

The Pretty Reckless

Taylor Momsen s’est faite connaître du grand public grâce à Gossip Girl. Les inconditionnels de cette série ont pu remarquer qu’au fil des épisodes et des saisons, la petite Jenny Humphrey, le personnage qu’elle incarne, a amorcé son virage gothico-rock-dark-grunge, appelez cela comme vous voulez, mais ce qui est sûr, c’est qu’elle est bien loin la petite Jenny en tenue d’écolière. Taylor Momsen a en effet décidé de montrer a tous qui elle était vraiment et de transposer son style vestimentaire fétiche sur son personnage dans la série. Mais elle a surtout décidé de s’adonner à sa vraie passion: la musique. C’est donc tout naturellement qu’est arrivé fin 2010, Light me up, l’album de sa naissance rock’n’roll, avec son groupe The Pretty Reckless. Light Me Up est une chronique honnête des expériences de Taylor Momsen, transmises au travers de son propre regard. Chaque chanson raconte une histoire en lien avec les tribulations et les épreuves sentimentales que la jeune fille a vécues ou observées.

Lire