Christelle Chollet

L’Empiafée est un « One Woman Show Musical » unique en son genre. Christelle Chollet, comédienne hilarante et chanteuse exceptionnelle refait le monde avec sa gouaille et son franc-parler. Un voyage musical incontestable ! Accompagnée de son pianiste, Jean-Louis Beydon, enchaînant Blues, Slow, Broadway, Salsa, Reggae, Rap, Christelle nous enchante dans son interprétation du répertoire de la môme Piaf, en mode Claude François. Un Talent Incontestable, une Artiste Complète (actrice, chanteuse, chroniqueuse), une Humoriste à l’aise dans ses bas résille !

Christelle bonjour ! Es-tu aussi volcanique et percutante dans la vraie vie ?

Sincèrement, Non ! Je suis à chier, je fais dans le chamallow permanent. (rire)

Acceptes-tu de nous livrer ta recette « vitamine à toute heure » ?

Les ingrédients indispensables sont :
1/ Un mec genre le prince charmant
2/ Une maison pleine d’enfants qui te font courir sans cesse et te permettent d’entretenir la forme et ta musculation
3/ Le foie gras de ma grand-mère car il est inégalable !
4/ Le pinard du Sud ouest, d’où je suis native

La danse, le chant, ce sont des disciplines qui nécessitent une grande technique. Quel temps y consacres-tu chaque semaine ?

Tu vas rire !…. Je chante uniquement avec Tina, ma fille, qui a 13 mois. On adore ça toutes les deux. On chante et on se marre. Des cours de danse ? Bah, c’est pareil. Je n’ai jamais pris de cours. Par contre, j’ai suivi des cours au Conservatoire National  de théâtre de Toulouse durant deux ans, puis ils m’ont viré. Les raisons ? Trop en retrait, manque de participation, trop timide, … MDR ! Non, pour toutes les raisons contraires… Trop, trop, trop !
En revanche, je travaille énormément mes textes, souvent réactualisés par Rémy et en raccord permanent.
Mais, sans conteste, ma plus belle école fut celle des cafés concerts et des tournées restaurants. Chaque jour, accompagnée de mon guitariste Paulo, je chantais de restaurant en restaurant. Les gens ne t’écoutent pas, alors tu pousses la chansonnette un peu plus fort pour qu’ils te remarquent…. Puis tu ramasses quelques pièces qu’ils ont déposées, sans même te regarder, dans le chapeau que tu leur tends.

Après avoir dépensé autant d’énergie sur scène, quelle est la première chose que tu fais, une fois que tu as regagné ta loge ?

Je contemple le visage de Rémy, afin de lire ses impressions. Puis, je vais boire un verre avec lui et nos amis.

Tu as enchaîné spectacle, bébé, tournée… Une véritable working-girl, comment parviens-tu à tout gérer ? A tempérament exceptionnel, Femme exceptionnelle !

La vie fait super bien les choses ! Le spectacle était en route, les dates étaient fixées. Et là, sans l’avoir prémédité, je tombe enceinte. J’étais en pleine forme. Nous avons juste décalé quelques dates après l’accouchement. J’ai assuré les représentations jusqu’à 7 mois ½ de grossesse. Evidemment, je ne sautais plus comme un cabri et mon short ne fermait plus, ce qui faisait beaucoup rire toute l’équipe….
J’ai la chance d’être entourée de gens sains et formidables. Tina est venue au monde, pour notre plus grande joie, et nous avons repris la scène un mois et demi après. Le spectacle me faisait un bien fou et me demandait moins d’énergie que mon bébé. Que du bonheur !

Voilà 4 ans déjà, que tu triomphes avec l’emPIAFée et tu n’affiches aucune lassitude, quel est ton secret ?

Comment me lasser de la magie d’un spectacle vivant ! Les textes sont réactualisés à chaque nouveau passage, les lieux sont différents, le public également. Rien n’est acquis ! Je me surprends encore à découvrir de nouvelles émotions, d’autres rires, d’autres réactions. C’est formidable !

Tu as affiché ta tournée 2011 jusqu’en mai, et après quels sont tes projets ?

On travaille sur le personnage de la « couettée », pour une adaptation éventuelle au cinéma ou à la télé. Je reçois également quelques propositions au théâtre, que je pense accepter. Mais il est vrai que si Jacques PERRIN me proposait un rôle au cinéma…. Jacques ? Le café est servi, il n’attend que vous… Le thé aussi, si vous préférez…. Le temps pour nous d’étudier vos contrats…

Rémy Caccia est ton compagnon, le papa de votre petite Tina mais également auteur et metteur en scène de ton spectacle. Il est incontestablement ton Homme, non ? Qui est le plus fier de l’autre ?

Sans aucun doute, c’est moi la plus fière de lui !  Je rêvais d’un spectacle. Il a réalisé mon rêve. Il est incroyable et mieux encore. Tu sais qu’il détient un pouvoir exclusivement féminin : la capacité de faire plusieurs choses à la fois. Du jamais vu chez un homme !

Quels sont tes humoristes de référence ?

Roselyne Bachelot ! (rire)

Edith Piaf, Claude François,… Pourquoi ce choix ? Une façon de leur rendre hommage ?

Un peu les deux. Au départ, nous avions adapté l’Hymne à l’Amour dans une version rockabilly qui eut un gros impact sur scène. Puis, lors de l’anniversaire de la mort de Claude François, nous l’avons retravaillé davantage. Le mixage des deux intensifia les rires du public. Les retours du public furent convaincants !

Parlons chiffon ! Tes tenues de scène ont été définies par toi ou Rémy ? Sous le livreur de pizzas se cache une claudette, non ?

C’est moi qui ai choisi, et moi seule, en m’inspirant des claudettes bien sûr ! Tu as déjà vu un mec choisir les tenues de sa nana ?… MDR !!!

Dans SOS Chanteuse, tu te mets au service du Rire ! En dehors de la scène, quels sont les sujets qui te fâchent vraiment ?

Tout et rien ! Perso, à la maison, je ne suis jamais en colère. A l’extérieur, les politiciens ne cessent de nous prouver qu’ils ne sont pas dans la vie réelle. Le cas des retraites récemment en est un bel exemple.

Si tu avais 20 ans aujourd’hui, que revendiquerais-tu ?

La réinsertion du slow dans les night-clubs. Comment ils font tous ces jeunes pour se draguer ?…

Par quel biais peut-on suivre ton actualité ?

Site web : www.christellechollet.com

Christelle, je te laisse le mot de la fin, quel est-il ?

En cette période de l’année, je vous souhaite à tous un Joyeux Noël !

Merci Christelle !

Informations

Articles similaires

Sara Martins

D’origine capverdienne, Sara Martins grandit à Lyon et suit une formation de danse classique à l’Opéra dans cette même ville. Passionnée de théâtre, elle intègre ensuite l’option art dramatique au lycée Saint-Exupéry. Engagée sur la pièce « Le Radeau de la Méduse », mise en scène par Roger Planchon, cette expérience déterminante influencera son départ pour Paris, afin d’intégrer le Conservatoire National Supérieur d’Art Dramatique. Pendant ces trois ans d’école, elle commence à tourner aux côtés d’Olivier Marchal dans la série « Police District » de 1999 à 2002. Puis elle enchaîne les expériences de théâtre dans « Minetti » de Thomas Bernhard, « Le costume » de Peter Brook, « Les trois sœurs » de Tchekhov. Entre deux pièces, elle poursuit sa carrière à la télévision et se fait remarquer dans « Par amour » d’Alain Tasma, pour lequel elle obtient le prix du meilleur espoir féminin au Festival de Luchon en 2003. Sara ne revendique pas son côté fan de séries télévisées, bien au contraire, puisque la télévision lui a offert de beaux rôles dans « Les tricheurs » avec Pascal Légitimus et Leïla Bekhti, « Les mariées de l’Isle Bourbon » d’Euzhan Palcy, « Merci les enfants vont bien » de Stéphane Clavier et « Pigalle, la nuit » diffusée sur Canal+. BBC One diffuse actuellement, « Death in Paradise » ; série dans laquelle elle a obtenu le rôle principal.

Lire

Nelly Furtado

Un mail, une proposition, une réponse positive dans la seconde. Le rendez-vous était pris à l'Hôtel de Sers pour interviewer Nelly Furtado ! En effet, comment refuser une rencontre avec l'interprète du célèbre tube planétaire “I'm like a bird”, que l'on a écouté en boucle, tout comme les opus suivants aux sonorités plus R&B mais tout autant réussis !

Lire

Mehdi Nebbou

Acteur national et international, Mehdi est né en France d’une mère allemande et d’un père algérien. A l’âge de 18 ans, il ne partira pas à Paris, comme tant d’autres, pour réaliser sa passion, mais à Berlin. En 1994, il intègre l’Académie du Cinéma pendant 5 ans et se destine à une carrière de réalisateur. La vie en décidera autrement… Un étudiant de l’école de Cinéma lui propose de passer des essais et il obtient l’un des rôles principaux. Le film « My Sweet Home » de Filipos Tsitos, qui lui vaut son premier rôle, fut le seul film allemand présenté en compétition au Festival de Berlin en 2001. Il poursuit sa route, alternant les petits boulots en tant que technicien dans le cinéma, monteur de films documentaires et acteur dans différentes productions allemandes. En 2004, « Seeds of doubt » (Présumé coupable) de Samir Nasr remportera le Golden Gate Award (prix du meilleur film) au Festival de San Francisco, dans lequel l’interprétation de Mehdi y est remarquable. « Schläfer » de Benjamin Heisenberg, dans lequel il a obtenu le premier rôle, est encensé par la critique et remporte la section « Un certain regard », au Festival de Cannes en 2005.

Lire