Alice Pol

Révélation du film de Pascal Chaumeil « Un Plan Parfait » (sorti le 31 Octobre) aux côtés de Dany Boon et Diane Kruger, Alice Pol interprète la jeune sœur de Diane. Drôle, manipulatrice et déterminée, elle excelle dans le rôle de Coco que lui a confié le réalisateur Pascal Chaumeil. Née sous les sunlights (l’île de la Réunion), c’est à Marseille qu’elle grandit ! Elle fait ses premiers pas au théâtre avant de rejoindre le cinéma. On la découvre dans « Vilaine » de Jean-Patrick Benes aux côtés de Marilou Berry, puis dans « Joueuse » de Caroline Bottaro avec Sandrine Bonnaire. Elle enchaîne dans « Les émotifs anonymes » de Jean-Pierre Améris, aux côtés de Benoît Poelvoorde et Isabelle Carré et dans « Une folle envie » de Bernard Jeanjean. Alice, femme caméléon, prouve par la diversité de ses rôles (bimbo, jeune fille modèle, girl next door idéale, femme de chambre, étudiante, …) son aisance dans la composition et son talent d’actrice.

Qu’est-ce qui vous a séduit dans cette comédie pétillante, dynamique et originale «  Un Plan Parfait  »  ?

J’avais déjà rencontré Pascal Chaumeil, lors du tournage d’une pub pour IKEA, à laquelle je participais. J’avais également vu et adoré «  L’Arnacoeur  », bien sûr. J’ai reçu le scénario et durant la lecture j’ai éprouvé un véritable coup de cœur pour cette comédie. Je me suis donc rendue au casting, avec la ferme intention de décrocher le rôle de Corine. La suite… vous la connaissez  !

Quels sont les points communs entre Coco et Alice  ?

L’énergie, l’empathie, la proximité avec sa sœur et une envie folle que l’amour triomphe. Elle s’investit énormément pour sa sœur et est en interaction permanente avec tous les personnages. C’est tout moi, ça aussi  ! Prête à tout pour le bonheur des miens  !

Une anecdote lors du tournage à nous confier  ?

Durant une scène, tournée au bowling, je devais perdre mais néanmoins jouer. Comme je ne suis pas très douée… J’ai lancé et là… Strike  ! Évidemment, on a refait la scène qui était hors scénario. (rire)

Blague à part, pensez-vous que le mariage est une étape incontournable pour un couple  ?

Personnellement, je ne le pense pas. Tout dépend de la personne qui est face à vous, de votre ressenti, de vos convictions personnelles et mutuelles. Faut-il ou ne faut-il pas franchir l’étape  ? A chacun sa réponse  !

J’imagine que le clap final «  Coupez  » a dû être frustrant, après avoir tourné aux côtés de Dany Boon, Diane Kruger et l’ensemble des acteurs  ?

Ce tournage m’a comblé, tant par le travail, que par les relations vécues avec Dany, Diane, Pascal (le réalisateur) et toute l’équipe. Une belle rencontre humaine  qui semblait si évidente  !

Être un jour actrice  : un choix qui s’imposait comme une évidence  ?

J’ai débuté à 14 ans au Théâtre du Gymnase à Marseille. Mon déclic  ? La scène  ! Le cinéma est arrivé plus tard.

Un rôle que vous refuseriez d’incarner  ?

J’aime trop composer pour refuser. Je rejetterais davantage un projet que je ne ressens pas.

Vous avez écrit votre première comédie romantique, «  C’est tout droit… ou l’inverse  », mise en scène par Franck Harscouët et jouée dans la France entière, depuis 2005 avec la complicité d’Ugo Gonzalez. Que vous a apporté cette expérience très personnelle  ? Envisagez-vous de reprendre l’écriture dans les mois qui viennent  ?

Cette expérience m’a beaucoup appris, mais plus que tout j’éprouve un besoin d’écrire insatiable. L’écriture va au-delà des mots et me permet de m’évader. J’aime évoquer le couple, leurs rapports, les relations homme/femme. N’est-il pas fascinant de constater que deux personnes étrangères, l’une à l’autre, parviennent à se confier sans crainte, en quelques minutes  ? Alors que communiquer avec des êtres chers n’est pas vraiment évident… Peur de leurs réactions, de les blesser, de les choquer… J’espère pouvoir réitérer l’expérience prochainement car l’écriture et le jeu me passionnent.

Quels sont vos projets actuellement  ?

Nous venons d’achever le tournage de «  Joséphine  » d’Agnès Obadia, une adaptation de la BD du même nom, aux côtés de Marilou Berry, dont je suis la petite sœur. Je suis l’être parfait par excellence, au point qu’il m’arrive de péter les plombs. Le film sera diffusé courant de l’été 2013 et je suis certaine que tous les fans de Joséphine apprécieront la réalisation d’Agnès Obadia.

En 2013, je rejoindrai le tournage de «  La dictature des Sentiments  » d’Alain Berliner. Je serai Hermine, la petite amie de Romain (interprété par François Berléand), un jeune banquier séduisant.

Au printemps prochain, vous pourrez me retrouver dans le nouveau film de Nicolas Bary «  Au Bonheur des Ogres  », aux côtés de Bérénice Bejo et Raphaël Personnaz. J’y interprète une pédopsychiatre un peu lunaire, une vieille fille originale au look un peu déjanté.

Entre tournages de courts et longs métrages, Alice Pol se voit remarquée par le Comptoir des Cotonniers qui en fait son égérie – Collection automne-hiver 2011/2012.

Devenir égérie, ce n’est pas anodin  ! Qu’avez-vous ressenti en apprenant ce projet de collaboration avec «  Le Comptoir des Cotonniers  »  ?

Je me suis tout d’abord rendue au casting, auquel j’étais conviée. Et là, je me suis retrouvée au milieu de mannequins sublimes. Autant vous l’avouer, je me sentais quelque peu décalée… Très vite, j’ai été recontactée et appris que j’étais retenue. Bien que surprise, j’en fus très heureuse  ! Durant le tournage du court métrage, qui a duré trois jours, un lien particulier s’est créé avec toute l’équipe. Ils étaient tous si humains et pourvus d’un sens artistique si aigu. J’aime infiniment la collection et je n’hésite pas à porter quelques pièces, lors de passages en télé ou de rendez-vous presse, pour la promotion d’un film.

Question mode toujours… Au quotidien, êtes-vous plutôt chic ou choc  ?

Ni l’un, ni l’autre  ! Au quotidien, porter des carreaux avec des rayures ne me pose aucun problème (rire). Ce n’est pas très glamour, mais il est vrai que j’ai tendance à privilégier le confort. Dans ma vie professionnelle, je suis néanmoins très attentive à ma tenue.

Vous vous préférez brune ou blonde  ?

Je n’ai pas vraiment de préférence. Si un réalisateur me demande de modifier ma couleur ou ma coupe, afin d’être plus cohérente avec le personnage qu’il m’a confié, je m’exécute. Il est agréable de se laisser ainsi guider. En fonction du concept proposé, je ne verrais aucune objection à me raser le crâne, si telle était son attente. Je rejoins ainsi plus facilement l’univers du film et intègre plus rapidement mon rôle.

Quel parfum portez-vous le plus souvent  ?

Jusqu’alors, aucun parfum ne me satisfaisait vraiment, mais j’ai découvert, depuis peu, «  Songe  » d’Annick Goutal. J’apprécie par-dessus tout sa note estivale.

Votre dernier achat coup de cœur  ?

Une splendide paire de bottes rouges vernies de chez Melting Pot. Elles sont si confortables que je n’ai pas hésité une minute à les porter, lors du tournage de «  Joséphine  », sous une robe de mariée (rire).

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Lola Naymark

L’histoire de Lola Naymark, sous les projecteurs, démarre dès l’âge de 7 ans. Elle tourne tout d’abord dans des téléfilms « La nouvelle tribu » et « Un coup de baguette magique » de Roger Vadim. A 10 ans, Bunny Godillot lui offre le rôle principal dans « Riches, Belles, etc » aux côtés de Claudia Cardinale, Anouck Aimée et Marisa Berenson. En 2002, elle joue avec Omar Sharif, Gilbert Melki et Isabelle Adjani dans « Monsieur Ibrahim et les fleurs du Coran » de François Dupeyron.En 2004, elle obtient le prix Michel Simon, se voit nominée aux Césars dans la catégorie « Meilleur espoir féminin » et reçoit le prix de la révélation féminine au festival de Cabourg pour « Brodeuses » d’Eléonore Faucher, dans lequel elle tient le rôle principal aux côtés d’Ariane Ascaride.Elle enchaîne avec « La Maison de Nina » de Richard Dembo, « Dans tes bras » d’Hubert Gillet aux côtés de Michèle Laroque et « L’Armée du crime » de Robert Guédiguian. Place au théâtre dès 2009, où elle interprète Ophélie dans « Le jour des meurtres dans l’histoire d’Hamlet », mis en scène par Thierry de Peretti. Puis, elle intègre, l’année suivante, la compagnie de théâtre Les Années Ivres, avec laquelle elle joue « Le Dindon » de G. Feydeau pendant deux ans au Festival d’Avignon.En 2011, elle joue aux côtés de Yann Barthès dans « Arthur Flèche », un court métrage de Samuel Hercule pour Canal +.Jusqu’au 30 juin, Lola Naymark vous invite à vous rendre au théâtre de l’Atelier où elle se produit sur la scène dans « Liaisons Dangereuses », mis en scène par John Malkovich.Nous la retrouverons également dès le 11 juillet à l’affiche du film « Ma bonne étoile » d’Anne Fassio, aux côtés de Fleur-Lise Huet, Christophe Lambert et Claude Brasseur.Synopsis : En Normandie, Louise (Fleur-Lise Huet) vit heureuse dans le monde du cheval. Brusquement, le destin frappe. Louise reste seule avec son père (Christophe Lambert) et un ami de la famille (Claude Brasseur) à la Ferronnière, le haras où elle vit depuis toujours. Les affaires vont mal, ils sont au bord de la faillite…Heureusement, il y a Marquise, une jeune jument que Louise a élevée. Envers et contre tout, la jeune fille et Marquise vont se battre contre la fatalité qui semble s’acharner…‍

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