Adam Vadel

Adam Vadel intègre très jeune le conservatoire pour apprendre les percussions. Egalement séduit par le piano, il portera finalement son dévolu sur la batterie. Ses premières amours musicales se nomment Michael Jackson, James Brown, David Bowie, Prince, Sly and the Family Stone, puis il découvre les Stones, Ramones, AC/DC auxquels il adhère rapidement. Au collège, il s’empare de la guitare, devenu son instrument de prédilection et monte son premier groupe dont il sera le chanteur. Très vite repérés, ils sont programmés pour les soirées Rock’n’Roll Fridays du Gibus. Dans la foulée, il enregistre et autoproduit son premier album, contenant une reprise de Kiss « I was made for loving you ». Du haut de ses treize ans, son passage au Grand Journal de Canal+ ne passe pas inaperçu et lui ouvre de nouvelles portes. En fréquentant les jam sessions de la capitale, Vadel approfondit son intensité musicale et développe sa technique instrumentale. Pas étonnant qu’on le retrouve en première partie d’artistes comme Joe Cocker, Pink ou INXS. La musique est toute sa vie ! Il partage donc tout son temps entre le studio, la scène et les États-Unis (lieu culte des artistes !). Sorti le 29 Octobre 2012, ce premier album éponyme est teinté des sons rock qui ont forgé ses goûts musicaux et ses textes (à son image) rêveurs et mélancoliques nous incitent à vivre dans l’urgence.

Adam, pouvez-nous nous présenter chaque membre du groupe  ?

Anouar à la basse, Virgile le batteur, quant à moi, je suis auteur-compositeur, guitariste et chanteur du groupe.

Votre album a été enregistré avec Momo Hafsi à la basse, Jean-Philippe Motte à la batterie et Philippe Decock au piano et à l’orgue.

Au moment de l’enregistrement, le groupe n’était pas tel qu’il est aujourd’hui. La majorité était mineure et sans l’autorisation des parents, j’ai dû faire face à l’instabilité du groupe. Cette fracture m’obligea à reconstruire le groupe avec des amis musiciens, courant mai.

Quand avez-vous enregistré cet album  ?

Les quatre premiers titres ont été enregistrés au mois de mars, au moment où les événements étaient quelque peu tendus dans le précédent line-up. A partir de mai, nous avons repris et finalisé l’enregistrement.

Dans quelles circonstances, avez-vous rencontré Anouar et Virgile  ?

Le bassiste, avec lequel j’enregistrais, avait d’autres projets en parallèle depuis un an déjà. Au moment de notre séparation, Anouar a assisté à de nombreuses séances d’enregistrement, en présence de mes acolytes JP et Momo. Début juin, il a véritablement intégré la formation.
Quant à Virgile, il nous a rejoints il y a trois mois. Je le connaissais depuis quatre ans. Il vivait sur Lyon et avait monté son groupe dans le Jura. A l’occasion de concerts ou festivals, il montait très souvent à Paris, pour se produire au Bus Palladium ou au Gibus avec son groupe, dont j’appréciais le jeu. Lors de notre dernière entrevue à Paris, cet été, je lui ai proposé la place de batteur dans le groupe. Après un essai plus que concluant, il nous a rejoint et n’a plus quitté Paris. Il vit en alternance chez moi et chez Anouar.

Interprète, mais également auteur de vos textes, qui collabore à la composition  ?

Personne d’autre que moi. J’ai composé la plupart des titres de l’album, à partir de la guitare, mais il m’arrive également de composer au piano. Pour «  Aime  » et «  Demain je meurs  », la démarche fut encore différente, puisque je suis parti d’un rythme de batterie, sur lequel j’entendais une mélodie. «  Drama Queen  » est issu d’une phrase qui m’est venue spontanément, aussitôt suivi d’une mélodie et d’un arpège de guitare. La composition ne répond à aucune règle, elle peut partir d’un son, d’une grille d’accords, d’une phrase  : de tout et de n’importe quoi  !

Vos chansons sont écrites en franglais. Pourquoi ce choix  ?

Je suis anglais iranien, né en France. L’anglais est ma langue maternelle, mais je vis en France où j’y ai fait la plupart de mes études. Bien que les artistes rock s’expriment davantage en anglais, je désirais plus que tout partager mes textes, sans barrière linguistique. J’apprécie certaines formulations en anglais, dont la traduction française risquait de perdre l’essence même de ma propre expression. Voilà pourquoi j’ai opté spontanément pour des chansons bilingues.

Vous avez repris «  I will survive  », une chanson d’espoir international. Un clin d’œil à la fin du monde annoncé le 21 décembre  ?

(rire) Non, pas du tout  ! Je ne crois absolument pas à toutes ces prédictions. «  I will survive  » est un message d’espoir universel à l’état pur. Elle évoque la capacité de pouvoir rebondir après une rupture amoureuse, un échec.
Lors d’un concert, nous avions décidé d’intégrer quelques reprises. Alors que nous commencions à jammer sur cette chanson, le public s’est montré très réceptif. Malheureusement, nous n’avions que la mélodie en tête, car nous ne l’avions pas réécoutée depuis au moins trois ans. Grâce à mon téléphone, j’ai visualisé les paroles et nous l’avons reprise sur un autre tempo. Le résultat fut surprenant. Nous l’avons ressenti si intensément  ! Nous étions parvenus à nous approprier ce titre. L’intégrer dans l’album devint une évidence.

Comme de nombreux artistes actuellement, votre album est éponyme. Pourquoi ce choix  ?

Ce premier album correspond à un best of de toutes mes compositions. Beaucoup de gens pensent qu’un artiste débute à la sortie de son premier album  ; il n’en est rien. Pour ma part, j’ai démarré ma carrière professionnelle il y a dix ans et cet opus est le premier.
J’ai donc procédé à une sélection rigoureuse et cohérente, afin d’apporter à cet album de multiples couleurs, dont le reflet correspond aux divers aspects de ma personnalité.
Je ne suis pas monochrome et durant tout ce temps j’ai beaucoup évolué. Je me refusais de mettre une étiquette sur cet album qui ne répondait à aucun concept, aucun fil conducteur. «  Vadel  » résume amplement l’album.

Votre album apparaît comme autobiographique. L’amour et la quête de la plénitude sont omniprésents. Quel message voulez-vous transmettre  ?

Que la déception soit amicale, sentimentale ou autre, j’ai voulu avant tout aborder tout au long de l’album, l’amour de la vie, le partage, la confiance… Même si la souffrance est présente dans plusieurs titres, le message est toujours le même  : se relever, positiver.

Le succès rapide de votre album vous surprend-il  ?

Ce n’est pas une surprise, dans la mesure où le travail fait en amont remonte à plusieurs années. Le côté médiatique, lié à la promotion, nous expose au public certes, mais je ne m’imagine pas faire autre chose que de la musique, et travailler encore et encore en studio. Je le vis comme une étape logique, un aboutissement.

La musique, c’est le moteur même de votre vie. Une passion qui a grandi à vos côtés et dans laquelle vous avez puisée toute votre énergie pour en faire votre carrière. Merci papa, merci maman  ?

Évidemment, je remercie infiniment mes parents qui ont perçu très tôt ma détermination et ne m’ont jamais freiné, ni bloqué dans ma démarche musicale. J’ai néanmoins obtenu mon bac, poursuivi mes études en parallèle, ce qui semblait être un deal parfait  !
Je remercie également Jackie Lombard qui m’apporte une aide précieuse depuis des années. A la tête d’une grosse multinationale de tournée, elle m’avait repéré lors d’une première à Bercy. Je lui dois mes premières parties de Pink, Joe Cocker. Une belle amitié est née depuis  !

Comment qualifieriez-vous cette année 2012  ?

D’un point de vue figuratif, je dirais que c’est le bourgeon qui éclate, le poussin qui sort de l’œuf. 2012 correspond à la rencontre avec le public et au partage de mon travail.

Quels sont vos projets : scène, tournée, festival  ?

Valenciennes (le 30 novembre), Strasbourg (le 8 décembre), Caen (le 18 janvier), Marseille (le 2 février).

Quelle relation entretenez-vous avec les réseaux tels que FB et Twitter  ?

Ce sont de merveilleux outils de communication, comme la publicité a été un outil majeur diffusée sur les panneaux d’affichage, à la télévision ou sur les chaines de radios. Partager et entrer en communication aujourd’hui est offert à tout le monde  !

Informations

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Virginie de Clausade

uteure de trois ouvrages édités chez Flammarion, actrice et animatrice franco belge, Virginie est chroniqueuse, dès 2004, dans l’émission « Ca balance à Paris », présentée par Michel Field, sur Paris Première. En septembre 2006, elle enchaîne sur France 2 dans « On a tout essayé » de Laurent Ruquier, et sur Europe 1 avec Laurent Ruquier (toujours !) dans « On va s’gêner ». En parallèle, elle collabore au magazine du cinéma sur TPS « Star Mag ». Dès mai 2006, elle rejoint Arthur sur TF1 pour présenter « Les Enfants de la télé » et anime Le Club TF1, un programme court d’informations pratiques. En avril 2009, elle présente sur NT1 le jeu télévisé « Tout pour plaire », une émission de dating et co-anime la matinale de Fun Radio, de 6h à 9h, aux côtés de Manu et de Vacher. D’octobre 2010 à février 2011, elle présente « Paris tout compris » sur France 3 Île-de-France.

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