ROSEAUX

Roseaux

Roseaux est un projet musical à la fois sobre, passionné et passionnant qui naît dans une période où jamais tempête n’a soufflé aussi fort sur le monde de la musique enregistrée. Un défi insolent, me direz-vous  ! Mais les roseaux n’ont-ils pas cette capacité de résistance telle, qu’ils plient mais ne rompent jamais  ?

Roseaux est composé d’artistes aux itinéraires variés, d’où sa force ! Emile Omar (dj et programmateur chez Radio Nova), Alex Finkin (dj et producteur), Clément Petit (violoncelliste) et Aloe Blacc (chanteur américain et multi instrumentiste) collaborent avec enthousiasme à la conception d’un album, basé sur le réarrangement d’une dizaine de titres, puisés dans des univers très différents. Un projet cohérent, une rencontre humaine inespérée, des artistes talentueux, il n’en fallait pas plus pour rendre l’aventure possible  !

A partir de versions originales, ils ont su adapter et s’approprier chacune des reprises de l’album, grâce à la réécriture, aux arrangements soignés et parfois si décalés des œuvres originales. Avec Roseaux, Emile Omar et ses partenaires parviennent à donner à ce projet une âme véritable, dotée d’une élégance certaine et d’une mélancolie fluide post soul et jazz noctambule sur laquelle navigue la voix caressante d’Aloe Blacc.

La sortie de cet incontournable album rythmé de jazz, blues et folk  ? Lundi 12 Novembre 2012  !

Rencontre avec Emile Omar, programmateur de Radio Nova, mais également organisateur/résident des soirées Tropical Discoteq et Domino qui enflamment Paris.

Emile, vous êtes l’initiateur de ce projet dont l’élaboration a duré plus de cinq ans. Comment passe-t-on de programmateur à directeur artistique, producteur  ?

Avant tout, je n’avais qu’un objectif : faire de la musique. J’ai beaucoup appris ces six dernières années. J’ai, tout d’abord, élaboré un projet en définissant le type de musique que je désirais. J’ai amené un cadre sur fond de soul, folk, jazz, musique latine, une couleur et des chansons acoustiques. Entièrement autodidacte, j’ai joué de mon intuition pure, avancé par tâtonnement  : une grosse démarche créative que j’ai apprise sur le tas.

Dans quelles circonstances vous êtes-vous rencontrés  ?

J’ai rencontré Clément au lycée et Alex, lors d’une soirée. Leurs univers musicaux sont très distincts. Clément baigne dans le jazz, alors qu’Alex possède une très large culture classique. Lorsque je leur ai proposé mon projet, ils m’ont suivi car nous sommes tous les trois amoureux de la chanson. Notre collectif est basé sur le dialogue, l’échange d’idées, de propositions et de rôles bien définis. Clément était en charge de la direction vocale et Alex de la réalisation. Leurs connaissances instrumentales donnent de la force à l’album et a permis d’obtenir un résultat homogène et cohérent.

L’ascension d’Aloe Blacc durant toute la conception de votre propre album a été fulgurante. Lui qui ne se considérait pas comme chanteur, en 2007, s’est fait reconnaître en tant que tel avec «  I need a dollar  ».

J’ai contacté Aloe Blacc car son grain de voix avait retenu mon attention. Enthousiaste, il accepte aussitôt le projet. Clément devient alors son coach pendant la session et l’aide à poser sa voix, dont la tessiture se révèle remarquable. Peut-être sommes-nous à la base d’un déclic chez Aloe… quoi qu’il en soit, il envisage rapidement de sortir un album. Lors d’un show case durant lequel nous présentions quelques titres issus de Roseaux, je lui suggère de travailler avec des musiciens new-yorkais. La suite ? La sortie de «  I need a dollar  » qui le propulse rapidement, un succès considérable en Allemagne et en Angleterre, la promotion de son album pendant dix-huit mois… Il aurait pu nous oublier… Il n’en est rien. Aloe aime notre projet et il continue de le supporter, malgré son indisponibilité. La faute à qui  ?

Roseaux Emile Omar

Baptiser son groupe Roseaux, il fallait y penser  !

Un mot français pour une musique européenne  ! Roseaux est une entité unique qui forme un tout ; une représentation imagée de notre projet collectif qui revendique une singularité, à l’heure d’une homogénéisation imposée de nos jours par des médias ultra puissants.

Quels étaient vos critères de sélection quant au choix des reprises  ? J’imagine qu’il n’a pas été simple  ?

Dans des univers musicaux très variés, j’avais, au préalable, sélectionné entre vingt et vingt-cinq titres. Retenir de bonnes chansons est une chose, encore faut-il qu’elles s’intègrent au fil conducteur que je m’étais fixé… Au final, il en restera dix, revisitées par Roseaux.

Roseaux nous offre un voyage à travers le temps de 1960 à nos jours. Quel public aimeriez-vous sensibiliser à travers cet album  ?

J’aurais tendance à dire «  tout le public  »  ! Non, plus sérieusement, je souhaite que nous sensibilisions les amateurs de musique, les curieux, entre 20 et 70 ans.

Quelques jours après la sortie officielle, que ressentez-vous  ?

Après une aventure de six années, je suis ravi. Le projet s’est concrétisé et j’attends avec impatience les retours, tout comme le bachelier attend le résultat de son bac avec mention spéciale. (rire) On croit en l’album  !

L’album est disponible en CD et en vinyle, une idée des dj, Emile et Alex, je suppose  ?

Le vinyle… encore un objet hors code  ! C’est une pièce individuelle qui n’est absolument pas destinée au mix, mais aux fans. Un objet intemporel, qui résistera au temps qui passe  !

Des tournages de clip sont-ils envisagés  ?

On y songe effectivement, mais rien, à ce jour, n’est encore calé.

Sur quelles radios sera programmé et diffusé votre album  ?

Sur Radio Nova par Max Guiguet (et non moi  !), Le Mouv, Radio Jazz, et bien d’autres j’espère  ! Tout comme nous aimerions participer à quelques émissions télévisées culturelles  !

Comment parvenez-vous à gérer la promotion de l’album et votre vie professionnelle  ? Cette nouvelle corde à votre arc ne va-t-elle pas vous obliger à faire des choix cruciaux, durant quelque temps  ?

Très difficilement (rire)  ! Non, je plaisante. Je parviens encore à gérer mes programmations à la radio, l’organisation de quelques soirées et la promotion de l’album. Je travaille également sur des reprises de Georges Brassens, un auteur dont l’univers me fascine  !

Des concerts sont-ils déjà programmés  ? Envisagez-vous une tournée  par la suite ?

Aloe Blacc étant victime de son succès actuellement, je ne peux rien envisager dans l’immédiat, mais j’espère bien y parvenir  !

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ROSEAUX – Album Teaser

Propos recueillis par Armelle H.

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