WE WANT SEX EQUALITY

ATTENTION, FEMMES EN GRÈVE!

“Le développement d’une société se mesure aux progrès accomplis dans l’émancipation des femmes.”Karl Marx

Allez les filles, on enfile sa plus belle robe sixties, on gonfle le brushing au maximum, on se fait un œil de biche avec 3 cm d’eye liner et on court voir We want sex equality !

Le film pourrait se résumer à ça: « Au printemps 68 en Angleterre, une ouvrière découvre que, dans son usine, les hommes sont mieux payés que les femmes. En se battant avec ses copines, elle va tout simplement changer le monde… » Sauf qu’on ne peut pas résumer ce petit chef d’œuvre qu’est « We want sex equality ». On parle quand même du soulèvement de 187 couturières en 1968, soit une sacrée révolution, soyons honnêtes. Payées 15% de moins que des ouvriers non qualifiés alors que leur travail exige de réelles compétences ! Et alors elles se laissent faire ? Et bien non non non ! Ces femmes décident de faire grève, une première dans l’histoire de l’Angleterre.

Bon ok, je suis sortie de la salle en voulant changer le monde moi aussi, pancarte en l’air, brushing impeccable et pantalon vichy !!! Maintenant je veux être Rita O’Grady (fabuleuse Sally Hawkins dont nous n’avons pas fini d’entendre parler) Je me demande comment nous, les jeunes femmes des années 2000, nous pourrions également changer la donne, lancer une mini révolution (ou une grosse révolution, c’est comme vous voulez). Parce que OUI, ce film nous fait réfléchir tout en s’écartant des stigmates du féminisme primaire qui me colle parfois des boutons. Il montre des femmes qui ne veulent pas scalper l’homme et le manger tout cru, on y voit un vrai groupe de copines/collègues, qui se sert les coudes pour ENFIN obtenir les mêmes droits que leurs homologues masculins. Et ça, franchement, ça fait du bien. Bon je ne vous cache pas que j’ai particulièrement aimé les moments où notre héroïne joue de finesse et ridiculise (sans vraiment le vouloir) certains pontes de l’entreprise Ford.

Nous voici face à un petit bijou du cinéma anglais qui nous transmet un morceau des swinging sixties, c’est frais et léger comme un sorbet en plein été, et nous, on en redemande !

Mais, les filles, je ne veux pas vous embêter avec ça mais nos salaires ne sont pas encore totalement au même niveau que nos chers collègues masculins si je ne m’abuse, on nous demande souvent en entretien si nous comptons avoir des enfants histoire de savoir si nous sommes « bankable or not », enfin bref la situation n’est toujours pas au beau fixe. Ca vous dit qu’on se la joue Rita O’Grady ?

We want sex equality, de Nigel Cole. Avec Sally Hawkins, Bob Hoskins, Rosamund Pike…

Marie Parent

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *