TOI, MOI ET LES AUTRES

La rédactrice mode que je (ne) suis (pas) a plus d’une corde à son arc! Il y a une corde en nylon, une corde en crin de poney des Alpes et désormais, il y a une corde 7ème art, que j’ai envie d’appeler, au risque de choquer, la corde cinématographique. Ce qui est bien, quand on possède une corde cinématographique, c’est qu’on possède le super pouvoir de faire des phrases incompréhensibles qui auront nécessairement l’air inspirées, dans la mesure où la critique a tout vu, tout lu, tout su.

Voici donc, à chaud, mes impressions sur le film TOI, MOI, LES AUTRES, auquel j’ai eu la chance d’assister à l’avant-première. Une dernière remarque, sorte d’avant-propos, la seule carte dont je dispose n’étant pas une carte de presse mais une carte étudiant, j’ai du payer ma place. Anecdote amusante, ce jour là, je l’avais oubliée, j’ai donc du payer plein pot. Veuillez noter que la rédaction accepte les chèques.

Une fresque Kantienne, un esthétisme Flamand du haut XVème pour un récit chevaleresque sans Horteufisme aucun, où la distribution à fleur de peau nous offre une prestation cosmopolite et taxidermiste. Une débauche de couleur qui n’est pas sans rappeler une bonne flamenkuche.

Audrey Estrougo du 9-3 réussi le pari, avec TOI, MOI, LES AUTRES, de nous plonger dans un état quasi freudien d’hypnose aquatique et de subconscience néo-écologiste sentimentale sans pour autant verser dans le pamphlet idéologique grandiloquent, travers pourtant difficilement évitable lorsque l’on aborde la comédie musicale. Ainsi, c’est tel un petit Poucet sans bout de pain, que l’on cherche à s’extraire de nos propres glandes lacrymales, mais en vain, rattrapés par le XXème siècle.

Leïla Bekthi est, une fois de plus, une bouffée d’air frais et une véritable muse urbaine, sous une profusion d’élan aortiques maîtrisés. Certaines scènes offrent au spectateur l’expérience épidermique du gallinacé fougueux, mais également son lot de moments aromatiques fantasques et hurluberlesques.

(Mais sinon en vrai, j’ai quand même bien aimé, alors j’attribue au film la note de 3 big up sur 5)

Marine Revel

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