DES BIJOUX DE RÊVE: PETITE ET HAUTE JOAILLERIE

“Diamonds are a girl’s best friend” chantait Marylin Monroe. Ils ne sont plus les seuls. Depuis que l’univers des bijoux de luxe se décline en « petite joaillerie » et « haute joaillerie », la donne a un peu changé et les diamants ne sont plus les seuls artifices à faire rêver les femmes…


L’âge d’or de la joaillerie française remonte au XVIIe siècle, époque à laquelle le travail des métaux précieux et des gemmes prend son essor. La taille à facettes est inventée et les pierres précieuses, jusque-là taillées en cabochon, brillent d’un nouvel éclat. Pour les mettre en valeur, de nouvelles techniques sont inventées. La joaillerie naît et se développe.

La haute joaillerie, quant à elle, assoit son prestige au fil des siècles en s’adressant à une clientèle privilégiée qui peut de permettre de dépenser plusieurs dizaines de milliers d’euros pour une pièce exceptionnelle. L’orfèvrerie ou la bijouterie (c’est-à-dire le travail des métaux précieux) ne disparaît pas pour autant, et les deux techniques se complètent pour répondre à chaque type de demande.

C’est seulement au début des années 2000 qu’une nouvelle façon de penser et de consommer le bijou se développe : la petite joaillerie. La petite joaillerie propose des pièces plus faciles à porter, plus fantaisistes et surtout, beaucoup moins chères que la haute joaillerie, tout en se positionnant sur un créneau plus haut de gamme que la joaillerie « populaire ».

La petite joaillerie brouille les pistes en mêlant allègrement pierres fines et gemmes moins précieuses (turquoise, onyx…), et va même jusqu’à utiliser de l’émail, de la céramique, du cristal ou… des pierres synthétiques. Le pas a d’ailleurs été franchi récemment par Dodo, pour son modèle Amore, une bague en or sertie d’un faux rubis en forme de cœur. Des matières premières jusque-là non grata s’invitent dans des créations ludiques et impertinentes qui se jouent des codes et des traditions.


Le prix de l’or s’envole, les marques de petite joaillerie en tiennent compte et… contournent le problème, sans perdre leur potentiel de désirabilité, au contraire en constante progression. Ainsi, l’or peut être travaillé et ajouré à la manière d’une dentelle, comme dans la ligne Aziyade de Nessa – ce qui s’apparente d’ailleurs parfois davantage à des techniques de bijouterie que de joaillerie… Les pièces peuvent être délicieusement petites et fines, réduites à leur essentiel, comme les bagues Single Diamond d’Apriati.


En petite joaillerie, il est aussi possible d’utiliser de l’or 9 carats ou du vermeil à la place de l’or 18 carats généralement employé… Le bracelet Cobra d’Aurélie Bidermann est un parfait exemple de bijou en vermeil magistralement travaillé.

Quid alors de la haute joaillerie ? Serait-elle en passe de disparaître, concurrencée par sa petite sœur ? Loin de là. D’abord, les deux ne jouent pas dans la même cour. Ensuite, il suffit de poser les yeux sur les dernières créations de Chanel ou de Chaumet pour s’assurer que la magie est restée intacte. Reste que ces merveilles se font plus facilement admirer dans les pages des magazines que dans la vie de tous les jours…


Plaisir des yeux ou plaisir d’achat, les marques de luxe jouent sur les deux créneaux, pour le plus grand plaisir des croqueuses de… bijoux.

Carole Grandjean

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