Maurane

Le Monde est peut-être Stone mais Maurane, Ça casse encore et toujours ! Portée durant deux ans dans sa tournée Nougaro, par un triomphe auquel elle ne s’attendait pas, Maurane nous revient aujourd’hui avec un nouvel album intitulé « Fais-Moi une Fleur ». Des titres tout en parfum, en couleur, en senteurs diverses que nous vous invitons à découvrir… encore et encore !

Maurane bonjour ! À quelques jours de la sortie de votre nouvel album «Fais-Moi une Fleur » que ressentez-vous ? Soulagement, Excitation, Fierté, Reconnaissance, Appréhension ? …

De l’excitation certes, mais une grande reconnaissance également. Dans un premier temps, je remercie Jean-Philippe Allard de m’avoir quelque peu entraînée dans cet enregistrement made in N.Y., moi qui n’ai pas vraiment de rêve américain. Cet album c’est aussi son bébé !

De l’appréhension ? Je m’attends à tout et à rien, mais si j’en juge par les premières réactions, l’album reçoit déjà un accueil qui laisse présager de bonnes retombées. Tout va bien !

Ce nouvel opus est l’accomplissement d’un travail minutieux auquel ont collaboré de nombreux artistes français et quelques pointures musicales. À quel moment, avez-vous inséré votre note personnelle dans chacun de ces 12 titres ?

Dans l’interprétation, à chaque fois que je posais ma voix sur un texte, une musique. J’ai eu une chance inouïe de travailler durant 6 jours avec des musiciens talentueux et humbles et avec des réalisateurs tels que Gil Goldstein (Paul McCartney, Bobby McFerrin, Richard Galliano, Michel Petrucciani,…) et Jay Newland (Norah Jones, Eddy Mitchell, …). Quel privilège !

Quel bonheur de retrouver tous ces rythmes que vous affectionnez tant ! Jazz, Reggae, Ska, Tango, … Ça swing avec une énergie impressionnante, quel est le secret de votre dynamique ?

Le secret ? Vous savez, lorsque vous devez enregistrer tout un album en 6 jours, vous n’avez pas le choix. Pas le temps de se reposer sur ses lauriers. En 3, 4, 2 vous attaquez ! Vous faites tout, sauf réfléchir. Je suis une éternelle optimiste, elle est sans doute là ma dynamique !

« Je me sens bien » est un copier/coller d’une Maurane qu’on ne soupçonnerait pas. Quelle est cette euphorie naissante ? Vous marchez à quoi ? (lol !)

Je marche à l’eau pétillante, pourquoi ? C’est Juliette qui m’a écrit cette chanson, c’est vrai que je m’y retrouve un peu. Il est aussi agréable de se complaire dans un bonheur soudain, qu’il est détestable de se lamenter sur son propre sort, non ? Je suis comme tout le monde, j’ai mes hauts et j’ai mes bas.

Les femmes aujourd’hui abordent la cinquantaine en toute assurance. Elles semblent plus épanouies et plus affirmées que jamais à se réaliser. Redoutez-vous le temps qui passe ou le provoquez-vous en vous défiant chaque jour ?

Absolument pas. À 40 ans, je disais que la vie était belle. À 50 ans, je la trouve plus magnifique encore. Plus le fruit est mûr, plus il prend de la valeur ! Chaque jour pour moi est un jour nouveau. En dehors des programmations de tournée, je ne fais pas de projets à long terme. Je savoure chaque jour et ne redoute pas le temps qui passe. OK je vous l’accorde, je ressens quelques effets indésirables comme une perception visuelle plus capricieuse, des muscles un peu douloureux le matin au réveil, quelques rides par-ci, par-là, … mais rien de tout cela n’obscurcit ma joie de vivre au quotidien.

Vos parents sont-ils les principaux responsables de votre carrière artistique ? Avec une mère pianiste et un père, directeur au conservatoire, le formatage semblait irréversible, non ? N’avez-vous jamais envisagé de vous destiner à une autre carrière ?

Non. Petite, mes siestes étaient bercées par Ravel, Debussy et Bach, alors… Je suis née dans la musique, ce n’est pas anodin.

Mais il est vrai qu’aujourd’hui je me sens attirée par d’autres professions artistiques. Le maquillage, par exemple, j’adorerais sculpter des visages, les embellir. Ou devenir fleuriste car j’adore les fleurs ! Mais ça m’obligerait à me lever tôt et je ne suis pas matinale. Ou bien me lancer dans la peinture… Ou écrire un deuxième ouvrage… un roman, pourquoi pas ? Plus tard peut-être, car mes priorités sont ailleurs aujourd’hui.

Maurane, artiste talentueuse, certes, mais également femme généreuse et sensible. Vous défendez différentes associations caritatives comme les Restos du Cœur, Sol en Si, Laurette Fugain, mais également Make-A-Wish, de quoi s’agit-il exactement ?

Make a wish, qui signifie « Fais un vœu », s’emploie à réaliser les souhaits d’enfants de 3 à 18 ans atteints d’une maladie très grave. Pour la 4e année consécutive, je suis marraine de cette association et nous présenterons le 9 décembre, à Bruxelles, un nouveau spectacle, dont le thème sera le cinéma. Je m’investis alors en tant que chef d’orchestre, à réunir différents artistes, pour le grand soir. Spectacle que je présenterai et dans lequel je chanterai également. Mais quel bonheur de voir les yeux de tous ces enfants rivés sur la scène et vous éclairer de leurs lueurs !!! C’est ça aussi la magie du spectacle ! Apportez du bonheur à des enfants que vous n’êtes pas certains de revoir l’année suivante, vous renvoie obligatoirement aux vraies valeurs.

Quel projet vous tenterait aujourd’hui ? Un rôle dans une comédie musicale ? De nouveaux duos ? Une nouvelle interprétation au cinéma ?

En 2009, Jean Becker m’a offert un rôle merveilleux dans « La tête en Friche » que je n’aurais refusé pour rien au monde. On ne ressort pas indemne d’une œuvre telle que celle-ci. Il m’a fallu jongler entre le tournage et ma tournée Nougaro. Ce fut éprouvant, mais fort enrichissant !

Votre fille Lou, aujourd’hui âgée de presque 18 ans, suit-elle la trace de sa maman ? L’encouragez-vous dans ce sens ?

Lou est très littéraire, elle lit énormément, se cultive par elle-même et fréquente souvent la bibliothèque. Cinéphile également, elle se dirige vers une école de cinéma et prépare actuellement ses examens. Elle avait souhaité intégrer une école de journalisme, mais s’oriente désormais vers l’Institut des Arts Audiovisuels. Elle désire intégrer l’IAD (Institut des Arts de Diffusion) de Bruxelles. Evidemment, je la soutiens dans ses choix puisqu’ils correspondent à sa passion.

Du 3 au 5 Novembre, vous vous produirez à l’Alhambra à Paris, avant d’entamer votre tournée « Fais-Moi un Swing » en France, en Belgique et dans les pays francophones. La scène, aboutissement d’un nouvel album, vous attend. Qu’éprouvez-vous à chaque nouveau départ, en partance pour de nombreux concerts, de ville en ville ?  

Je suis super excitée. J’ai 8 ans d’âge mental. J’ai un trac de folie, mais c’est si jouissif ! Sur scène, je me sens Belle et Bien dans ma peau ! Le bonheur m’attend ! Je vous attends !

Merci Maurane et à très vite de vous revoir sur scène !

Informations

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D’origine capverdienne, Sara Martins grandit à Lyon et suit une formation de danse classique à l’Opéra dans cette même ville. Passionnée de théâtre, elle intègre ensuite l’option art dramatique au lycée Saint-Exupéry. Engagée sur la pièce « Le Radeau de la Méduse », mise en scène par Roger Planchon, cette expérience déterminante influencera son départ pour Paris, afin d’intégrer le Conservatoire National Supérieur d’Art Dramatique. Pendant ces trois ans d’école, elle commence à tourner aux côtés d’Olivier Marchal dans la série « Police District » de 1999 à 2002. Puis elle enchaîne les expériences de théâtre dans « Minetti » de Thomas Bernhard, « Le costume » de Peter Brook, « Les trois sœurs » de Tchekhov. Entre deux pièces, elle poursuit sa carrière à la télévision et se fait remarquer dans « Par amour » d’Alain Tasma, pour lequel elle obtient le prix du meilleur espoir féminin au Festival de Luchon en 2003. Sara ne revendique pas son côté fan de séries télévisées, bien au contraire, puisque la télévision lui a offert de beaux rôles dans « Les tricheurs » avec Pascal Légitimus et Leïla Bekhti, « Les mariées de l’Isle Bourbon » d’Euzhan Palcy, « Merci les enfants vont bien » de Stéphane Clavier et « Pigalle, la nuit » diffusée sur Canal+. BBC One diffuse actuellement, « Death in Paradise » ; série dans laquelle elle a obtenu le rôle principal.

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