Auren

Auren est une jeune chanteuse française qui a séduit le public avec son premier single « L’échappée belle », issu de son nouvel album « J’ose ». Cet opus mêle pop française et ballades, avec des mélodies efficaces et des textes simples mais qui font sens. Nous avons eu la chance de la découvrir sur scène en décembre dernier au Divan du monde et ce fut une très belle surprise. Après s’être échappée quelques jours à New-York pour tourner le clip de son nouveau single « En face », nous avons attendu son retour pour partir à la rencontre d’Auren, afin d’en savoir plus sur elle.

Tout d’abord, est-ce que tu peux nous résumer en quelques mots ton parcours jusqu’à la sortie de ce nouvel album ?

D’abord une passion dévorante pour la musique. Ma grand-mère m’a enseigné le piano lorsque j’avais 7 ans, et mes parents écoutaient sans cesse de la musique. Mes études difficiles ont renforcé ma vocation première. Ensuite, des rencontres ; Michael Jones, qui m’a offert mes premières scènes ; Francis Cabrel, à l’occasion du stage d’écriture « Les rencontres d’Astaffort », qui m’a proposé la première partie de ses concerts. J’ai sorti un 1er album autoproduit en 2009, et je suis montée plus de 150 fois sur scène notamment en première partie de Chris Isaak. Quel souvenir ! En 2011, je rencontre Romain Galland qui me donne le déclic pour écrire ce nouvel opus; puis Nicolas Dufournet qui sublimera les chansons. Je signe chez Naïve tout début 2013, je joue en 1ères parties de Benjamin Biolay au printemps et le 10 juin « J’ose » sort dans les bacs !

La musique, cela a toujours été une évidence pour toi ?

Jouer de la musique, chanter oui, en faire mon métier, je ne pensais jamais pouvoir y arriver !

Ton opus s’intitule « J’ose ». Etait-ce justement osé pour toi de sortir cet album ?

Ce qui était osé c’était de faire un album qui me ressemble, qui ne rentre pas dans une case et qui parle de thèmes qui me sont chers.

Et dans la vie de tous les jours, est-ce qu’il y a des choses que tu n’oses pas ?

Oui ! Mais j’essaie de me faire de plus en plus confiance et de me connecter le plus possible à mes envies.

Quelles sont tes références musicales ?

J’ai un attachement particulier à la chanson française ; Souchon, Berger, Cabrel ont bercé mon enfance, aujourd’hui j’écoute Alex Beaupain, Albin de La Simone, Benjamin Biolay. La musique de Johnny Cash, Jim Crocé ou plus récemment Calexico, m’a aussi influencée.

Et parmi elles, si tu devais choisir un artiste pour enregistrer un duo, ça serait qui ?

Joey Burns, le chanteur de Calexico.

Si on se penche sur les paroles de tes chansons, tu parles souvent d’amour. Et toi en amour, tu es plutôt fusionnelle avec ta moitié ou plutôt « seule dans tes draps » ?

Les 2 ! Quand j’aime, j’aime à fond mais j’ai besoin aussi d’être dans ma bulle.

Pour le clip de ton nouvel single « En face », tu t’es fait « l’échappée belle » à New-York. Pourquoi ce choix ?

Ce fut une évidence pour Christophe Acker, le réalisateur du clip. Lorsqu’il a écouté la chanson, il a immédiatement pensé, « en face » c’est de l’autre côté de l’Atlantique ! J’ai totalement adhéré à cette idée. J’aime New York, j’ai eu la chance d’y aller régulièrement et de ressentir à chaque fois cette magie et cette impression que tout est possible…

Tu as consacré une de tes chansons à Frida Kahlo. C’est donc une artiste qui t’a beaucoup inspiré ?

Oui, j’aime son combat, sa force, son goût de vivre, son engagement politique, sa manière de peindre son intime, ses douleurs, ses tripes. Je pense que Frida est un exemple pour toutes les femmes d’aujourd’hui…

Sur le titre « Changer la donne », il y a des sonorités très 80’s, qui te vont d’ailleurs très bien et qui se mêlent parfaitement avec le timbre de ta voix. Est-ce que tu pourrais te diriger vers ce style sur un prochain album ?

Je ne sais pas encore ! Je n’en suis qu’au stade d’écriture et de composition.

Et en parlant d’avenir s’« il était une fin » pour ta carrière musicale, vers quoi te dirigerais-tu ?

J’ouvrirais une école de musique pour les enfants.

Ton nouveau clip vient tout juste de sortir et tu t’apprêtes à faire pas mal de scènes (première partie de Yodelice à Lyon, des festivals, un concert à L’Européen en novembre…). Quels sont tes autres projets pour 2014 ?

Ecrire, animer des ateliers d’écriture, enseigner, danser, rire, courir au bord de la mer….

Enfin, que peut-on te souhaiter pour cette nouvelle année ?

Que cette belle aventure continue…

Informations

Articles similaires

Les Plasticines

Les Plastiscines, ce ne sont plus quatre baby rockeuses mais trois femmes plus unies que jamais avec l’envie de créer sans mettre de limite à leur style musical. Ces Drôles de Dames nous reviennent avec l’album « Back to the Start » qui séduit par ses sonorités pop et disco mais surtout par l’inévitable envie de danser qu’il réveille en nous.

Lire

Clément Sibony

Alors qu’il suit les cours de Blanche Salant et Paul Weaver, Michel Spinosa lui propose son premier rôle au cinéma dans « Emmène-moi » en 1995. En 1998, c’est Olivier Dahan qui lui offre un rôle important dans « Déjà mort ». Il enchaîne avec « Un dérangement considérable » de Bernard Stora, et « Promenons-nous dans les bois » de Lionel Delplanque, aux côtés de Clotilde Courau et Vincent Lecoeur. Doté d’un charisme évident, il se fait remarquer et poursuit les tournages… « L’envol » de Steve Suissa avec Isabelle Carré, « A la folie… pas du tout » de Laetitia Colombani auprès d’Audrey Tautou, « Osmose » de Raphaël Fejtö aux côtés de Romain Duris. A sa carrière de séducteur, il privilégiera pour un temps les comédies d’auteur indépendantes… Après avoir joué les réalisateurs en herbe dans le très enjoué « Ze film » de Guy Jacques, il partage l’affiche avec Emmanuelle Béart et Charles Berling dans « Un fil à la patte » de Michel Deville. Sous la direction de Charles Belmont, il tourne pour la comédie de mœurs « Qui de nous deux », puis apparaît dans « Avril » de Gérald Hustache-Mathieu. S’ensuivront « L’Etrangère » de Florence Colombani, « L’âge d’homme » de Raphaël Fejtö et « Voir la mer » de Patrice Leconte.

Lire

Géraldine Dormoy

C’est au milieu de la fashion week parisienne et entre deux défilés auxquels elle avait assisté, que nous avions eu la chance de nous entretenir avec Géraldine Dormoy. Cette blogueuse/journaliste s’est faite repérer grâce à son blog crée en 2005, Café Mode. En 2009, son blog est édité par L’Express.fr, pour qui elle endosse également le rôle de chef de rubrique mode pour les pages styles. Rencontre avec une jeune trentenaire qui a le vent en poupe, et un talent de journaliste qui n’est plus à démontrer.

Lire