INTERVIEW DU GROUPE KLAXONS

Klaxons

L’étonnant et ultra sympathique groupe londonien Klaxons est de retour pour notre plus grand bonheur avec un nouvel album « Love Frequency » qui sortira le 16 Juin. Produit par des surdoués de la musique tels que Tom Rowlands ou James Murphy, cet album plus pop et moins « bizarre », promet de faire un carton !

Quelle est l’histoire derrière le nom « Klaxons » ?

Jamie: J’ai longtemps cru que ça avait un sens grec ! Mais la dernière fois j’ai découvert que c’est une marque de fabrique utilisée quand ils ont commencé à réaliser des voitures en Amérique… Je ne sais pas si tu vois, une vieille voiture sur laquelle il y aurait un trou sur le bas côté et ils ont dit que le nom venait de cette caractéristique sur les voitures…Donc je sais pas ça porte à confusion, c’est une histoire compliquée !

Vous venez de Londres, qui est une ville très cool et dynamique. Diriez-vous qu’il y a une atmosphère particulière là bas qui vous inspire ?

Jamie : Je ne sais pas, à l’heure qu’il est Londres est un endroit très sinistre et alcoolisé ! La culture pop est vraiment en train de redécoller à Londres en ce moment, il n’y a pas de nouvelles musiques qui émergent de Londres… Je sais pas est-ce qu’il y a de la musique qui vient de Londres ?

James : Il y en a mais on ne les connaît pas ! Mais il y a vraiment beaucoup d’alcool qui est consommé !

Jamie : Oui c’est vraiment un endroit alcoolisé, quand on va quelque part dans le monde on se dit « ah ouais c’est sympa ici » et en fait quand on rentre à Londres c’est n’importe quoi ! Donc non ce n’est pas très inspirant…

Simon : Il y a aussi beaucoup de musique électro en ce moment à Londres… Il y a un style très urbain qui se développe, limite trip-hop.

Qu’est ce que vous aviez l’intention de créer avec ce nouvel et troisième album “Love frequency” qui était différent des précédents “Myth of the Near Future” et “Surfing the Void” ?

Jamie: Et bien, le succès je pense ! On voulait avoir plus de succès qu’avec le deuxième !

James: On ne voulait pas effrayer les gens, on voulait les inviter à faire la fête plus qu’à les faire fuir !

Jamie: Oui on voulait abandonner le fait d’être bizarre, et être plus en mode « aller, passons un bon moment ».

Vous avez dit que vous saviez à peine jouer quand vous avez commencé et que vous créiez la musique au fur à et à mesure. Est-ce que vous pensez que ça a contribué à votre succès ?

Simon : Je pense que c’est moi qui ai dit ça !

Jamie : On a clairement expérimenté le fait que quand tu penses à quelque chose pendant trop longtemps, ce qui en ressort n’est pas aussi bien que quand tu crées comme ça vient et sans trop t’en soucier. Je pense qu’on a essayé tout ce qui est possible de faire en terme de musique. Peut être qu’on devrait recommencer à être complètement souls, à rouler sur le sol et à fracasser des trucs !

Vous disiez vouloir créer une trilogie d’albums, un du passé, un du présent, un du futur. Est-ce que vous estimez que c’est accompli avec ces albums ?

Jamie : Oui et même plus. On a aussi fait cet album français bizarre, mais ça serait en fait celui du passé.

James : Oui complétement.

Mais quelle était l’idée derrière ça ?

Jamie : Bon, tu as vu les films Starwars dans lesquels ils ont fait un film « après » et un film « avant » ?! C’est le même buzz !

James : C’est plus Retour vers le futur !

Jamie : Oui « Surfing the Void » c’était Retour vers le futur III !

Vous vous êtes entourés pour cet opus de producteurs plus dance tels que les talentueux Tom Rowlands from Chemical Brothers ou James Murphy LCD de Soundsystem. Est-ce que ça a changé votre musique et votre façon de travailler ?

James : Oui clairement. On a travaillé avec des producteurs électroniques et ça a changé notre façon de travailler et ils nous ont aidé à apprendre l’électronique et à comment faire un album électro. Ils ont été très inspirants et d’une grande aide.

Jamie : Oui très instruits.

James : C’est comme aller dans une très bonne école avec des professeurs géniaux !

Cet album est plus pop, avec des sons plus légers. Est-ce que c’est un moyen de mieux coller à la tendance du moment ou juste le désir de faire quelque chose de plus accessible ?

Jamie : C’était en quelque sorte pour apprendre, pour s’amuser et pour être à nouveau populaire.

Vraiment ?! Non…

Jamie : Non ! haha.

James : C’est un peu comme une version électro/pop de nous quand on a commencé. C’était aussi pour retenir l’essence de ce qui était bien chez nous, à savoir faire des chansons que les gens puissent chanter…Il s’agit de toujours essayer de se rappeler comment on a fait ça.

Jamie : C’est ce qu’on disait précédemment, je pense que toutes les chansons de tous nos albums sont grosso modo la même chose, c’est juste la production qui est différente. Notre façon d’écrire est toujours la même, avec des mains et des mélodies, des paroles, mais la production ça varie à chaque fois.

James : En fait ça serait génial si on réenregistrait ce nouvel album comme le second ou le premier comme celui là !

Jamie : Oui on devrait faire une version rock de cet album !

Klaxons band

Est-ce que vous avez déjà songé à vous séparer et à continuer chacun de votre côté ?

James : Pour faire du reggae français !

Jamie : Oui un album de reggae français ! haha !

James : No.

Est-ce que le concept “New Rave” est toujours d’actualité ?

Jamie : Oui on dirait, quand tu regardes autour de toi ça représente toujours bien la culture pop. Il y a toujours quelque chose de ça dans l’air, par exemple Lady Gaga est en train de faire une tournée « Art Rave ». Oui je pense qu’il y a des influences sur la culture pop qui ont persisté bien après qu’on ait laissé tomber.

Qu’est ce qu’il s’est passé après avoir remporté le Mercury Prize ?

James : La meilleure soirée qui soit !

Vous serez avec le groupe français The Shoes au festival Chorus. Est-ce que vous les avez déjà rencontré ou est-ce que ce sera la première fois ?

Jamie : Oui on les a rencontrés à un festival à Paris.

Simon : Oui ils étaient adorables.

Qu’est ce que vous aimez le plus dans le fait de jouer de la musique et qu’aimeriez vous que les gens ressentent en écoutant votre musique ?

James : On aime l’excitation qui règne entre nous, quand l’un propose quelque chose et qu’on trouve ça cool. Ensuite tu espères produire quelque chose que beaucoup de gens vont aimer… Tu peux créer des bandes-sons qui font partie de la vie des gens.

Simon : L’autre jour on faisait un concert et il y avait homme d’à peu près 35-40 ans qui devenait complètement fou et ça m’a rendu heureux !

Est-ce qu’il y aura un quatrième album ?

Jamie : Oui l’album de Reggae français !! On va en Jamaïque dès que possible ! Mais on a le gros handicap de ne pas très bien savoir parler français à l’heure qu’il est ! Mais apparemment on peut apprendre en deux mois !

James : Oui la plupart du temps, on va le passer à apprendre le français ! En deux mois !

On peut vous voir avec des sweat shirts très colorés sur votre photo facebook, de qui sont-ils ?

Jamie : Un est de Casset Player, elle est géniale, elle fait des vêtements cools.

James : Oui elle fait beaucoup de choses avec MIA. On voulait faire quelque chose de coloré, de fun et de moins sérieux.

Simon : Il y en a un aussi de James Long.

Jamie : Le mien est je crois de Sexysweaters.com !

Est-ce que vous considérez que la musique se transmet aussi par la mode et le style ?

James : Tu ne peux pas écouter de la musique à travers tes vêtements mais ils sont énormément liés. Tu dois apparaître sous ton meilleur jour.

Jamie : Ou tu peux regarder tes vêtements et imaginer quelle musique ils seraient ! On est aussi super excité quand des marques de vêtements masculins qui coûtent chers nous donnent des vêtements gratuits haha.

James : Quand tu vois une photo d’un groupe tu peux plus ou moins deviner à quoi leur musique ressemble. C’est comme tu vois le reggae français, ils ont des vestes à rayures, pas beaucoup de vêtements parce qu’il fait si chaud !

Jamie : Des shorts !

James : Oui des shorts et des baggy bien larges !

Jamie : Peut être aussi des sortes de bijoux de cou !

James : Oui et là on se dit ces mecs sont clairement un groupe de reggae français !

Jamie : Ah oui et on a besoin de quelque chose pour représenter la France basé sur tes recommandations !

Une baguette ?!

Jamie : Je ne dirais pas une baguette haha ! Peut être un béret !

Quelle question aimeriez-vous qu’on vous pose pendant une interview ?

James : Quelles est notre nourriture préférée…

Simon : Où on s’est rencontré ?

James et Jamie: Oui où on s’est rencontré ?

Ok ! Où vous-êtes vous rencontrés ?!

Simon : haha au festival Glastonbury, en 2004-2005.

Un nouveau groupe britannique qui devrait être suivi de près selon vous ?

Jamie : Ce groupe Juce, ce sont trois filles…

Propos recueillis par Alice Puissesseau

Crédit photo : Kim Jakobsen To

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