LA VOIX ENVOUTANTE DE SOPHIE MAURIN

sophie maurin

Envouté par une voix envoutante comme venue d’ailleurs. Voilà ce qu’il ressort en premier lieu à l’écoute du premier album de Sophie Maurin. On peut dire que c’est encore un coup de cœur que l’on vous fait partager sur Pose Mag aujourd’hui. On l’avait découverte avec son premier single « Far Away » il y a quelques mois déjà. Avec le clip de cette chanson, elle nous emportait dans son univers entre rêve d’évasion et monstres du passé. Une ambiance que l’on retrouve dans l’intégralité de ce premier opus proche de la perfection. Chaque morceau est un renouveau même si deux thèmes principaux se détachent.

La musique est toujours soignée et c’est un album plein de sentiments qu’a réalisé Sophie Maurin avec Florent Livet et Jeremy Verlet. La tristesse et la nostalgie se mêlent à des envies de balades, à des rêves utopiques et à une certaine folie maîtrisée par l’artiste. Elle nous emmène dans une « Danse » dans un monde de fou, titre efficace et punchy. On ne veut pas être ce monstre qui lui a fait du mal dans « Ciseaux ». Elle est une schizophrène envoutante dans « Je suis des autres » et reprend le poème de Prévert dans « Cortège ». Un titre où des personnages tous aussi énigmatiques les uns que les autres forment cet ensemble dans la tête de Sophie Maurin. Une belle folie qui nous transporte.

Sophie Maurin réalise aussi de belle mélodie qui laisse rêver et nous emporte loin comme « Le Poisson d’Or ». Elle est une femme amoureuse qui en demande trop à son homme et qui lui en demande trop à son tour dans « Les petits compromis ». Et parmi cet univers de rêve, d’amour et de folie, il y a aussi la nostalgie de l’enfance dans la chanson « Ma maison désaccordée ». La balade « Nénuphar » n’est sûrement pas la chanson la plus joyeuse de cet album de Sophie Maurin, mais elle est une nouvelle fois terriblement belle et envoutante. De l’espoir malgré quelques tristesses, c’est également ce qui ressort, notamment dans « White phosphorus ». L’artiste termine avec une chanson efficace, « Le Fantôme », car quand elle aime c’est pour toute la mort, pas pour toute la vie. De l’originalité et du rêve en puissance !

Sophie Maurin c’est une voix libre qui croise l’anglais avec le français. C’est aussi un album naturel que l’on croirait écouter en acoustique lors de l’enregistrement. La musique est toujours travaillée car elle choisit jusqu’au moindre détail les instruments qui composent ses morceaux. Ancienne architecte à la vie, elle est devenue l’architecte de ses textes et de ses mélodies. Cette auteur-compositeur-interprète est inspirée par des artistes comme Camille, Regina Spektor et Emily Loizeau. Le naturel ressort également car elle a enregistré cet album à la fois en studio, au conservatoire où elle a fait ses gammes, mais également dans le garage provençal de son père.

Debussy, les Beatles… sont également des inspirations de Sophie Maurin lorsqu’elle crée. Le résultat est détonnant et… envoutant ! Je le répète mais c’est l’effet principal qui en ressort. Cet univers qui se détache est renforcé sur le graphisme de l’album grâce aux collages surréalistes de Caro-Ma. Pose Mag vous recommande donc fortement d’écouter l’album de Sophie Maurin dès sa sortie le 27 mai prochain. Vous pourrez également la retrouver sur scène au Festival Jeux d’Eaux à Saint-Cloud le 8 juin 2013, mais aussi les 13 et 15 juillet sur la scène du Festival Francofolies à La Rochelle.

Kévin Mesa

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