INTERVIEW DE SIMON AUTAIN

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Simon Autain. Qui est-il ? Ce nom ne vous dit peut être rien pour le moment, mais vous ne pouvez pas passer à côté de ses chansons. Ce jeune chanteur français transporte ceux qui l’écoutent dans un univers mêlant ombre et lumière. Il joue en première partie d’artistes comme Tété ou Olivia Ruiz et se produit déjà devant des salles venues spécialement le voir. Si vous ne le connaissez pas ou si vous souhaitez le redécouvrir, Pose Mag vous invite à lire notre interview de cet artiste à qui l’on souhaite un bel avenir.

Pour commencer, peux-tu te présenter à nos lecteurs ?
Je m’appelle Simon Autain, j’ai 24 ans. J’écris et chante des chansons en français.

Quel est ton parcours dans la musique ?
J’ai commencé par le piano, à l’âge de 10 ans environ. Quelques années de classique puis je me suis orienté vers les musiques improvisées.
Dans le même temps j’apprenais la guitare et le chant. J’ai toujours plus au moins voulu écrire des chansons.

Comment définirais-tu le style de tes chansons ?
Pour faire simple, je dirais que c’est un mélange entre de la pop anglo-saxonne et de la chanson française.

Tu es auteur, compositeur, interprète et arrangeur. La musique est une véritable vocation pour toi ? Te verrais-tu vivre d’autre chose ?
Non, je suis pour le moment tout à fait addict à cette forme d’expression, je ne me vois pas vivre d’autre chose, si ce n’est pour rapporter cela à la création.

Ton premier EP est disponible, de quoi parle-t-il ?
Il y a cinq titres. Un thème revient assez souvent, celui de la séparation… Traité parfois sur un ton décalé, enjoué voir cynique, puis dans un autre temps beaucoup plus grave. Mais ce n’est pas le seul thème, il y aussi le temps qui passe, la mort enfin plutôt des choses hilarantes…
J’ai vécu beaucoup seul et j’aime l’idée de l’absence, la folie, la contemplation… Paradoxalement il me semble être quelqu’un de très heureux et plutôt porté vers la lumière !

Dans cet EP, y-a-t ‘il une chanson à laquelle tu tiens particulièrement et pourquoi ?
Je tiens à toutes les chansons, mais il y en a une qui est venue à moi d’une façon très authentique, « Pardon ». Il y avait un réel besoin d’éjecter, de s’excuser auprès d’une fille mais… pas seulement…

Peux-tu nous décrire l’univers que tu as voulu représenter dans ton clip « Le voyage en douce » ?
C’est mon frère Clément qui a réalisé ce clip. Nous voulions quelque chose d’assez sixties, on y a pensé en regardant le film « American graffiti », d’où la vieille voiture.
Nous avons beaucoup réfléchi ensemble et notre ligne directrice, c’est clairement le cinéma ! C’est un clip qui parle, comme la chanson, d’un intense sentiment d’abandon et de solitude.

Qu’est ce qui t’inspire pour tes chansons ?
Beaucoup de choses. C’est une question difficile. Pour parler musique, je dirais en quelques citations, « Les Beach Boys », « Randy Newman », « Tom Waits », ou « Divine Comedy ». Pas mal de groupes anglais, beaucoup de musiques de films, mais aussi la vieille chanson française.

Tu as souvent été dans des groupes, n’est-ce pas bizarre de te retrouver seul sur scène aujourd’hui ?
Non, j’adore ! C’est une expérience à part. Incomparable au groupe. Je ne ferais pas de la scène seul toute ma vie, c’est dangereux ! Cela peut rendre fou ! Mais c’est une liberté et une gestion de l’espace temps incroyable.

En parlant de scène tu fais notamment la première partie d’artistes comme Cali, Tété ou Olivia Ruiz. Quel souvenir gardes-tu de ces expériences ?
Les premières parties c’est un vrai challenge, personne ne vous connait, personne ne vous attend, et parfois, les gens sont même déçus de vous voir rentrer sur le plateau à la place de leur idole. Mais c’est un défi donc c’est super ! Il faut convaincre. Le plus dur pour moi ce sont les grandes salles, la scène parait immense. C’est aussi l’occasion de découvrir et rencontrer des artistes confirmés et d’apprendre par leurs expériences.

Tu as notamment joué au Sentier des Halles à Paris, quel a été l’accueil du public ?
C’était très différent à chaque nouveau rendez-vous. Mais les gens ont toujours été très attentifs, et vraiment agréables. Un lieu très intime, où l’on peut confier des choses, il y a une parfaite écoute, j’y rejouerais avec beaucoup de plaisir !

Qu’est-ce qu’on peut te souhaiter maintenant ?
Continuer à y croire, travailler, travailler, travailler, être libre ou du moins, toujours chercher à l’être quel qu’en soit le prix…

Propos recueillis par Kévin Mesa

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