BLACK REBEL MOTORCYCLE CLUB : SORTEZ LES GUITARES !

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Black Rebel Motorcycle Club. Oui, d’une traite c’est compliqué à dire, et pourtant…qu’est ce que c’est bon ! Alors BRMC pour les intimes, mes chouchous of the chouchous du mois, et pour cause, coup de cœur concert de mars (le Trianon Paris 16 mars 2013, I was there baby !) Ca fait dix ans que j’écoute BRMC, on a eu des hauts très hauts et des bas très bas ensemble, si si, ils ont beau être mes chouchous l’avant dernier album ne m’avait pas séduite. Et pourtant, finalement, il n’est pas si mal que cela, question de maturité peut-être ?…

Enfin bref, BRMC aussi dans son histoire a eu des hauts et des bas. Tout d’abord, comme tout groupe de rock, il y a les problèmes intrinsèques à la vie d’un groupe, avec les problèmes d’ego, les fluctuations du génie et les addictions diverses (non, parce que si y a pas ça, c’est pas un vrai groupe de rock quoi !). Ils ont changé de batteur en 2010 (et ont probablement dit bye bye aux addictions en même temps) en switchant définitivement Nick Jago, et en recrutant la talentueuse Leah Shapiro. Black Rebel Motorcycle Club repose en fait sur deux personnalités distinctes Robert Levon Been (le côté mélodique) et Peter Hayes (le côté sauvage psychédélique). Les deux s’accordent parfaitement, vous offrant un univers complexe mais tellement plaisant et puissant.

En 2013 les californiens dont le nom est tiré du film L’Equipée Sauvage (avec Marlon Brando), reviennent avec Specter At The Feast. Comment vous dire ? Vous attendiez un rock sauvage de L.A façon soleil brûlant sur le visage ? Entrez plutôt dans les méandres du mal-être, de la déstabilisation, de la mélancolie et du renouveau. Bien que cet album soit bon dans son ensemble, au premier abord il laisse perplexe. Il n’est pas ce que j’attendais de Black Rebel Motorcycle Club (si, si, je persiste, entrainez vous à le dire !) dans le sens ou j’attendais les grosses guitares rutilantes et décomplexées et que je me suis retrouvée dans un univers certes avec toujours ces guitares omniprésentes, mais avec un album assez sombre il faut bien le dire et sans franchement d’hymnes rock à proprement parler hormis peut-être I hate the taste.

J’ai compris pourquoi, l’album fait une place majoritaire au travail de Levon Been, et laisse ce dernier exorciser ses démons et son deuil, le père de Levon Been est décédé d’une crise cardiaque en plein concert du groupe lors d’un festival en Belgique en août 2010. Qu’est ce que cela a à faire avec Shapiro et Hayes me direz vous ? Et bien Micheal Been était l’ingé-son et le conseiller du groupe, et on en comprend mieux cette déstabilisation profonde et ce besoin d’exorciser cette douleur que tout le groupe ressent. Après, ne nous mentons pas, il était temps que BRMC se renouvelle après tant d’années à nous sortir coup sur coup des albums avec déballage de rock originel US.

Cependant, je ne suis pas peu fière de vous encourager à jeter vos oreilles sur ce groupe souvent peu ou mal connu qui mérite d’être suivi avec attention et délectation. Vous pouvez commencer par Specter at the feast mais si vous êtes en période dépression ultime, je ne vous le conseille pas forcément, prenez plutôt Baby 81. Allez-y sans à priori, même si vous n’aimez pas le rock de premier abord, fermer les yeux, prenez un billet direct pour la Californie, sortez la Harley une fois arrivé (e) et laissez vous porter

Specter at the feast , mars 2013
Ma préférée ? Lose Yourself, Robert tu peux me la jouer en berceuse quand tu veux, j’attends !

Alexandra Le Fur

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