METRIC : LA BLONDE ET LES BOYS

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Combo canadien formé en 1998 par Emilie Haynes et Jimmy Shaw, rejoints en 2001 par les américains Joshua Winstead et Joules Scott-Key, Metric est un groupe rock-électro. Son premier album « Old World Underground » sorti en 2003 a été lancé en France par une apparition remarquée dans le film « Clean », d’Olivier Assayas, sorti la même année.

Avec 4 albums et 2 EP (antérieurs à 2003), Metric a su s’imposer comme l’un des fleurons de la scène électro-rock. Porté par la charismatique Emilie Haynes, aussi charmante qu’engagée, le groupe a sorti son quatrième album « Synthetica » en 2012. Ce dernier est peut-être moins accessible que les précédents « Old World Underground », « Live It Out » et « Fantaisies ».

En juillet 2012, le groupe est venu défendre son nouveau bébé en concert au Trianon. Metric vient peu souvent à Paris (à mon grand dam !), mais quand le groupe fait le déplacement, notez cette date religieusement dans votre iPhone/iPad/tablette/BlackBerry, car le temps d’une soirée, vous serez projetés dans un univers hors du temps.

A mon sens, la force de Metric réside dans le fait du mélange de leurs influences (featuring de Lou Reed sur « The Wanderlust » par exemple). En effet, Synthetica est électro, voire même trop pour certains, quitte à déshumaniser le son sur certaines tracks (« Breathing Underwater », « Dreams so real », « The Void » ou « Clone »). En live, ils sont le reflet d’un album éclectique, rythmé et doux à la fois. C’est une image de ce que le groupe pense de la société. Par exemple, « Youth Without Youth » parle des émeutes de Londres et de Montréal, de la répression policière, des tourments de la jeunesse. L’album explore la dénommée génération Y dans laquelle, avouons-le, peu d’entre nous se retrouvent.

Outre ces considérations politico-sociales, « Synthetica » est un album dans son temps, instantané d’une époque à part, polaroid d’une histoire. Évidemment, je ne saurai que trop vous le recommander, mais vous pouvez également commencer par « Dead Disco », « Help ! I’m alive », « Poster of a Girl », « Gimme Sympathy » ou « Stadium Love ».
A vous de voir, mais surtout d’écouter. Ma préférée ? « Synthetica » parce que “I’ll keep the life that I got!”

Alexandra Le Fur

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