DES DÉBUTS TIMIDES POUR MAXIME SIMOËNS

maxime simoëns défilé fashion week

Dimanche 3 mars, Maxime Simoëns a fait défiler sa première collection de prêt-à-porter lors de la Fashion Week de Paris. Malgré des pièces tendances et percutantes, c’est un défilé plein de timidité et manquant d’assurance que le jeune créateur nous a présenté. L’idée de base de la marque était de faire un défilé déclinant le thème de l’un des plus célèbres ballets russes : le Lac de Cygne. Mais voilà ce cygne s’est quelque peu noyé dans un torrent de silhouettes qui se ressemblaient un peu trop parfois.

Le ton est donné avec la première tenue qui reprend l’esprit de la danseuse avec une robe près du corps et ajustée en noir et blanc, à laquelle viennent s’ajouter des escarpins à lanières rappelant les chaussons de danse de la ballerine. Le corset devient également un élément essentiel de la collection Maxime Simoëns et se retrouve dans la majorité des tenues du défilé.

On sait que le créateur est inspiré par l’architecture et cela se voit car il fait défiler des pièces aux découpes absolument parfaites. Un bon point pour lui ! Et quand on pourrait commencer à s’ennuyer avec une quinzaine de silhouettes aux imprimés, coupes et matières répétitifs, Maxime Simoëns trouve la parade : il insère de la couleur par touches électriques. Du rose, du bleu, du rouge, du blanc éclatant ! Voilà la recette d’une évolution dans les pièces de la collection. Cependant les coupes restent souvent semblables, ainsi que les imprimés. Heureusement le graphisme de certaines silhouettes vient redonner un nouveau souffle.

maxime simoëns défilé fashion week

Et le Lac des Cygnes dans tout ça ? Il se perd un petit peu dans la multiplicité des silhouettes. On le retrouve dans les robes cintrées à la taille, puis larges sous la taille comme les tutus d’une danseuse étoile. Mais il est bien trop souvent oublié. Une chose est sûre cependant, la femme Maxime Simoëns est féminine et à confiance en elle ! Elle ose porter des robes très girly, voire preppy parfois. La fourrure et le cuir par petite touche ne lui font pas peur, tout comme la couleur qu’elle assume parfaitement. Le tulle laissant apparaître la peau est également un élément essentiel des vêtements de la collection. La femme Simoëns n’a pas peur des imprimés très graphiques ou même du tye and die qui vient casser l’image un peu trop chic de certaines tenues.

Même si on peut reprocher quelques détails à Maxime Simoëns, on reconnaît qu’avec plus de métier derrière lui et un respect de son fil conducteur, il peut être amené à nous surprendre lors de ses prochaines collections. Chacun à commencer bas et a réussi à se faire un nom en étonnant de par sa créativité. C’est tout le mal qu’on lui souhaite !

maxime simoëns défilé fashion week

Kévin Mesa

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