EXPOSITION MONSTRUEUSE À LA GAÎTÉ LYRIQUE

Exposition monstres de mode gaîté lyrique

Étrange, insolite, extraordinaire, bizarre, excentrique, surnaturel, dégoûtant, sale, merveilleux et ridicule. Tant d’adjectifs qui pourraient qualifier l’exposition Arrrgh ! Monstres de mode qui se tient actuellement à la Gaîté Lyrique de Paris. Une chose est sûre elle ne laisse personne indifférent et bouscule tous les codes, ainsi que les mœurs établies. Certains penseront qu’il s’agit là d’une exposition où ils pourront trouver leur prochain costume d’Halloween – c’est sûr que l’on peut s’inspirer des créations présentées – mais en réalité c’est un véritable travail artistique qui est présenté. De l’art poussé à l’extrême qui fait réfléchir !

Depuis le 13 février et jusqu’au 7 avril 2013 une partie de la Gaîté Lyrique de Paris libère son espace pour accueillir des monstres de création rivalisant d’exubérance. Le ton est donné avant même de prendre votre billet d’entrée. Dans le hall d’accueil une véritable œuvre d’art représentant un corps démembré met en avant les célèbres Armadillo d’Alexander McQueen ; chaussures rendues encore plus connues grâce au clip « Bad Romance » de Lady Gaga. Et lorsque vous pénétrez dans la salle d’exposition, le caractère bizarre et fou des créations sautent directement aux yeux avec l’autoportrait à la tronçonneuse d’Andrea Crews. Une création pour le moins originale, assemblant des tenues par couleurs, avec une tête en sac en cuir et tenant une tronçonneuse dans la main. Les victimes de cet œuvre d’art ont été démembrées et ensevelies sous un tas de vêtements. Doit-on y voir une allusion au fait que la mode peut tuer si on la prend trop au sérieux ? Peut-être. Libre à chacun de ressentir ce qu’il veut face à ces créations d’un autre genre.

Puis la grande salle, éclairée par des néons qui s’éteignent parfois pour renforcer l’atmosphère étrange de l’exposition, présente un mélange de créations toutes plus originales. Les bouches et épaules en cheveux de Charlie le Mindu se retrouvent mêlées aux créations graphiques et colorées de Walter Van Beirendonck. On pourra cependant reprocher à certaines tenues de n’être perceptibles que comme des œuvres d’art et non pas comme des créations de haute couture. Cependant dans l’ensemble, l’exposition révèle un véritable génie dans l’art de la mode. Pose Mag a été séduit par la tenue au masque de lapin de Kim Traeger ou le cygne entourant le visage d’un homme chez Mads Dinesen. On vous l’a dit, cette exposition ne vous laissera pas indifférent !

Le questionnement général qui ressort est une rupture des codes sociaux. Dans une société, un code peut être la norme, alors que dans une autre ce même code sera vu comme repoussant. Dans la haute couture et la mode contemporaine, il n’est pas rare de voir les créateurs briser les conventions, pour transformer leurs mannequins en des guerriers, des créatures, de véritables monstres !

Pour apprécier cette exposition, il est bien sûr conseillé d’y aller l’esprit ouvert, tout en sachant garder un regard ironique sur certaines créations. Pas de prétention dans cette présentation. Que l’on en cherche le sens ou non, chaque tenue est vue comme quelque chose qui ne s’explique pas. Si vous n’êtes pas facilement effrayé, Pose Mag vous conseille donc de vous rendre à la Gaîté Lyrique avant le 7 avril prochain pour découvrir Arrrgh ! Monstres de mode.

Kévin Mesa

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