RENCONTRE AVEC CIRCUS

Circus

Il était une fois une troupe de cirque qui s’installe dans les faubourgs de Rome. Ils espèrent révéler au grand jour un numéro secret, extraordinaire et légendaire… Dedo le funambule, Vlad le magicien, Rosa la violoniste, les saltimbanques, Victor Monte et une belle inconnu se croisent dans les méandres de la ville éternelle. Etes-vous prêts à les suivre ?

Circus, c’est le groupe de Calogero, avec Karen Brunon, Elsa Fourlon, Stanislas et Philippe Uminski. Lors d’une rencontre riche en partage et en rires, nous avons questionné la petite troupe pour savoir ce qui se cachait vraiment derrière le projet Circus.

Calogero

Comment vous est venue l’idée de monter ce groupe Circus et qui est vraiment à l’initiative de ce projet ?

Calogero : L’idée de Circus, c’est que je voulais réunir mes potes pour monter un groupe de musique car je suis moi-même un musicien de groupe. Et quand on monte un groupe, c’est un luxe car tu joues avec tes potes et tu t’éclates comme quand tu avais 15 ans. Pour moi, comme pour les autres, c’est très important puisqu’on a tous nos projets solos et en même temps, Circus, c’est devenu comme une récréation.

L’album est sorti le 12 novembre et cela fait plus d’un an et demi que vous travailliez dessus. Quelles ont été les différentes étapes de la réalisation de cet album ?

Les étapes, cela a été d’abord de se voir, de jouer ensemble et d’arriver à accorder les voix. Stanislas et Calogero ont passé pas mal de temps à écrire les chansons. Puis on a participé ensuite à l’écriture également. Il y a eu aussi une phase importante de maquettage et ensuite, les répétitions et c’est là que le groupe s’est vraiment créé, en découvrant les qualités et les défauts de chacun. On s’est isolé à la campagne et cela se ressent dans le son du groupe. On a beaucoup travaillé mais on déconne souvent aussi et cela se ressent aussi dans l’album ! On a voulu garder les petites imperfections pour avoir un disque qui nous ressemble vraiment.

Est-ce que mener un tel projet en parallèle de vos carrières respectives n’est pas trop compliqué ?

Très mais il faut de l’organisation. On gère tous ensemble notre planning et effectivement le plus dur dans un groupe, c’est de réussir à réunir tout le monde. Il faut du temps… Mais c’est aussi ce qu’on a choisi en se réunissant, alors que l’on n’a plus 20 ans, on a nos carrières, nos familles… Mais quelle joie de faire les gamins tous ensemble ! Mais on ne fait pas que déconner bien sûr. On a beaucoup travaillé, on y laisse beaucoup d’énergie et de temps… C’est une bulle différente de nos carrières solos. On a une histoire à raconter, une vraie narration que l’on dévoilera sur scène, en dévoilant musique et cirque contemporain. Il va se passer plein de choses sur scène, cela va être vraiment fort. Tout cela, c’est beaucoup de travail, cela fait deux ans que nous sommes dessus. On se marre simplement parce qu’on s’entend bien et parce qu’on a confiance en les uns et les autres. Monter ce groupe, c’est quelque chose de grand, que l’on ne vivra plus jamais.

Stanislas

Pourquoi ce choix du thème autour d’une troupe de cirque ?

Parce que tout d’abord, le cirque, c’est quelque chose qui nous va bien, cet espèce de joyeux barnum quand on joue, il y a de la joie, un violon, de la harpe, du violoncelle, du piano… Il y a une organisation rigoureuse et bordélique à la fois et ça colle bien avec le cirque. Cela va avec le nom et l’histoire que l’on va raconter sur scène.

Quand on écoute l’album, on ressent tout de suite le fort potentiel scénique des différents morceaux. A l’automne 2013, aura d’ailleurs lieu le Circus Opéra Pop, sur la scène du théâtre de Marigny. A quoi peut-on s’attendre ?

Le spectacle, cela va être complètement dingue. On aura un metteur en scène, les gens vont venir retrouver l’album qu’ils connaissent mais avec une vraie narration, des surprises… Des artistes de cirque seront présents avec nous mais on ne peut pas tout vous dire ! Ce sera un concert d’un genre inédit, avec l’énergie d’un groupe de rock sur scène.

Est-ce que vous avez un projet de tournée ensuite ?

On ne sait pas encore. On va déjà jouer à Paris et on verra ! On espère rester longtemps au théâtre Marigny et ensuite, c’est sûr qu’on a très envie de partir en tournée.

Philippe Uminski

Calogero, Philippe et Stanislas, vous êtes amis depuis longtemps et vous avez déjà collaboré ensemble. Mais en quoi la manière de travailler pour Circus a été différente de vos précédentes expériences ?

Philippe : Ce qui est incroyable, c’est qu’un chanteur comme Calogero, avec une grande carrière comme la sienne, décide de mettre tout le monde sur le même pied d’égalité. Dans Circus, tout le monde a sa personnalité et son mot à dire. Même si Calogero est le chef de ce projet, il y a une sorte de démocratie artistique qui s’installe et je trouve que c’est très méritoire de sa part. Je ne suis pas certain que beaucoup d’autres artistes auraient fait la même chose.

Ce qui est passionnant quand on travaille à cinq, c’est qu’il faut se mettre au service d’un projet commun. On y va ensemble, on doit s’écouter et on doit tous aller dans la même direction.

Calogero : Ce qui est génial, c’est que quand tu as le nez qui te gratte, tu peux te retourner tranquillement pour le faire. J’adore être devant mais avec Circus, je chante certains couplets et parfois je ne chante pas et pendant qu’ils chantent, je peux faire ce que je veux !

Karen Brunon Elsa Fourlon

Messieurs, qu’est-ce qui a fait que vous avez flashé sur Karen et Elsa ?

Calogero : Elsa et Karen, je les connais un peu moins bien que Stanislas et Philippe mais alors bizarrement, je trouve que Circus ressemble énormément à elles. Leurs voix, leurs manières de jouer, de s’intégrer humainement… Tout cela fait que c’est un groupe qui leur ressemble beaucoup.

Elsa, on la connaissait moins, c’est Karen qui nous l’a présentée et c’est Calogero qui l’a rencontrée en premier et il a tout de suite su que c’était elle. Tout cela s’est fait très naturellement. Elsa et Karen ont pleinement leur place, devant et pas trop non plus, parce que sinon, je pense que cela les gênerait.

Karen : Derrière, c’est une place qu’on connaît très bien. On est instrumentistes de plein de gens et du coup, on sait comment être derrière pour mettre en avant les gens devant. Et à côté de cela, eux nous tirent vers le haut aussi, ils nous poussent…

Travailler en groupe, on sait que cela a beaucoup d’avantages, mais est-ce que cela représente aussi des inconvénients ?

Il y a des inconvénients oui, le planning et le fait qu’en solo, cela va plus vite. Là, il faut demander son avis à tout le monde. C’est plus compliqué mais très intéressant. En revanche, ce qui est génial, c’est que, quand un va moins bien, il est tout de suite béquillé par les autres.

Dans un groupe, il y a une vraie magie, tout ne dépend pas que de soi. Jouer ensemble, c’est gérer l’imprévu à tout moment pour un musicien. Un compère fait un autre accord particulier, il faut rebondir… On ne peut pas jouer chacun dans sa bulle. On en ressortira sûrement meilleur musicien à la fin de Circus.

Outre vos talents réunis, il y a également Jean-Jacques Goldman, Marc Lavoine, Dominique A et Marie Bastride, Benjamin Biolay, entre autres, qui ont participé à l’album. Comment ces collaborations ont-elles vu le jour ?

En fait, on en revient à l’histoire. Ce qui nous a éclaté, c’est de demander à des gens de talent, connus ou moins connus d’écrire pour nous. Jean-Jacques Goldman n’avait jamais écrit pour une histoire et on pense que c’est cela qui l’a beaucoup amusé. Pareil pour Marc Lavoine ou Dominique A qui ont trouvé cela génial d’écrire sur une histoire. Ce mélange d’auteurs est très intéressant et c’est aussi ce qui fait la richesse de Circus.

Je sais que ce premier album vient de sortir mais est-ce que vous avez déjà réfléchi à la suite ? Est-ce qu’un second opus est envisagé ou bien vous allez retourner à vos carrières respectives ?

Non, pour l’instant, on fait un premier album et on va essayer de bien assurer sur scène. Et dans un an, on essaiera de sortir un intégral, car nous avons beaucoup de chansons en réserve et après, on verra bien ! On espère qu’on nous réclamera un deuxième album. On retourne à nos carrières solos et de temps en temps, on s’y remet parce que le public nous veut !

Propos recueillis par Enrique Lemercier

Crédit photo : Rachel Saddedine assistée par Keith Flament

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4 thoughts on “RENCONTRE AVEC CIRCUS

  1. Quoi dire de plus que la dernière fois ? et bien que j’Adhère à 100% à l’album entier : j’aime toutes les chansons, les arrangements musicaux, leurs interpretations et que je vous adore ; Voilà c’est dit ! :-)

  2. le fil il peu etre tenu parfois dure dure mais avec votre musique votre talent votre enthousiasme j oublie tout et je reve bravo a vous

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