POPULAIRE, DE RÉGIS ROINSARD

film Populaire Romain Duris

Quand tu arrives au cinéma et que tu vas voir un film pour lequel tu n’as pas eu de frissons (de joie, de peur, de peine, de ce que tu veux) lors de la bande-annonce, généralement, tu tournes sur ton siège, tu n’arrives pas à te caler correctement…
Tu zieutes à droite et à gauche, tu joues le mauvais élève en parlant à tes voisins de siège dans les premières minutes… Puis d’un coup, tu ne sais pas pourquoi mais la surprise est là, le film te scotche, et tu l’aimes !

Quelques minutes plus tôt.

J’arrive à la projection presse pour découvrir Populaire, le premier long métrage de Régis Roinsard. Mais si vous savez, le réalisateur de « Belle, enfin possible », de « Madame Dron » ? Bon ok, perso, je ne savais pas non plus ! Bouh, c’est mal, je sais ! Bref, je découvre le synopsis :

Printemps 1958. Rose Pamphyle, 21 ans, vit avec son père, un veuf bourru qui tient le bazar d’un petit village normand. Elle doit épouser le fils du garagiste et est promise au destin d’une femme au foyer docile et appliquée. Mais Rose ne veut pas de cette vie. Elle part alors pour Lisieux, où Louis Echard, 36 ans, patron charismatique d’un cabinet d’assurance, cherche une secrétaire.

Déborah François Populaire

L’entretien d’embauche est un fiasco mais Rose a un don: elle tape à la machine à écrire à une vitesse vertigineuse. La jeune femme réveille malgré elle le sportif ambitieux qui sommeille en Louis… Si elle veut le poste, elle devra participer à des concours de vitesse dactylographique.
Qu’importent les sacrifices qu’elle devra faire pour arriver au sommet, il s’improvise entraîneur et décrète qu’il fera d’elle la fille la plus rapide du pays, voire du monde ! Et l’amour du sport ne fait pas forcément bon ménage avec l’amour tout court…

Puis je découvre le casting composé de Bérénice Bejo, Romain Duris, Déborah François. Alors là vous vous dites, bon ok, il y a Romain Duris, il va y avoir une histoire d’amour, on connaît la fin heureuse à l’avance…

Sauf qu’entre le synopsis et le happy end, il y a le film Populaire, l’histoire d’un tournant social et culturel, pour la femme et sa condition et pour la société de consommation. Les images sont léchées, les clichés 50’s respectés et détournés avec subtilité.

On sent la fascination du réalisateur sur le plan esthétique, musical, littéraire et cinématographique des années 50. En voyant Populaire, on se demande comment il a eu l’idée de réaliser un film sur la dactylographie, qui a l’époque était le rêve de la femme moderne et aujourd’hui, un souvenir rapidement oublié et enterré ! Un eldorado du boulot parfait, de la femme parfaite aussi, qui écoute et exécute les ordres et fait tout pour la réussite d’une entreprise, au service des hommes.

« En 2004, je suis tombé sur un documentaire autour de l’histoire de la machine à écrire (…) ces trente petites secondes m’ont tellement fasciné que j’en ai tout de suite perçu le potentiel cinématographique et dramaturgique » déclare Régis Roinsard.

Moi au départ, j’y allais pour Romain (bon ça va on est intime lui et moi. Non ? Ah bon ?). A la sortie, je peux vous dire que même si je suis encore plus in love de ce cher Romain Duris et je suis scotchée par le travail de Régis Roinsard, le jeu d’actrice de Déborah François, que je ne connaissais pas. Tout cela à tel point que j’ai envie de retourner le voir, si s i!

Je vous laisse découvrir la bande annonce :

Aude Bertrand

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