RENCONTRE AVEC LORETTA

Loretta

Il y a quelques jours, nous avions rendez-vous dans un bel hôtel parisien avec la chanteuse Loretta. Cette artiste, dont le premier single « Miss you » risque de vous faire craquer, a accepté de prendre la pose pour nous et de répondre à nos questions.

Nous avons donc remonté le temps, en direction des années 50, une décennie chère à Loretta, qui a bâti son univers autour de cette période.

Allez, on vous embarque avec nous pour cet interview « old school ».

Loretta. Un joli prénom qu’on croirait tout droit sorti d’un diner américain des années 50. Est-ce un simple nom de scène ou s’agit-il d’un personnage plus abouti ? Comment l’avez-vous trouvé ?

Loretta, c’est plus la création d’un personnage qui serait sorti d’un film des années 50 ou 60, un peu à la Mad Men, et qui propose de revisiter un petit peu cette époque tant au niveau musical qu’au niveau vestimentaire. Dans la vraie vie je me prénomme Laure. Issue d’une famille italienne, on me surnommait Loretta quand j’étais petite.

Ton premier titre “Miss You” semble signer un nouveau départ et dévoile une appétence pour le monde anglo-saxon. Pourquoi ce choix ? Comptes-tu chanter désormais plutôt en anglais ou en français ?

Pour le nouvel album, j’ai choisi de tout faire en anglais, et cela dans un souci qualitatif. Chanter en anglais, c’est plus fluide, plus beau. Du coup, je m’éclate plus et j’arrive à faire plus de choses avec ma voix techniquement. Je continuerai certainement à chanter en français lors de mes concerts. Je n’ai pas fait une croix sur le français, car c’est une langue magnifique et je me suis bien amusée à jouer avec dans le passé.

Dès les premières notes de “Miss You”, on entend résonner une voix soul, grave mais douce, qui oscille entre force et vulnérabilité. Comment définirais-tu ton style vocal et quelles sont tes influences ?

J’ai beaucoup appris à chanter sur tout ce qui est musique black américaine : les groupes de R&B, les divas telles que Whitney Houston, Aretha Franklin et Mariah Carey. A force d’écouter ce genre de musique, mon oreille s’est formée et forcément ma façon de chanter vient de ces influences R&B et soul. Mes principales influences restent Aretha Franklin, Michael Jackson ainsi que Stevie Wonder, sans oublier une nouvelle génération d’artistes, dont D’Angelo et Musiq Soulchild.

Loretta miss you

“Miss You”, c’est une histoire d’amour. Est-ce bien la tienne ? Faut-il avoir vécu pour avoir autant de soul et de groove ?

Cet album ne serait pas devenu ce qu’il est aujourd’hui si je n’avais pas chanté depuis l’âge de 16 ans. J’ai acquis une certaine expérience, une maturité dans ma façon de chanter. Mes coachs vocaux m’ont poussé à donner plus de moi dans cet album. L’histoire de “Miss You”, c’est une histoire vécue, car il m’est déjà arrivé de ne pas pouvoir oublier quelqu’un alors qu’il y avait bien d’autres personnes autour de moi qui voulaient m’apporter du bonheur. Du bonheur que je ne voulais pas prendre…

A t’entendre aujourd’hui, on a du mal à imaginer que tu as déjà travaillé avec Diam’s et Amel Bent dans un registre tout autre. Raconte-nous un peu ton amour du hip-hop.

J’ai débuté ma carrière en tant que choriste et faisais beaucoup de choeurs dans le milieu du rap. Je vu cette expérience comme une porte d’entrée dans le milieu de la musique et trouve que ça m’allait bien quand j’étais jeune. A trente ans, cela me va un peu moins bien… (rires).

Tu es également une compositrice de talent, ayant même contribué à la comédie musicale Cléopâtre, la dernière Reine d’Egypte. Encore un autre style qui montre ta diversité. Ecris-tu toujours tes propres titres et penses-tu continuer à en composer pour d’autres artistes à l’avenir ?

J’espère pouvoir continuer à composer des titres pour d’autres artistes à l’occasion, car ce n’est vraiment pas évident de faire écouter son travail. C’est une sensation formidable que d’entendre chanter ses propres compositions par d’autres artistes. En réalité, je n’écris pas toujours mes propres titres. C’est notamment le cas pour l’album en anglais, car je voulais que le travail soit impeccable et qu’il ait du sens.

Parlons style. On évoque souvent la série culte Mad Men quand on analyse tes looks. Pourquoi ce goût immodéré pour le rétro ? T’habilles-tu principalement en vintage ?

Le style années 50 et 60 est très beau, très classe, très glamour, sans jamais tomber dans le vulgaire. Les femmes étaient couvertes mais le fait qu’elles soient moulées dans les robes mettait en valeur leurs formes. Elles n’avaient pas honte d’avoir des hanches et étaient toujours tirées à quatre épingles. On ne sortait pas de chez soi habillé n’importe comment !

Au quotidien, je mélange pièces contemporaines et vintage. Je viens de découvrir une marque qui s’appelle Karen Millen (sourires complices). J’ai un gros coup de coeur pour cette marque british qui vient de débarquer en France. J’espère qu’on pourra trouver un terrain d’entente ! Je porte souvent les habits de ma mère et de ma grand-mère avec du H&M ou du Zara. Je pioche un peu partout quoi !

photo Loretta

Imaginons que demain ta maison de disques t’accorde un budget fringues illimité (on te le souhaite !). Tu cours chez quels créateurs en priorité ?

Waouh ! J’ai un faible pour l’école italienne et filerais direct chez Valentino. Du côté de la création française, je suis une adepte de Barbara Bui.

Cela fait des années que tu fréquentes la scène parisienne. Où peut-on te trouver à Paris et quelles sont tes bonnes adresses ?

J’habite dans le 6ème arrondissement, donc je passe beaucoup de temps au Bon Marché. J’aime bien flâner à Saint-Germain ou sortir dans le Marais. Ces quartiers piétons me rappellent Toulouse !

Une question d’ordre plus philosophe pour terminer : de quoi rêves-tu en tant qu’artiste ?

De conquérir le monde ! Que je puisse faire une tournée mondiale. Pourquoi Lady Gaga aurait ce privilège et pas moi ?! (Fous rires).

“Miss You” de Loretta est actuellement disponible sur iTunes.

Pour suivre l’actu de Loretta : sa page Facebook.

Propos recueillis par Richard Bridgman

Credit photo : Matthieu Dortomb

Lieu : Suite « ON/OFF » du SEVEN Hôtel

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