AURA DIONE

Aura Dione, c’est LA nouvelle sensation pop de la scène européenne. Au moment où la jeune danoise au style vocal unique part à la conquête de la France avec son premier single, Geronimo, nous l’avons rencontrée pour parler musique, mode et amour !

Pour commencer, pourrais-tu nous dire d’où vient cette passion pour la musique ?

J’ai décidé d’enregistrer l’album Before the Dinosaurs car je me posais plein de questions et me demandais notamment d’où provient tout cela. J’en viens à déduire que tout cela existe depuis toujours, même avant l’époque des dinosaures, et que je n’en suis qu’une infime partie. En tant qu’artiste, je m’inspire de mes amis et me nourris d’histoires de la vie quotidienne, que ce soient les miennes ou celles des autres. Sans oublier, bien entendu, l’art, la mode et d’autres artistes, dont Dolly Parton et Edith Piaf.

Comment définirais-tu ton style musical ?

Globalement on peut dire que c’est de la pop, mais plus poétique et progressive. Par exemple, pour mon dernier tube Geronimo, qui vient de sortir en France, j’ai choisi une batterie particulièrement puissante ainsi que des sonorités indiennes du genre « Ge-ge-e jo jo uh lala hmm let’s go, Geromino ». Cette force caractérise toutes mes chansons, même les plus douces.

Tu es danoise mais tu as également des origines espagnoles et françaises. Est-ce que tu parles un petit peu notre langue ?

Un tout petit peu ! C’est la langue la plus sexy et la plus mélodieuse qui soit, et j’adore l’entendre ! Cela me donne envie de manger des huîtres alors que je ne les aime pas vraiment. La langue française et la culture française sont contagieuses. J’ai souvent envie de crier « Qu’est-ce qu’ils mangent ? Vite ! Je prends la même chose ! »

Tu es déjà venue en France ? Et que penses-tu de notre pays ?

La France, c’est le pays le plus raffiné du monde en matière de gastronomie et de mode. Je prends beaucoup de plaisir à visiter la France. Tout le monde s’habille et se comporte merveilleusement bien. Le côté un peu décalé et l’humour noir des français me parlent vraiment.

Quel métier voulais-tu exercer quand tu étais enfant ?

Le choix était bien simple : c’était artiste ou rien ! En réalité, j’ai débuté en tant que couturière à l’âge de 17 ans. Cela n’a duré qu’un an, car coudre jour et nuit pour peu de résultat était juste trop frustrant, mais je continue à m’y intéresser et adore participer à la création de mes propres tenues de scène.

Comment as-tu trouvé ton nom de scène, Aura Dione ?

Aura, c’est ce qu’on me surnomme depuis que je suis toute petite ; Dione, c’est le nom de jeune fille de ma mère. Je n’ai donc rien inventé ! Aura Dione fait partie de moi depuis toujours.

Si tu devais arrêter la musique un jour, vers quoi te dirigerais-tu ?

La musique, ce n’est pas qu’un métier, c’est un mode de vie, et je me vois mal devenir quelqu’un d’autre du jour au lendemain. J’écris des chansons depuis mon plus jeune âge et je me suis lancée toute seule dans cette aventure du haut de mes 17 ans. A cette époque, je vivais à la rue et chantais avec ma guitare. Ce fut une expérience très éprouvante, mais à aucun moment je n’ai songé à abandonner mon rêve.

Qu’as-tu ressenti lorsque tu as remporté l’Award de la meilleure artiste féminine et celui de meilleur album au Danemark ?

Beaucoup de joie et de reconnaissance. Après l’effort, la récompense ! Mais la musique, ce n’est pas un concours. Quand on écoute un morceau, soit on l’aime, soit on le déteste. On ne peut pas obliger le public à adhérer à sa musique. Ce n’est pas un produit comme un autre ; c’est quelque chose de spirituel, et c’est pour cela que je chante. Remporter un prix, c’est génial, mais la vraie récompense est la rencontre avec son public.

Tu accordes une grande importance à ton travail et à ton image. Tu supervises en effet tout ce qui se rapporte à ton univers artistique : photos, clips, shows… Est-ce que c’est primordial pour toi d’avoir un oeil sur tout ?

En réalité, je suis toute seule à tout gérer ! Je suis chauffeur, cuisinière, caméraman… Je suis extrêmement exigeante, car je sais exactement ce que je veux. Ceci dit, je cherche toujours à m’entourer d’autres artistes qui arrivent à saisir mon univers. Le meilleur travail se fait certes en équipe, mais il s’agit de ma musique et de mon image, d’où le désir de tout contrôler.

En matière de mode, tu as également un style bien défini. Est-ce que tu as des créateurs préférés ?

J’adore tout ce qui est Haute Couture, évidemment, mais je cherche surtout à dénicher de nouveaux talents de la création. En ce moment, j’ai un gros coup de coeur pour les anglaises Holly Fulton et Louise Gray, et pour Rick Owens.

Et la tenue typique d’Aura Dione lors d’une journée off, cela donne quoi ?

Exactement la même chose ! J’adore m’habiller comme ça, quelles que soient les circonstances. On ne cesse pas d’être soi-même quand on éteint la lumière le soir.

Dans un des singles tiré de ton nouvel album, “In Love With The World”, tu parles d’amour, que tu considères comme “plein d’audace et de liberté”. Est-ce que tu es aussi passionnée en amour qu’au travail ?

Ce titre parle de comment faire durer une vie de couple quand on n’a que très peu de temps pour soi. Je pense que vous avez compris que je ne suis pas ultra casanière. A chaque fois que j’essaie de me conformer à ce stéréotype, la relation ne dure que très peu de temps… Il faut créer son propre destin sans jamais se sacrifier soi-même.

Quels sont les artistes avec lesquels tu aimerais travailler ?

Mon rêve, c’est de chanter un duo avec Dolly Parton, ou bien Robyn. Sinon je dirais pas non à une collaboration avec Kanye West !

Quels sont tes projets pour la suite ?

Chaque jour a son lot de surprises ! Je me réveille dans un nouveau pays, une nouvelle grande ville. J’espère vraiment pouvoir passer un peu plus de temps en France à l’avenir. Je me sens chez moi quand je suis ici.

Pour finir, un petit mot en français pour nos lecteurs ?

Mais oui, bien sûr ! Alors… euh… JE. SUIS. UNE. LUMIÈRE. Voila ! (Rires)

Découvez l’univers d’Aura Dione sur www.auraodione.com

Propos recueillis par Richard Bridgman

Photographe : Alix Marnat

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