SUR LA ROUTE, DE WALTER SALLES

Sur la route

C’est une plongée totale dans un spleen qui cultive la même ardeur que son modèle littéraire. Inspiré du roman quasi-autobiographique de Jack Kerouac, l’adaptation cinématographique de « On The Road » est toute autant exaltante. Avec un rythme particulièrement entraînant, où le jazz américain des années quarante se mêle aux périples imprévisibles des protagonistes, le film en ressort une dynamique éminemment séduisante.

Emporté dans un road trip américain à bord d’une vieille Hudson 49 – qui a elle aussi eu le droit à son heure de gloire sur le tapis rouge du Festival de Cannes mercredi dernier -, il faut dire que les acteurs incarnent des personnages aux caractères bien trempés. Avec une Kristen Stewart au visage rongé par l’alcool et la drogue, transposée dans un jeu nymphomane complètement méconnaissable, l’image de la petite fille puritaine de Twilight est bien loin.

Et le reste du casting est tout aussi endiablé. Dans sa quête de liberté émaillée de débauche et d’excès, l’éthylique Marylou est entourée de ses deux amants antagonistes : Dean Moriarty (Garrett Hedlund) et Sal Paradise (Sam Riley). L’un homme à femmes, l’autre écrivain à l’inspiration usée, ils forment ensemble un trio ravageur. Les chassés-croisés amoureux s’emmêlent, les parties de jambes en l’air à trois s’enchaînent, et l’échange d’ampoules d’amphétamine devient une preuve d’amour. On vous prévient, ça vaut le coup d’œil.

Sur la route, de Walter Salles (MK2 diffusion)

Maxime Gasnier

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