LES COULISSES DES HAIRDRESSING AWARDS

En France, les acteurs ont la remise des Césars. Figurez-vous que les coiffeurs aussi ont leur cérémonie. Dimanche 18 mars se tenaient dans un somptueux décor planté dans les arcades du Carrousel du Louvre, les Hairdressing Awards.

Cette soirée de gala, organisée par Schwarzkopf Professional depuis 7 ans en France, récompense chaque année les pointures de la coiffure française, pour leur créativité, leur inventivité et leurs prouesses techniques. Au terme d’une année de compétition, c’est l’heure des résultats. Parmi les 450 dossiers à concourir, c’est celui de William Cerf (Salon Saint Algue à Boulogne-sur-mer) qui a retenu cette année toute l’attention du jury en le désignant Meilleur Coiffeur de l’année 2011.

A cette occasion, je me suis rendue dans les coulisses de la cérémonie pour assister en exclusivité aux préparatifs des défilés Essential Looks Printemps-Eté 2012 et de Mario Lopes, grand gagnant de l’édition précédente. Entrez avec moi dans les loges des Hairdressing Awards 2012 !

15h30. C’est déjà l’effervescence dans les backstages du Carrousel du Louvre. Les mannequins d’agence, déjà présentes depuis le matin même aux aurores pour répéter en musique la chorégraphie du défilé, attendent sagement qu’on s’occupe d’elles. Dans la pièce à côté, maquilleurs et coiffeurs partenaires s’affairent pour relooker hôtes et hôtesses de la cérémonie. Pour que la soirée soit un franc succès, chacun a conscience de son rôle. Rien n’est laissé au hasard. Partout, la préparation est minutieuse. La concentration règne.

17h. Les coiffures du défilé Essential Looks commencent à prendre forme. Les coiffeurs les plus expérimentés font et défont d’un geste précis et assuré les coupes qui créeront la tendance cet été dans tous les salons de France. Quitte à reprendre la coiffure des mannequins à plusieurs reprises. La minutie du coup de ciseaux sur les perruques relève du fascinant, voire du surréalisme au vu des minuscules bouts de cheveux dégagés millimètre par millimètre. Jusqu’à atteindre la perfection, à grand renfort de laques et de sprays fixants.

18h45. Toutes les mannequins sont coiffées et maquillées. La satisfaction se lit déjà sur le visage des coiffeurs qui peuvent enfin revêtir leurs vêtements de soirée. Mais tout n’est pas fini pour autant. Les filles passent à l’habillage, dernière étape de leur transformation. Les petites mains s’agitent autour d’elles et apportent les dernières retouches aux tenues. Au fur et à mesure, les mannequins se parent de leurs plus beaux atours et les coulisses prennent alors des allures de loges de cinéma. Elles sont belles. Majestueuses même. Encore quelques heures avant de les révéler au public des Hairdressing Awards.

19h30. Le premier défilé démarre dans moins d’une heure et la tension monte. Pendant que les invités de marque et d’honneur dégustent champagne et petit four, il est grand temps de procéder à l’ultime répétition générale en coulisses et d’apporter les derniers réglages. Sans musique et sans repère, les modèles n’ont aucune peine à retrouver leur marque sur le podium fictif. A leur tour, elles attestent d’une gestuelle exacte et d’un air convaincu. Quelques rires et blagues détendent l’atmosphère. Maintenant, il faut attendre…

20h00. Les mannequins sont appelées à se présenter près de la scène. Anthony Kavanagh, maître de cérémonie hors pair, les gratifie d”un “merde” de chance. La musique démarre. Le public découvre enfin le résultat de toute cette minutieuse préparation. Le défilé se déroule comme une mélodie sur du papier à musique. Minuté, juste et grandiose. C’est le soulagement des professionnels qui ont travaillé sur ce défilé en écoutant, rassurés, les applaudissements chaleureux de l’audience. La soirée continue à battre son plein pendant que tout le monde plie bagage en coulisses. Il est temps pour moi de me retirer, les yeux pleins d’étoiles et la tête pleine d’images.

Texte et photos : Cécilia Rowe

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