SARAH LESPAGNOL – YSTERIKE

Ysterike Sarah Lespagnol

Pose Mag est parti à la rencontre de Sarah Lespagnol, une jeune créatrice qui monte. Sa marque nommée Ysterike séduit en effet de plus en plus de jeunes femmes. Après son diplôme de styliste/modéliste, elle intègre le bureau de style de La Redoute, puis travaille quelques mois aux côtés de la créatrice Valérie Barkowski en Inde. Après un séjour en Italie, pour y retrouver ses origines, elle décide lors de son retour en France de créer sa propre marque.

Tu as décidé de créer ta marque début 2010. Comment t’est venue cette idée ?

Un matin en me levant ! Non du tout, en Inde surtout, beaucoup. Je me suis souvent retrouver seule. Cette « isolation » / « solitude » m’a permise de faire le point sur moi, ma vie et mes envies. Aussi il vous arrive de voir ou de vivre certaines choses. J’ai décidé à ce moment là de ne pas perdre de temps. Et là c’est comme une thérapie, un rêve, une évidence. Ysterike est cette évidence.

De quand date ta passion pour la mode ?

Trop tôt, à l’époque sans doute où ma maman me prenait pour une poupée. Italienne elle a toujours portait une attention particulière à mon « accoutrement ». Aussi petite, le dessin fût mon meilleur ami pendant de longues années, j’ai très rapidement eu ce penchant à dessiner des vêtements.

Quels sont les créateurs que tu admires ?

Miu Miu, Carven, Charles Anastase, Peter Jensen, Christopher Kane, Proenza Schouler.

Si tu devais définir Ysterike en trois mots…

Ludique, décomplexée & girly exacerbée.

Quelles personnalités aimerais-tu habiller ?

Chloe Sevigny.

Est-ce que tu crées des pièces pour ta garde-robe personnelle ?

Non malheureusement, par manque de temps.

Pourquoi ce nom « Ysterike ». C’est en référence à un des traits de ta personnalité ?!

Certainement !

Quel est le profil type de la cliente Ysterike ?

La cliente Ysterike n’a pas encore oublié qu’acheter un vêtement (au delà d’être un budget) est avant tout un plaisir. Alors c’est un achat coup de cœur, limite proche du coup de foudre. En sachant que les quantités de production sont assez petites, les références sont très vite sold out. J’ai clairement pu voir l’engouement de certaines références et la déception de mes clientes quant au stock limité. Ce sont les avantages & les inconvénients d’une petite structure comme la mienne.

Si tu n’avais pas souhaité créer ta marque, pour quelle Maison aurais-tu aimé travailler?

Miu Miu.

Que penses-tu des jeunes créateurs comme Maxime Simoëns ou encore Alexandre Vauthier qui se lancent directement dans la Haute Couture ?

Je pense que c’est ambitieux et qu’ils sont très bien entourés.

Est-ce que cela ne te tente pas ?

Non pas vraiment peut être plus tard, pour l’instant j’ai choisi ce créneau que je pense émergeant, des jeunes créateurs de prêt à porter. On va dire qu’à l’heure actuelle ma trésorerie ne me permet pas d’avoir la folie des grandeurs. Petit à petit l’oiseau fera son nid !

Quels sont tes projets jusqu’à la fin de l’année ?

Dessiner la 4eme collection AH 12.13, lui donner vie, l’immortaliser (photos), la vendre (salons). Donc faire les nouveaux patronages, prototypes, shoot de collection, préparation des salons. Fiches techniques et lancer la production de PE 12. Ainsi qu’une petite surprise type Op commerciale limitée pour la fin de l’année.

Et pour finir, sur du long terme, où te vois-tu dans dix ans ?

On en reparle dans 10 ans ?!

Pour découvrir la marque Ysterike : http://ysterike.com/

Et l’e-shop : http://shop.ysterike.com/

Propos recueillis par Enrique Lemercier

Credit photo : Keffer

Interview publiée dans le numéro 8 de Pose Mag, à découvrir ici.

 

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