LULU GAINSBOURG – FROM GAINSBOURG TO LULU

Lulu Gainsbourg

Ceci n’est point une chronique de plus narrant l’histoire de cet album, le justifiant, ou présentant les multiples et glorieuses collaborations, non. C’est une présentation toute personnelle, morceau par morceau.  
L’eau à la bouche : relecture musicale bossa nova pour cette déclaration d’amour. Caliente.

Intoxicated man : bienvenue à Chicago dans un club, un quintet piano, batterie, contrebasse, trompette et saxophone vous y attend. Intemporel.

Je suis venu te dire que je m’en vais : un homme quitte sa femme silencieuse, un piano et un violon se répondent. Déroutant.

Bonnie et Clyde : deux héros, deux cultures, deux continents, deux langues… une réussite. Culte (déjà).

Manon : un arrangement musical subtil et discret tout au service de la voix donc du texte. Déclaratif.

Requiem pour un con : rencontre de deux fils de… musiciens, eux même doués, le morceau se redécouvre bien plus mélodieux que l’original ne laisse paraître. Dynamité.

La ballade de mélodie Nelson : une touche de philharmonie accompagne la ligne de basse pour un texte susurré à deux.  Legendary.
Black trombone : ambiance club de jazz boulevard Saint Germain, un son mat d’un grande élégance, on s’attend à tout moment à la venue de Miles Davis sortant de l’enregistrement de la musique « D’ascenseur pour l’échafaud ». Embrumant.

Sous le soleil exactement : non vous n’êtes pas malencontreusement tombé sur un morceau souvenir de votre dernière viré en Ireland. Red. Stout.

Le poinçonneur des lilas : point de parole dans cette version manouche, qui sans dénaturer l’original en donne une lecture atypique. Titi.

La javanaise : détour par l’Afrique, côté Cap Vert et ce classique prend un coup de soleil. Lumineux.

Ne dis rien : Je vais m’en tenir au titre. Insipide.

Initiales B.B. : un monstre de la culture rock américaine chante en français sur une musique plus dandy encore que l’originale. Enorme.

La noyée : périlleux exercice que de reprendre cette chanson en version piano voix dix ans après Yann Tiersen (et Dominique A au chant). Deux virtuoses des doigts, chacun choisira son préféré. Délicat.

Fresh news from the stars : nouveau diptyque piano violon. Apaisant.

Couleur café :  l’art et la manière de démontrer que la bouche est un formidable  instrument qui peut se suffire à lui même. Toute ressemblance avec…. perdu ce n’est pas Camille, le résultat est bluffant. Vitaminé.

A vous maintenant de vous faire votre avis, et de le faire savoir !

From Gainsbourg to Lulu

http://lulugainsbourg.artiste.universalmusic.fr/

Jean Fischer

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