LADY GAGA, JUST LIKE A PRAYER

Lady Gaga est la plus grande pécheresse de l’histoire du péché. Après avoir publiquement avoué posséder le vice du jeu dans Poker Face, la voici campant une Marie-Madeleine tiraillée entre dévotion au Fils, et une folle envie de faire l’amour avec Joudass Jouda-ah, comme elle l’appelle. Ce n’est pas la première fois qu’une lady se transforme en p***. Le tout sous l’oeil de la réalisatrice… Lady Gaga.
La Cène se transforme en une virée d’Hells Angels, l’onction est à deux doigts de tourner à l’orgie et Jésus est né à Porto Rico. Lady Gaga réinterprète la Passion du Christ de la même manière que Baz Lurhman a revisité Shakespeare, c’est Rock’n’Roll, violent, presque kitsh, saturé et, pour ma part, esthétiquement plutôt réussi.

Comme à l’accoutumée, la petite Steph’ ose s’aventurer là où personne n’a jamais été. Ou plutôt, elle ose suivre la Madone (pas celle-là, l’autre) qui avait déjà prouvé que les Saintes écritures étaient sexy avec Like a Prayer. Certes, il ne s’agit pas là du meilleur moyen de faire taire les détracteurs qui lui reprochent de tout pomper sur la reine de la Pop, mais c’est une façon élégante de rappeler que Louise Ciccone a 50 ans bien tassés et les bras trop musclés pour ne pas daigner passer la couronne à la jeune génération. Quoi qu’il en soit, on est bien loin d’une Jennifer Lopez qui fait sa lessive en bigoudis, c’est le moins que l’on puisse dire — non, je ne suis pas en train de regarder la rétrospective J.Lo sur la TNT!

Pour l’anecdote, La Gaga n’a pas peur de pousser le clin d’oeil jusqu’au bout, en choisissant les créations d’un certain CHRISTian LACROIX (Haute Couture 2008, presque du vintage!). On peut difficilement faire plus recherché. Je suis d’ailleurs persuadée que Marie-Madeleine n’aurait pas fait mieux.

Quant au titre, sans révolutionner l’industrie de la musique, il est très entraînant, à la fois étrange et intriguant, il donne envie de se lancer dans une choré endiablée, entre Robot et remuage capillaire.

L’histoire ne dit pas si, à l’instar de Mel Gibson et de sa Passion du Christ, Mummy Monster a enregistré une version araméenne et latine de « Judas ». Si oui, je veux bien une copie!

Marine Revel

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