MAXIME SIMOËNS, DANS LA COUR DES GRANDS

Plus que quelques jours avant que Paris ne voit débuter la série des défilés Haute Couture Ete 2011 qui s’étaleront sur quatre jours et ce à partir du 24 janvier. Cette année, la Chambre Syndicale de la Haute Couture a invité trois jeunes maisons en l’occurrence Julien Fournié, Alexandre Vauthier et Maxime Simoëns; relève de la Haute Couture française.

Aujourd’hui, nous nous intéresserons plus particulièrement à Maxime Simoëns. Ce jeune homme né à Lille en 1984 est un jeune créateur prometteur qui fait beaucoup parler de lui.

Vous vous dites alors: pourquoi spécialement lui ?

  • Tout d’abord parce que cela sera une première : le tout premier défilé de la maison avec tout le stress qui va avec. En effet, les collections précédentes ont été découvertes grâce à la présentation Showroom organisée depuis l’ouverture de la maison en 2008.
  • On aime beaucoup ses créations : je garde encore en tête  la collection Automne Hiver nommée Envol féminin qui allie géométrie des silhouettes, fluidité et élégance, chacune de nous à un instant de sa vie peut se reconnaitre dans ses créations tant elles sont intemporelles.
  • Il a fait pleuré, lors d’une présentation, Mademoiselle Agnès, qui déclara avoir pleuré seulement trois fois pour la mode.
  • Il est comparé à YSL (encore un coup de Mademoiselle Agnès) mais plutôt pour son physique que pour son style.
  • Il a habillé Blair et Serena dans la saison 04 de Gossip Girl, rappelez vous par exemple la petite robe noire portée par Blair lors de son diner à Paris avec le Grimaldi…

Voici également une sélection de tenues de la collection Printemps-été 2011, Opus 1. Ce premier opus, dévoilé en octobre dernier s’intitule « Cherry blossom girl ».

Cette collection de Maxime Simoëns est une teen-story, celle de la  tragédie de l’adolescence, évoquant l’emblématique Virgin Suicides de Sofia Coppola.

L’héroïne de cette collection est une school girl : jupes plissées, petits chemisiers sages, robes-teeshirts, shorts et débardeurs. Elle découvre la vie, fait son apprentissage. Une leçon de lecture s’improvise sur un abécédaire imprimé révélant les initiales MS. L’esthétique de David Hamilton souligne l’innocence des lignes enfantines. Vestale, les robes drapées de mousseline ou de jersey de soie évoquent la candeur virginale, quand la broderie anglaise d’un blanc immaculé illustre sa pureté.

Portée par ses premiers désirs de femme, elle emprunte à sa mère une robe bustier, la superpose sur un teeshirt, signe de son adolescence. Les dégradés de l’écru au rose chair ou au gris perle suivent ce principe de métamorphose.

Plus sophistiquée, elle arbore des tenues habillées et féminines : un top structuré sur une jupe crayon, une robe sublimée d’une broderie soulignant ses formes. Vêtue de sa prom-dress, longue et noire, constellée de fleurs de cerisier dorées, the cherry  blossom girl se rêve en reine de bal de fin d’année.

Silhouette noire, romantisme dark, elle se rebelle contre ceux qui l’empêchent d’être femme. Son allure s’affirme devenant plus agressive : le tweed se mêle au cuir, le petit blouson noir s’impose. Un destin brisé, l’échec. Une seule solution: la mort.

Pour découvrir le reste de la collection : www.maximesimoens.com

Je ne sais pas pour vous, mais chez Pose Mag, on attend avec impatience le mercredi 26 janvier, date ou Maxime Simoëns présentera le deuxième Opus, et délivrera alors une autre part de son univers.

Yasmine Zidane et Enrique Lemercier

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