PATRICIA PERACINI

Je sais que vous suivez, tous et toutes, très assidûment notre chronique « Homme, Femme, Mode d’emploi! » ! Mais aujourd’hui, ce n’est pas moi qui l’animerais ! Je vais laisser la parole à une femme talentueuse qui se lance dans la comédie comme on se jette à l’eau, sans retenue aucune, pour notre plus grand bonheur ! Retenez bien son nom, car 2011 s’annonce une grande année « révélation » pour Patricia PERACINI !

Patricia, bonjour ! Mes informateurs m’ont révélé que tu étais mannequin, mais également une ancienne nageuse de haut niveau. Ta prestation au Théâtre TREVISE, le 5 décembre dernier, nous prouve que tu viens d’effectuer un nouveau plongeon d’un tout autre concept. Comment expliques-tu ce revirement ?

Effectivement, je suis une ancienne sirène, une nageuse de haut niveau puisque j’ai été plusieurs fois championne d’Europe par équipes, dans les années 80. Une éternelle seconde. Puis, j’ai rangé mon maillot et me suis lancée dans le management du monde de la musique. C’est ainsi que je suis devenue l’Agent de Yuri Buenaventura « Ne me quitte pas » en mode salsa.

Ensuite, rencontre avec l’amour, départ pour St Martin pendant 7 ans, où je gère un magasin de déco. En 2006, je rentre à Paris. Nouvelles rencontres, nouvelles opportunités… On me suggère de me présenter dans une agence de mannequins. Sans aucune conviction, je le fais. Dès le lendemain, je signe un contrat pour une pub. Bingo ! Et de fil en aiguille, je m’inscris à un stage de coaching, sans camera, sur 3 mois, dirigé par Damien Accoca.

Séduite par la scène et boostée par les commentaires des uns et des autres, je m’inscris ensuite au stage de Pascal Ruben : coaching face à une camera qui durera 2 mois. Je suis de plus en plus séduite par cette activité scénique. La scène alors me titille et je revois alors mon grand-père me dire lorsque j’étais enfant : « Toi, tu finiras speakerine ! » Pour la petite histoire, je lui récitais chaque soir tout le programme télé que j’avais appris par cœur (le nombre de chaînes était limité à cette époque, tant mieux pour moi !), derrière mon poste de télévision en carton, que j’avais confectionné avec soin. Mon premier one woman show !

Raconte-nous ta rencontre avec Arsène MOSCA, ton metteur en scène ! Pour la petite histoire, on rappelle aux lecteurs qu’Arsène est acteur et humoriste français (Un Gars Une Fille, Palizzi, Le mac, …)

Ma rencontre avec Arsène s’est faite via FB, il y a 3 ans. À sa demande « veux-tu être mon ami ? », j’ai cliqué sur « oui ». Et voilà, 18 mois sans se voir, juste à échanger quelques phrases. Puis, las du virtuel, nous nous sommes rencontrés. Nous parlions de tout et de rien. Un soir, il m’appelle et me propose de venir dîner avec lui et son ami qui est dans la partie artistique également. Je refuse. Il insiste à nouveau et me persuade de les rejoindre. On papote tous les trois. Je raconte à Jean ma vie de sirène, mes différents plans professionnels. Puis soudain, il s’exclame : « Tu devrais faire un one woman show ! » Comme si c’était devenu une évidence, Arsène m’a écrit mon premier sketch dès le lendemain. Elle est comme ça la vie ! Surprenante, Etonnante, Décisive !

Ton sketch est intitulé « Mes Fraîcheurs ». Pourquoi ce titre ?

C’est un terme perso que j’utilise avec mes amis lorsque je leur confie mes rencontres masculines, j’aime dire « mes fraîcheurs ». Ça fait « cougar », non ? (lol !)

Fais-nous part de tes premiers pas sur la scène ! Qu’as-tu ressenti avant, pendant et après ?

Le théâtre TREVISE est une scène ouverte sur laquelle tu joues devant 200 personnes. Nous étions 10 comédiens ce soir-là, à venir présenter nos sketchs. Tous ces gens avaient une actualité, moi pas. J’étais très impressionnée !
Dans les coulisses, j’attendais calmement l’heure de mon passage. J’étais en fait excitée, et il me tardait de me confronter à la scène. Puis, ce fut la montée d’adrénaline et la peur du trou, l’oubli de mon texte à une minute de l’instant T. Panique !
Puis, j’ai marché d’un pas assuré, malgré mes peurs, et me suis placée sous les projecteurs. De plus, il fallait que j’accélère le rythme en raison du temps imparti, c’est-à-dire 5 mn, pas plus. Mon sketch durait en réalité 5,45. J’ai malgré tout accueilli les réactions du public avec délice. J’ai aimé leurs rires. J’ai aimé la scène. En sortant, j’ai littéralement occulté tous les applaudissements. Je les ai entendus plus tard seulement, sur you tube. J’étais bouleversée en fait. Je venais de me révéler à moi-même. Rencontre avec des émotions jusqu’alors inconnues !
La directrice de Trévise est venue me rejoindre, me féliciter, et me dire qu’elle avait été bluffée par ma prestation. « Tu reviens quand tu veux ! »

Le texte te va comme un gant ! La femme de 40 ans, célibataire, féminine, bien dans ses escarpins, un peu « cougar », c’est du vécu ? D’après toi, les rapports de séduction Homme/Femme sont-ils plus faciles à assumer à 40 ans ou à 20 ans ?

En fait, il me plaît d’interpréter ce personnage caricatural qui répond entièrement au cliché de la femme dans notre société actuelle. L’avantage de la quarantaine atteinte ? Elle te permet de définir tes priorités. Tu as le net avantage de savoir ce que tu ne veux plus et d’oser dire « non », quoique (lol !)

Tu affiches sans aucune retenue : « J’ai 45 ans, je suis belle, grande et mince ! » en ajoutant que tu refuses « d’être exceptionnelle pour de l’ordinaire », soit ! Mais où bases-tu l’ordinaire ?

Pour tout t’avouer, cette phrase m’a été adressée personnellement un jour. Autant te dire, que je l’ai kiffée. Mais, au fond, quand tu regardes autour de toi : chaque être est exceptionnel !

Le cliché « beau et con » ou « moche et intelligent » n’est-il qu’une image ? Il n’y a pas de fumée sans feu, tu es d’accord ? Donne-nous ta définition de l’homme !

Si je pouvais l’idéaliser, il serait surtout : gentil, respectueux, tendre, agréable, indépendant. Mais par-dessus tout, il devrait me faire rire et nous prendrions plaisir à partager des soirées, des sorties, des escapades en amoureux.

Molière disait : Une femme d’esprit est un diable en intrigue. Serais-tu une diablesse ?

J’aime que tu me compares à une femme d’esprit (lol !). En fait, c’est le thème que je développe actuellement dans mon one woman show. Femme d’esprit et diablesse tout à la fois. La femme quoi ! La working-girl qui affronte son quotidien avec ses enfants, en l’absence d’un mec. La femme qui ose tout, même affronter le divan chez son psy, afin de se reconstruire et de s’affirmer davantage. Où est l’homme ? Il fuit, il court, il se retranche dans son activité professionnelle débordante… mais quoi ? La femme est toujours en quête d’amour, mais il ne l’entend pas.

Un homme, rencontré au cours d’une soirée, te fait comprendre ou t’avoue ouvertement que « tu es bonne ! ». Comment réagis-tu ?

Vraiment ? Acte I : je le regarde. Acte II : je lui souris. Acte III : je me sauve.

Amour, Prestige, Beauté, Sexe, Argent ! Dans quel ordre classes-tu ces quelques mots que je définirais comme tes priorités de vie et pourquoi ?

Amour, Amour, Amour, … encore et toujours. Car, sans amour, je ne suis rien !
Beauté bof ! Je préfère le charme.
Le sexe ? Oui, bien sûr. Ça détend !
Le prestige ? Ça m’est égal, ce n’est pas ma priorité.
L’argent ? S’il veut rentrer, je ne vais pas m’en priver ! Pour faire plaisir aux gens que j’aime et répondre à quelques-uns de mes caprices.

Quels conseils donnerais-tu aux femmes célibataires de plus de 40 ans ?

Profitez les filles ! Enjoy ! Prenez soin de vous, sinon qui le fera ? Allez de l’avant ! Ne regardez plus derrière, devant c’est meilleur (lol !) Et surtout, surtout affichez le votre « SMILE ».

Quels sont tes grands projets 2011 ? Quelques dates confirmées à nous communiquer déjà ?

Nous sommes toujours en mode écriture, mais je peux d’ores et déjà annoncer que je testerais à nouveau mes sketches en début d’année, avant mon showcase prévu mi-mars.

Par quel biais peut-on suivre ton actualité ?

FACEBOOK Patricia Peracini

Patricia, je te laisse le mot de la fin, quel est-il ?

Power ! Enjoy la Vie et Riez sans modération !
JOYEUX NOËL A TOUS ! Et…. RDV à Pâques, pour mon showcase !

Propos recueillis par Armelle H.

3 thoughts on “PATRICIA PERACINI

  1. Forcément si je mets rien dans le champs ça peut pas coller… Continue comme ça c’est certain que ça va gazer du lourd !!!

  2. bravo Patricia,qu’elle énergie, tu as beaucoup de talent tu mérites le succés populaire bises martine Bawedin

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