VERONIQUE GENEST alias JULIE LESCAUT

Véronique GENEST est née à Meaux, le 26 Juin 1956. À 15 ans, elle fait ses premiers pas sur scène dans une troupe de théâtre amateur, la Compagnie de la table ronde, en Alsace où elle vit. À sa majorité, elle partira rejoindre son frère à Paris, où elle effectuera divers petits boulots avant d’ouvrir leur restaurant « Courrier Sud ». Mais la scène l’attire, et malgré son échec au concours d’entrée au conservatoire, elle persiste et signe.

Elle démarre alors sa carrière cinématographique dans les années 1980 et se fait très vite remarquer dans la série télévisée « Nana ». Au fil du temps, elle poursuit sa vie de comédienne entre cinéma et télévision, interprétant également quelques rôles au théâtre.

1992 sera pour elle une grande année. Le 9 Janvier 1992, on lui offre le rôle principal dans une série télévisée policière française, créée par Alexis Lecaye, qui perdure encore à ce jour : Julie LESCAUT. Puis en septembre, elle dit « oui » à l’homme de sa vie, Meyer Bokobza.

Le 27 Juillet 1996, elle mettra au monde leur fils Sam. Ce fut certainement le plus beau jour de sa vie ! Comédienne, metteur en scène, elle crée sa propre maison de production « Sam et Compagnie », en février 2000, avec son mari, dans le but de produire films et programmes destinés à la télévision. Souvenez-vous ! « Une femme si parfaite » de Bernard Uzan en 2003, « Un transat pour huit » de Pierre Joassin en 2005 et « la dame d’Izieu » d’Alain Wermus en 2006.

Rencontre avec une femme spontanée, dynamique, extravertie, généreuse et disponible malgré une rentrée fracassante !

Véronique bonjour ! L’été touche à sa fin et je suppose que vous êtes heureuse de retrouver votre grande famille « Julie Lescaut » ?

Bonjour ! Oui, même s’il m’est toujours difficile de quitter la Corse en fin d’été, j’éprouve un réel plaisir à retrouver toute l’équipe, que ce soit les acteurs, les chefs-opérateurs, les metteurs en scène, tout le staff… maquilleuses, coiffeuses, habilleuses. Nous formons une famille très gaie !

En 1987, vous teniez le rôle du commissaire Lemercier dans « Association de malfaiteurs », aux côtés de Christophe Malavoy et François Cluzet. Cette expérience a-t-elle influencé votre décision lorsqu’on vous a proposé le scénario de Julie Lescaut ?

Non, c’est plutôt l’inverse qui s’est produit ! Et croyez-moi, il a fallu que je me batte pour obtenir le rôle du Commissaire Lemercier à l’époque. Arrivée sur le plateau, habillée « poubelle » (comme elle se définit), en mode teenager, Zidi m’a d’abord regardée, avant de déclarer que j’étais beaucoup trop jeune pour tenir le rôle, pas assez conventionnelle ! J’avais 30 ans passé, mais un look d’ado, ce qui m’a desservi à plusieurs reprises. Il a fallu que je trouve les bons arguments : maquillez- moi ! Apportez- moi un tailleur ! et j’ai ainsi obtenu gain de cause ! Non, sincèrement je pense que c’est en regardant le film de Claude Zidi, qu’ils ont vu en moi Julie Lescaut.

Véronique Genest et Julie Lescaut : deux identités similaires ? Qui déteint le plus sur l’autre ? N’avez-vous pas le sentiment d’être cloné, ou la fusion est telle que vous ne faites plus qu’une ?

Nous sommes diamétralement opposées, même si au fil du temps, je lui ai attribué quelques-uns de mes traits de caractère, comme mon énergie. Julie Lescaut est trop sérieuse, trop carrée ! Moi, je suis plutôt loufoque, je pars en vrille sans arrêt, je ne peux pas être sérieuse plus de 5 mn. Si j’étais commissaire, je serais hors la loi. J’excuserai un voleur en me disant qu’il était dans le besoin ! Néanmoins, j’ai tendance à être violente sur des sujets plus graves.

Durant ces 18 années de tournage, n’avez-vous jamais ressenti l’envie de rendre votre uniforme ?

Non, à aucun moment. Je n’ai jamais ressenti d’essoufflement, dans la mesure où Julie Lescaut est un personnage moderne, qui évolue constamment et à qui tout peut arriver. Il m’arrive de modifier le scénario durant le tournage ou dans les réunions d’écriture. Je ne me contente pas de jouer un rôle, et ça aussi c’est important !

L’année passée, vous avez mis en scène et joué « Madame Butterlight », pièce hilarante mais également profonde, au Théâtre de la Gaîté-Montparnasse, à laquelle s’en est suivi une tournée. Une première pour vous ce one man show ! Un défi, une envie, une rencontre, comment définiriez-vous ce rendez-vous avec le public ?

Une envie, un défi ! Alors que je suivais une cure d’amaigrissement, j’avais créé en parallèle un blog dans lequel je notais scrupuleusement tous mes progrès, en toute transparence. Puis j’ai rencontré Lafon. Mon idée l’a séduite et il m’a suggéré de tout retranscrire dans un livre. Je me suis prise au jeu, et j’ai écrit 46/38 GUERRE et POIDS (Ed. Michel Lafon). Puis, un soir que je me trouvais au Théâtre de la Gaîté Montparnasse, on en parle… «Ne mettrais-tu pas en scène ton livre, Véronique ?… Top, là ! » Et voilà, le « top là » étant pour moi un engagement verbal, je me suis lancé dans cette nouvelle aventure, et j’ai réécrit un monologue avec des extraits de mon texte, sous forme de bulles. J’ai éprouvé un plaisir immense à jouer cette adaptation ! Les femmes se retrouvaient dans mes textes, nous étions en osmose totale ! Avec une note d’humour, il est tellement plus facile de dédramatiser !

Comment êtes-vous parvenue à gérer les représentations et le tournage de Julie Lescaut ?

J’ai donné mes représentations au théâtre de la Gaîeté-Montparnasse, durant la période où je n’avais plus de tournage. Mais, lorsque la tournée s’est enchaînée, le timing s’est resserré, et la période fut plus délicate à gérer. En tournée dans toute la France, de Janvier à Avril 2010, et le tournage qui reprenait sur Paris… Je vivais à 100 à l’heure : tournage, avion ou train, représentation, dodo, puis reavion, pour être sur le tournage dès le lendemain. Mais que de bonheur, de minutes intenses à partager !

Quels sont vos projets actuellement, en dehors du tournage de Julie Lescaut ?

La captation de Mme Butterlight. Une reprise de la tournée est envisagée également, un film aussi. Mais tous ces projets sont actuellement en cours, rien n’est encore arrêté.

Le cinéma boude-t-il Véronique GENEST, ou est-ce l’inverse ?

C’est le cinéma qui me boude, bien sûr. J’ai l’étiquette « Julie Lescaut » et le monde du cinéma est impitoyable ! « Qui se rendra au cinéma pour voir Véronique Genest, alors qu’il suffit de se caler confortablement devant sa télé, et sans payer son ticket ? »

Femme avant tout, Véronique GENEST tient à son image, à son bien-être, d’autant plus que la série Julie Lescaut diffusée régulièrement, lui renvoie son propre reflet. Acceptez-vous de nous dévoiler la recette « minceur » que vous avez appliquée à la lettre ces derniers mois ?

Je ne suis pas une adepte de la méthode Dukan, même si j’adopte certains de ses principes. J’ai perdu 15 kg depuis le mois de février et je me sens belle et plus jeune aussi. Durant les premières semaines, j’ai stoppé net le pain, le vin et le sucre sous toutes ses formes. J’ai abusé de Viande des Grisons, de fromage blanc O%, de viandes, poissons et légumes. J’ai certainement perdu moins rapidement qu’en suivant un régime protéiné, mais je suis néanmoins parvenue aux résultats désirés, sans difficultés. Je m’accorde un écart une fois par semaine, lorsque je déjeune à l’extérieur : un verre de vin et un dessert. Je ne ressens donc aucun manque important. Je ne pense pas qu’il soit nécessaire de se contraindre à des régimes trop sévères, pour se sentir mieux dans sa peau. Un peu de sport en parallèle, et le tour est joué ! Evidemment, on vient de reprendre mes costumes pour le tournage de Julie Lescaut…

Mère également, quelles sont vos priorités familiales, les instants précieux auxquels vous vous consacrez entièrement aux vôtres ?

Les week-ends restent ma priorité. Les autres jours de la semaine j’ai un planning similaire à vous tous. Je me lève à 6h00 chaque matin, j’emmène Sam à l’école et lorsque je n’ai pas d’obligations, je mets un point d’honneur à le récupérer pour déjeuner ensemble à la maison. Le soir, lorsque je rentre, on attaque les devoirs, on dîne, on échange, on partage, on rigole … Une vie de famille, quoi !

Par quel biais, peut-on suivre votre actualité ?

Sur FACEBOOK Véronique GENEST . Je gère moi-même mon profil.

Désirez-vous ajouter quelque chose ?

Vous dire peut-être que j’ai rendu visite à Mouss Diouf cet été, que son état évolue positivement, à son rythme. Que sa rééducation est fastidieuse dans la mesure où il doit tout réapprendre. Qu’il a fait ses premiers pas, qu’il parle, comprend et réagit normalement et qu’il vous remercie pour le soutien que vous lui témoignez.

Côté « chiffons », je vous recommande le site de ma belle-fille Jennifer, qui vous propose des fringues, chaussures et accessoires vintages chics, qu’elle chine dans toute l’Europe ! Mon petit coup de cœur du moment ! http://www.therarevintage.com/

Merci beaucoup Véronique pour cette interview et à très bientôt sur nos écrans !

Propos recueillis par Armelle H.

5 thoughts on “VERONIQUE GENEST alias JULIE LESCAUT

  1. Elle est formidable cette femme , je l’aime beaucoup et l’admire énormement dans la manière dont elle vit son quotidien , elle a une vie bien équilibrée et sait concilier vie familiale et vie professionnelle. C’est vraiment extraordinaire !!! c’est pourquoi je dis qu’elle est une top modèle pour moi. Je suis une grande fan de Véronique Genest et de Julie Lescaut. Fafah

  2. Merci à vous pour cette jolie interview et Merci Véronique d’être celle que tu es… Je me réjouis de tous ces projets à venir :) S. celliste

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